Trump devant ses fans à la grand-messe des conservateurs en Floride

Les casquettes rouges et les drapeaux des Etats-Unis sont de sortie pour accueillir, enfin, Donald Trump (Photo, AFP).
Les casquettes rouges et les drapeaux des Etats-Unis sont de sortie pour accueillir, enfin, Donald Trump (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 27 février 2022

Trump devant ses fans à la grand-messe des conservateurs en Floride

  • C'est l'un des points forts de Donald Trump : sa capacité à mobiliser la base républicaine en la haranguant depuis un podium
  • Pour beaucoup de conservateurs ici, M. Trump est l'homme providentiel, celui qu'ils espèrent voir revenir au 1600 Pennsylvania avenue, à Washington

ORLANDO: Les partisans de Donald Trump ont applaudi leur héros samedi au troisième jour de la grande convention annuelle des conservateurs américains à Orlando, en Floride, avec force casquettes rouges et drapeaux des Etats-Unis.

Au CPAC, l'ancien président, qui n'a pas perdu de son aura chez les participants, a fait un discours de 86 minutes dans la soirée, en martelant ses formules habituelles contre "la gauche radicale" et sa "chasse aux sorcières" contre lui.

Et après une année loin du regard du public, la ferveur avec laquelle le milliardaire a été reçu montre que le parti républicain reste toujours dominé par l'aura de l'ex-président, qui n'a effectué qu'un seul mandat et a essuyé deux procès en destitution.

Le slogan "quatre ans de plus!" a été entonné par ses supporters, qui ont applaudi à tout rompre lorsqu'il s'est élevé contre "la tyrannie woke" et la "cancel culture".

Le milliardaire de 75 ans s'est attiré le plus d'applaudissements quand il a taxé de "connerie" le fait que les démocrates se présentent comme le parti de la démocratie, et quand il a raconté que le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, "venait à la Maison Blanche et me léchait le cul".

Il a aussi répété, sans preuve, que l'élection de 2020 avait été "truquée", et a fait des allusions à une éventuelle candidature en 2024, comme lorsqu'il a dit: "Nous l'avons fait deux fois et nous le referons", en présentant sa défaite de 2020 comme une victoire - mais il a laissé le public dans l'incertitude quant à sa volonté de défier personnellement Joe Biden pour le prochain mandat présidentiel.

Vanessa Broussard, venue du Texas, est une fervente partisane du riche homme d'affaires. Elle dit avoir à peine dormi la nuit précédente, tant son émotion était forte de le voir bientôt.

"Je ne crois pas qu'il y ait de mots qui puissent décrire ce que je ressens vis-à-vis de Donald Trump", a dit Mme Broussard, 40 ans, avant le discours.

"J'ai vu ce qu'il a accompli en tant que 45e président des Etats-Unis. Nous avions une économie prospère (...), un mur en train d'être construit à notre frontière sud. Il faisait rayonner le pays. L'Amérique s'épanouissait", ajoute-t-elle avec enthousiasme.

 

Trump encense Poutine et éreinte les leaders occidentaux

L'ex-président américain a fait l'éloge de l'"intelligent" Vladimir Poutine et critiqué les dirigeants occidentaux "si bêtes" à ses yeux, samedi soir à la grande convention annuelle des conservateurs américains, à Orlando (Floride).

L'Otan, a-t-il dit, "a l'air tout sauf intelligente" en frappant la Russie de sanctions au lieu de se décider à la "réduire en miettes - au moins psychologiquement".

"Le problème n'est pas que Poutine soit intelligent, parce que bien sûr il est intelligent", a-t-il poursuivi. "Le vrai problème est que nos dirigeants soient si bêtes", a-t-il dit, en imputant l'invasion de l'Ukraine par la Russie à la "faiblesse" de son successeur Joe Biden.

L'homme providentiel

Avant l'intervention de l'ancien président, l'ambiance avait changé dans l'hôtel où se tient la convention. Ont ainsi fleuri des banderoles "Trump 2024" - l'année de la présidentielle à venir - et des pin's proclamant que la dernière élection, remportée par le démocrate Joe Biden, lui a été volée.

Des pancartes ne se privent par ailleurs pas d'insulter l'actuel président.

Partout, des personnes arborent des casquettes avec le slogan phare de Donald Trump, "Make America Great Again" (Rendre à l'Amérique sa grandeur). Etudiants, couples avec enfants, personnes âgées, ils sont tous venus pour lui.

Pour beaucoup de conservateurs ici, M. Trump est l'homme providentiel, celui qu'ils espèrent voir revenir au 1600 Pennsylvania avenue, à Washington.

Maria Boham, 59 ans, est venue à l'entrée de l'enceinte où se tient la conférence pour partager ce message.

"Sans Donald Trump, personne ne va gagner ces élections", affirme-t-elle au sujet des scrutins de mi-mandat de novembre prochain et de la présidentielle de 2024.

"Nous allons continuer à le soutenir parce qu'il défend Dieu, il défend la famille (...), il défend mes valeurs. Point final", lance-t-elle.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.