Jeddah Photo 2022, pour promouvoir la photographie au Royaume

Des photos prises par des photographes saoudiens émergents ont également été incluses dans l’exposition organisée sous le slogan «Le moment est venu». (Photo fournie)
Des photos prises par des photographes saoudiens émergents ont également été incluses dans l’exposition organisée sous le slogan «Le moment est venu». (Photo fournie)
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Publié le Lundi 09 mai 2022

Jeddah Photo 2022, pour promouvoir la photographie au Royaume

  • L’événement de cette année vise à sensibiliser le public au fragile équilibre de la relation de l’homme avec le monde naturel
  • La prolifération d’institutions, de musées et de départements de musées dédiés aux arts photographiques au cours des cinquante dernières années a mis en évidence l’importance et le potentiel culturels de ce moyen d’expression

DJEDDAH: Un groupe de photographes saoudiens et internationaux très appréciés se sont mobilisés pour le lancement d’un nouveau projet d’exposition au sein du Royaume. 

L’édition inaugurale de Jeddah Photo 2022, qui se tient à la galerie Athr jusqu’au 17 mars, présentera une variété d’images, y compris certaines des premières expériences photographiques, des classiques modernes et des œuvres d’art contemporaines innovantes. 

Sous le slogan «Le moment est venu», l’événement de cette année vise à sensibiliser le public au fragile équilibre de la relation de l’homme avec le monde naturel. 

Organisée par le Saudi Art Council et soutenue par la Commission des musées du ministère de la Culture, l’exposition aura lieu chaque année pour promouvoir la photographie dans le pays. 

Dirigée par la rédactrice et consultante en photographie, Zelda Cheatle, l’exposition comprend les œuvres de grands photographes d’Europe, d’Amérique, d’Asie et du monde arabe, ainsi que celles d’artistes saoudiens célèbres comme Manal al-Dowayan, Mohammed al-Faraj, Marwah al-Mugait, Moath Alofi et Fahad ben Naïf. 

Des photos prises par des photographes saoudiens émergents ont également été incluses dans l’exposition. 

Photos

En marge de l’exposition, les visiteurs peuvent participer à diverses activités comme des visites guidées et des rencontres avec les photographes. 

S’adressant au public lors de la cérémonie d’ouverture, l’organisatrice Cheatle déclare: «La première édition de Jeddah Photo célèbre la photographie avec une exposition qui place les meilleurs artistes saoudiens et internationaux au cœur des arts contemporains, ce qui représente une réponse nouvelle et dynamique à la photographie. 

«Sous ses différentes formes, l’exposition propose différentes manières de voir et d’être dans le monde, de regarder et de sensibiliser à l’équilibre fragile et délicat nécessaire à notre coexistence avec la nature.» 

«La direction curatoriale qui rassemble ces artistes est leur prise de conscience de la fragilité de la vie sur Terre, de notre place en son sein, de la façon dont nous percevons notre rôle et nos responsabilités et de la manière dont le moment est venu de nous rendre compte de ces problèmes», ajoute-t-elle. 

Dans un discours préenregistré depuis l’Australie, le directeur général de la Commission des musées, Stefano Carboni, affirme: «La commission relevant du ministère saoudien de la Culture est fière de soutenir cette exposition qui met l’accent sur la photographie, une forme d’expression artistique  largement reconnue aujourd’hui comme l’un des moteurs de l’art contemporain.» 

Il souligne que la prolifération d’institutions, de musées et de départements de musées dédiés aux arts photographiques au cours des cinquante dernières années a mis en évidence l’importance et le potentiel culturels de ce moyen d’expression. 

Il soutient également que les œuvres des photographes participant à l’exposition de Djeddah portent des messages forts à travers des images analogiques et numériques, des clichés en noir et blanc et en couleur améliorés numériquement, ainsi que des photos prises sur iPhone ou au moyen d’appareils photo très sophistiqués. 

L’exposition de photos d’Elham Dawsari, «Tales of Sisterhood in Hospitality 2021», explore la condition humaine des femmes provenant de classes populaires et moyennes avant Internet dans les années 1980 et 1990 à Riyad. Elle s’intéresse également à la relation entre le paysage urbain et le conditionnement social propre aux femmes. 

Helmy Alsagaff, photographe professionnel basé en Arabie saoudite, est le premier lauréat du prix annuel de photographie de l’exposition, créé par la Commission des musées pour récompenser la photographie émergente en Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".