Des pièces antiques retrouvées dans une épave en Mer rouge 

Une mission archéologique saoudienne a découvert des centaines de pièces antiques qui se trouvaient dans un navire coulé en mer Rouge, à environ 300 m de la côte de Haql, dans le nord-ouest du Royaume. (SPA)
Une mission archéologique saoudienne a découvert des centaines de pièces antiques qui se trouvaient dans un navire coulé en mer Rouge, à environ 300 m de la côte de Haql, dans le nord-ouest du Royaume. (SPA)
Une mission archéologique saoudienne a découvert des centaines de pièces antiques qui se trouvaient dans un navire coulé en mer Rouge, à environ 300 m de la côte de Haql, dans le nord-ouest du Royaume. (SPA)
Une mission archéologique saoudienne a découvert des centaines de pièces antiques qui se trouvaient dans un navire coulé en mer Rouge, à environ 300 m de la côte de Haql, dans le nord-ouest du Royaume. (SPA)
Une mission archéologique saoudienne a découvert des centaines de pièces antiques qui se trouvaient dans un navire coulé en mer Rouge, à environ 300 m de la côte de Haql, dans le nord-ouest du Royaume. (SPA)
Une mission archéologique saoudienne a découvert des centaines de pièces antiques qui se trouvaient dans un navire coulé en mer Rouge, à environ 300 m de la côte de Haql, dans le nord-ouest du Royaume. (SPA)
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Publié le Vendredi 25 février 2022

Des pièces antiques retrouvées dans une épave en Mer rouge 

  • Les premiers rapports indiquent que le navire aurait eu une collision avec des récifs coralliens, ce qui aurait entraîné la dispersion de ses pièces et la chute de sa cargaison
  • Selon un communiqué publié par la Commission, les preuves ont révélé que le voyage du navire remontait à la fin du XVIIIe siècle

RIYAD: Une mission archéologique saoudienne a découvert des centaines de pièces antiques qui se trouvaient dans un navire coulé en mer Rouge, au large de la côte de Haql, dans le nord-ouest du Royaume.

Selon un communiqué publié par la Commission du patrimoine d’Arabie saoudite, une mission archéologique menée par cinq plongeurs saoudiens a localisé l’épave du navire coulé, et «l’enquête a été documentée par un ensemble de photographies tridimensionnelles et l’identification de la zone contenant ces antiquités coulées.»

Les premiers rapports indiquent que le navire aurait eu une collision avec des récifs coralliens, ce qui aurait entraîné la dispersion de ses pièces et la chute de sa cargaison. Selon un communiqué publié par la Commission, les preuves ont révélé que le voyage du navire remontait à la fin du XVIIIe siècle, ce qui indique que la plupart des pièces de poterie qui ont été retrouvées étaient du type «Amphore» qui est fabriqué dans les villes du bassin méditerranéen.

Les travaux de recherche et d’excavation d’antiquités englouties dans les eaux de la mer Rouge sont menés par la Commission en coopération avec des universités et des centres de recherche internationaux. Ces travaux de recherche ont permis de découvrir plus de cinquante sites d’épaves le long de la mer Rouge, dont la valeur historique et archéologique varie.

Selon Hussein al-Khalifa, expert en archéologie et ancien directeur général du tourisme et des antiquités à Al-Jawf, ces antiquités ont apporté des réponses à de nombreuses questions concernant le navire. Leur butin archéologique comprend des outils de navigation, indiquant le moment où le navire a coulé.

M. Al-Khalifa a souligné que ces découvertes devraient révéler l’histoire du navire, sa fabrication et l’identité des personnes à bord. Il a ajouté que ces informations pourraient être découvertes grâce à leurs effets personnels, aux devises utilisées, à la raison du naufrage du navire, et au fait de savoir s’il se dirigeait vers la côte de Haql, ainsi qu’à des «indices sur les relations commerciales internationales».

«En collaboration avec plusieurs universités locales et missions internationales, ils travaillent à l’étude du site, à l’identification de la taille et de l’histoire des vestiges archéologiques, à la vérification de la présence de restes de navires sur le site, et à leur comparaison avec les recherches et études précédentes, à condition que les résultats de ces recherches soient annoncés dès leur achèvement», a précisé M. al-Khalifa à Arab News.

En 2015-2016, une mission conjointe saoudi-italienne a trouvé une épave sur un site situé près de la ville d’Umluj. Une partie des planches du navire était fabriquée en bois de chêne et de pin. Le navire coulé contenait également une collection de bols et de tasses en poterie de porcelaine chinoise, ainsi que des bouteilles en verre brisées. Ils ont également trouvé des bols en métal datant du milieu du XVIIIe siècle.

Une équipe conjointe saoudienne et allemande chargée d’explorer les sites patrimoniaux immergés de la côte ouest, qui a mené ses travaux sur le terrain de 2012 à 2017, a découvert les restes d’une épave romaine dans la mer Rouge. À ce jour, il s’agit de la plus ancienne épave de navire archéologique découverte le long de la côte saoudienne. L’équipe a également découvert une autre épave datant de la première ère islamique, dans une zone située entre Rabigh et Shuaiba.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".