Vœux des chefs des missions étrangères pour la première commémoration du Jour de la fondation du Royaume saoudien

Ludovic Pouille, ambassadeur de France en Arabie saoudite. (Twitter)
Ludovic Pouille, ambassadeur de France en Arabie saoudite. (Twitter)
L’ambassadeur allemand Dieter Lamlé. (Site de l’ambassade)
L’ambassadeur allemand Dieter Lamlé. (Site de l’ambassade)
L’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’Arabie saoudite, Neil Crompton. (Photo AN)
L’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’Arabie saoudite, Neil Crompton. (Photo AN)
Berik Aryn, ambassadeur du Kazakhstan. (Photo AN)
Berik Aryn, ambassadeur du Kazakhstan. (Photo AN)
L’ambassadeur de la République de Djibouti en Arabie Saoudite, Dya-Eddine Saïd Bamakhrama. (Photo AN)
L’ambassadeur de la République de Djibouti en Arabie Saoudite, Dya-Eddine Saïd Bamakhrama. (Photo AN)
Le consul général du Pakistan Khalid Majid. (Photo fournie)
Le consul général du Pakistan Khalid Majid. (Photo fournie)
L’ambassadeur indien Ausaf Sayeed. (Photo fournie)
L’ambassadeur indien Ausaf Sayeed. (Photo fournie)
L’ambassadeur du Japon en Arabie saoudite, Fumio Iwai. (Photo AN)
L’ambassadeur du Japon en Arabie saoudite, Fumio Iwai. (Photo AN)
L’ambassadeur de Grèce auprès du Royaume, Alexis Konstantopoulos. (Photo AN)
L’ambassadeur de Grèce auprès du Royaume, Alexis Konstantopoulos. (Photo AN)
L’ambassadeur sud-coréen Joon-yong Park. (Photo fournie)
L’ambassadeur sud-coréen Joon-yong Park. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 23 février 2022

Vœux des chefs des missions étrangères pour la première commémoration du Jour de la fondation du Royaume saoudien

  • «Je crois que le long périple du Royaume jusqu’à ce jour est le miracle du désert d’Arabie», déclare l’ambassadeur sud-coréen Joon-yong Park à Arab News
  • Plusieurs villes à travers l’Arabie saoudite accueillent des spectacles culturels traditionnels qui mettent en scène la lutte humaine depuis la fondation de l'État saoudien

RIYAD: Des ambassadeurs et des diplomates de haut rang d’Arabie saoudite ont présenté leurs vœux au roi Salmane, au prince héritier, Mohammed ben Salmane, ainsi qu’au peuple saoudien à l’occasion de la première célébration du Jour de la fondation du pays. Ils ont souhaité à tous davantage de paix, de progrès et de prospérité.

Un décret royal publié le mois dernier désigne officiellement le 22 février comme Journée de la fondation pour commémorer le premier État saoudien, fondé en 1727 par l’imam Mohammed ben Saoud.

L’ambassadeur de France auprès du Royaume, Ludovic Pouille, déclare à Arab News: «Nous célébrons pour la première fois, à Riyad et dans toute l’Arabie saoudite, le Jour de la fondation du premier État saoudien par l’imam Mohammed ben Saoud en 1727. Tout d’abord, permettez-moi de présenter mes vœux les plus sincères au roi Salmane, au prince héritier, Mohammed ben Salmane, et au peuple saoudien en ce jour historique.»

«Il s’agit d’un événement important qui met en lumière la profondeur historique du Royaume, qui existe depuis trois siècles environ. Cette profondeur se ressent particulièrement à Diriyah. La première capitale de l’État saoudien fait aujourd’hui l’objet d’un plan de rénovation et de développement important.»

«Je suis très heureux de voir mes amis saoudiens exprimer leur fierté vis-à-vis de leur histoire si riche à travers de nombreux événements, spectacles, concerts et expositions qui sont organisés tout au long de la journée partout dans le Royaume. C’est l’occasion d’être témoin de la profondeur et de la diversité exceptionnelle d’un pays qui ne cesse d’évoluer et qui sait allier tradition et modernité.»

«Depuis notre arrivée en Arabie saoudite, il y a un peu plus d’un an, ma famille et moi avons eu la chance de découvrir de nombreux trésors au sein du Royaume, de Riyad à Djeddah, de la Province orientale à la chaîne de montagnes Asir, au Sud, du Jawf et d’Al-Qassim aux richesses archéologiques et naturelles d’AlUla. Nous avons vu de nos propres yeux la variété du patrimoine multimillénaire de l’Arabie saoudite et l’hospitalité exceptionnelle de son peuple. Ce sont des valeurs qui unissent les peuples français et saoudien. Je suis très fier de pouvoir représenter mon pays, la France, en ce jour historique pour l’Arabie saoudite. Je souhaite également rappeler aujourd’hui, en cette occasion, la profondeur historique des relations entre nos deux pays, qui, j’en suis certain, continueront à se renforcer dans les années à venir.»

«Assalamou aleïkoum» («Que la paix soit avec vous»), dit l’ambassadeur d’Allemagne, Dieter Lamle. Il déclare à Arab News: «C’est un plaisir pour moi d’adresser mes vœux les plus sincères au roi, au prince héritier et au peuple d’Arabie saoudite en ce Jour de la fondation. Nous sommes très enthousiastes à l’idée d’assister aux célébrations qui mettront en valeur le riche patrimoine culturel et historique de l’Arabie saoudite.»

«L’Arabie saoudite et l’Allemagne entretiennent de très bonnes relations. La semaine dernière, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et son homologue allemande, Annalena Baerbock, se sont rencontrés lors de la conférence de Munich sur la sécurité. Le week-end prochain, nous organiserons la première Journée de l’énergie saoudo-allemande, avec le lancement du nouveau bureau de l’hydrogène à Riyad. Cela montre que l’Arabie saoudite est l’un des pays cibles pour l’Allemagne dans le secteur de l’énergie», poursuit-il.

L’Arabie saoudite et l’Allemagne ont signé un partenariat énergétique historique afin de mettre en œuvre les objectifs de l’accord de Paris sur le réchauffement climatique.

L’ambassadeur du Royaume-Uni auprès du Royaume, Neil Crompton, affirme quant à lui: «Mes meilleurs vœux  à tous nos amis saoudiens pour la toute première commémoration du Jour de la fondation. En tant qu’ambassadeur, c’est un véritable privilège que de me trouver au Royaume en cette période où tant de changements se produisent. Nous sommes très heureux de découvrir l’histoire fascinante du pays et nous avons hâte d’en savoir plus, étant donné que de nombreux événements se tiendront à cette occasion.»

Le doyen du corps diplomatique et ambassadeur de la République de Djibouti en Arabie saoudite, Dya-Eddine Saïd Bamakhrama, s’exprime en ces termes: «Au nom du président et du peuple de Djibouti, j’ai l’honneur de présenter mes vœux les plus sincères au roi, au prince héritier et au peuple frère d’Arabie saoudite à l'occasion de la commémoration de la fondation de l’État saoudien.»

«J’aimerais également saisir cette occasion pour exprimer les liens de fraternité qui existent entre les dirigeants et les peuples des deux pays frères. Il s’agit d’une relation de longue date qui concerne tous les domaines et qui fait honneur aux peuples des deux pays. Vive la fraternité et l’amitié djibouto-saoudiennes», ajoute-t-il. 

L’ambassadeur du Japon, Fumio Iwai, déclare pour sa part: «Au nom du gouvernement du Japon, je voudrais adresser mes vœux les plus sincères au roi, au prince héritier et au peuple saoudien, à l’occasion de la première commémoration du Jour de la fondation. Dans chaque pays, les gens aiment leur nation et cet amour est indispensable pour qu’une nation puisse construire son avenir. Par conséquent, je suis très heureux de fêter avec le peuple saoudien la création du premier État saoudien il y a trois siècles, lorsque les habitants ont commencé à forger l’avenir de leur pays.»

«Pour mon plus grand plaisir, le 23 février – le lendemain de la célébration – marque l’anniversaire de l’empereur japonais, Naruhito. Je crois que le fait que ces deux événements aient lieu à un jour d’intervalle renforcera encore davantage le sentiment de proximité entre les deux pays amis. Enfin, je souhaite le succès et la prospérité au gouvernement et au peuple pour les années à venir», conclut-il.

L’ambassadeur sud-coréen Joon-yong Park déclare à Arab News: «Permettez-moi de vous présenter mes meilleurs vœux en ce Jour de la fondation. Je crois que le long périple du Royaume jusqu’à ce jour est le miracle du désert d’Arabie. La Corée et le Royaume ont noué des liens diplomatiques en 1962. Nos deux pays ont établi un partenariat de coopération et de stratégie global, comme en témoigne la récente visite du président sud-coréen au Royaume. J’espère que l’Arabie saoudite mènera à bien les objectifs de l’initiative Vision 2030 et que notre coopération mutuelle se poursuivra énergiquement.»

Le consul général des États-Unis, David Edginton, qui se trouvait à Ithra ce jour-là pour assister à un défilé de chameaux, confie à Arab News: «Assalamou aleïkoum. Cette toute première commémoration est un jour merveilleux. L’Arabie saoudite joue un rôle primordial dans la culture et l’histoire du monde et la célébration de la fondation du pays est une fête très importante.»

L’ambassadeur de l’Inde auprès du Royaume, Ausaf Sayeed, affirme: «En ce jour joyeux qu’est la première commémoration de la fondation de l’État saoudien, je suis très heureux d’adresser, au nom du gouvernement et du peuple de l’Inde, mes meilleurs vœux au prince héritier et au peuple ami du Royaume. Les deux pays, qui entretiennent des relations cordiales, sont parvenus à tisser des liens économiques et socioculturels vieux de plusieurs siècles. Ces liens se sont désormais transformés en un partenariat stratégique sous la direction dynamique des deux pays. Nous sommes impatients de renforcer davantage nos relations bilatérales afin qu’elles prennent une toute nouvelle envergure.»

De son côté, le nouvel ambassadeur du Pakistan en Arabie saoudite, Ameer Khurram Rathore, soutient: «Au nom du peuple et du gouvernement du Pakistan et de la communauté pakistanaise en Arabie saoudite, je présente mes meilleurs vœux au peuple et aux dirigeants d’Arabie saoudite en cette heureuse occasion. Nous sommes convaincus que, sous la direction visionnaire du roi Salmane et du prince héritier, Mohammed ben Salmane, le Royaume avance d’un pas sûr vers le progrès et la prospérité. J’ai la chance de reprendre mes responsabilités d’ambassadeur du Pakistan auprès du Royaume à l'occasion du Jour de la fondation. Je me réjouis à l’idée de travailler en étroite collaboration avec mes homologues afin de promouvoir la vision de nos dirigeants et d’approfondir le partenariat stratégique entre nos deux pays.»

Le consul général du Pakistan, Khalid Majid, témoigne: «J’ai l’immense plaisir de faire part de nos vœux les plus sincères aux dirigeants saoudiens et à la nation, qui commémorent, pour la première fois, le Jour de la fondation. Le Pakistan et l’Arabie saoudite entretiennent, depuis longtemps, des relations solides basées sur des liens culturels partagés. Les dirigeants des deux nations sœurs sont déterminés à renforcer le progrès, la prospérité et le bien-être des deux pays.»

L’ambassadeur du Kazakhstan, Berik Aryn, s’exprime ainsi: «Au nom du gouvernement du Kazakhstan, j’aimerais adresser mes vœux les plus chers au peuple et au gouvernement d’Arabie saoudite en cette occasion historique. L’Arabie saoudite est forte d’une longue et riche histoire. À cet égard, je tiens à rendre hommage à l’imam Mohammed ben Saoud, qui a établi les bases du premier État saoudien. Nous sommes convaincus que la décision historique du roi Salmane qui consiste à célébrer le Jour de la fondation permettra aux générations présentes et futures du Royaume de préserver les valeurs spirituelles et culturelles, renforçant ainsi le respect de la patrie dans l’unité de la nation.»

«Sous la sage direction du roi Salmane et du prince héritier, Mohammed ben Salmane, l’Arabie saoudite s’est engagée sur la voie de la modernisation et de la transformation pour devenir le pays à la croissance la plus dynamique, conformément aux objectifs de l’initiative Vision 2030.»

L’ambassadeur sud-africain auprès du Royaume, C.T. Rubushe, déclare: «Dans cinq ans exactement, le peuple saoudien célébrera les trois siècles de la fondation de son glorieux État. Il est tout à fait approprié de désigner ce jour comme fête nationale. Au nom du peuple sud-africain et de l’ambassade du pays, ici en Arabie saoudite, je saisis cette occasion pour adresser mes meilleurs vœux au roi Salmane, au prince héritier, Mohammed ben Salmane, et au peuple frère du Royaume. Que la paix règne à jamais sur cette terre.»

L’ambassadeur de Chypre, Stavros Avgoustidis, partage ses souhaits avec Arab News: «Toutes mes  félicitations aux dirigeants, au gouvernement et au peuple saoudiens en cette occasion spéciale où le Royaume célèbre sa culture et son histoire uniques. Le Royaume jouit d’un prestige tout à fait mérité sur la scène mondiale et joue un rôle important dans le règlement des problèmes urgents à l’échelle internationale.»

«Nous sommes fiers de vous considérer comme des amis proches. En effet, les relations entre Chypre et l’Arabie saoudite se transforment en un partenariat stratégique et nous continuerons de développer des relations bilatérales multidimensionnelles au profit de notre peuple.»

L’ambassadeur de la Grèce auprès du Royaume, Alexis Konstantopoulos, confie à Arab News: «En cette occasion, je voudrais adresser mes vœux les plus sincères au roi, au prince héritier et à nos chers amis d’Arabie saoudite. La Grèce, berceau de la civilisation européenne, fête cette année le bicentenaire de sa renaissance. L’Arabie saoudite est sur le point de célébrer les trois cents ans de la fondation du premier État saoudien. Le Jour de la fondation rend hommage aux origines historiques profondes du Royaume et nous nous réjouissons à l’idée de profiter des festivités. Ensemble, forts de notre passé, nous construisons notre avenir pour préserver la paix, la stabilité et la prospérité, dans notre région et au-delà, pour les générations à venir. Vive l’Arabie saoudite.»

L’ambassadeur de Norvège, Thomas Lid Ball, affirme: «Permettez-moi de rendre hommage à tous mes frères et sœurs saoudiens à l’occasion de la première commémoration de la fondation de leur État. Je suis très heureux de représenter la Norvège auprès du Royaume en cette occasion historique. Nous avons beaucoup de choses en commun avec l’Arabie saoudite.»

Lulzim Mjeku, ambassadeur de la République du Kosovo, souligne: «Le Jour de la fondation rappelle à chaque ami et citoyen du Royaume la décision historique prise par le sage père fondateur qui a établi la nation saoudienne et ouvert ainsi la voie de l'indépendance. Cette histoire est non seulement un patrimoine à préserver, mais aussi une richesse dont on peut être fier.»

Milos Marojevic, chargé d’affaires serbe, affirme: «Au nom de la République de Serbie, je suis heureux de présenter mes vœux les plus chers à l’occasion de la première commémoration du Jour de la fondation de l’Arabie saoudite. J’aimerais saluer les exploits des dirigeants en ce grand jour. La fondation d’une grande nation découle des sacrifices et des luttes des générations.»

Le chargé d’affaires de Thaïlande, Sathana Kashemsanta Na Ayudhya, adresse le message suivant: «Félicitations et meilleurs vœux au Royaume et à tout le peuple saoudien à l’occasion du Jour de la fondation au nom de l’ambassade de Thaïlande et des amis thaïlandais qui résident en Arabie saoudite. Soyez fiers de votre patrimoine saoudien, de vos traditions et de toutes vos belles cultures. Renforcez cette base solide et préparez-vous pour 2030 afin de garantir un avenir radieux pour le Royaume.»

Plusieurs villes à travers l’Arabie saoudite accueillent des spectacles culturels traditionnels qui mettent en scène la lutte humaine depuis la fondation de l'État saoudien ainsi que les développements dont il a été témoin.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.