Clap de fin à Milan pour une Fashion Week sur fond de bruits de bottes

Des mannequins pendant le défilé d'Alexandra Moura pour la collection automne-hiver 2022/2023, au sixième jour de la semaine de la mode de Milan, en Italie. (AFP).
Des mannequins pendant le défilé d'Alexandra Moura pour la collection automne-hiver 2022/2023, au sixième jour de la semaine de la mode de Milan, en Italie. (AFP).
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Publié le Lundi 28 février 2022

Clap de fin à Milan pour une Fashion Week sur fond de bruits de bottes

  • Les défilés de mode femme pour l'automne-hiver 2022-2023 s'achèvent à Milan à l'issue d'une Fashion Week quelque peu surréaliste
  • Durant six jours, les grands noms de la mode italienne, de Versace à Fendi ont pu enfin revenir aux défilés en présentiel

MILAN: Les défilés de mode femme pour l'automne-hiver 2022-2023 s'achèvent lundi à Milan à l'issue d'une Fashion Week quelque peu surréaliste, marquée par le début de l'invasion russe en Ukraine dès le deuxième jour de présentation des collections.

Durant six jours, les grands noms de la mode italienne, de Versace à Fendi en passant par Bottega Veneta, Gucci et Dolce & Gabbana ont pu enfin revenir aux défilés en présentiel, mis sous cloche par la pandémie de Covid-19, mais cette fois-ci sous le coup des vents moroses en provenance d'Europe de l'Est.

Jeudi soir, au premier jour des combats, l'atmosphère était pour le moins décalée chez Moschino, où les mannequins se succédaient sur le podium dans de somptueuses robes avec des accessoires comme des chandeliers, des plumeaux ou encore des abat-jours sur la tête.

En velours et dentelles mêlés à des broderies sophistiquées, de l'or et du tulle, la collection signée du styliste Jeremy Scott s'est terminée en apothéose lorsqu'à peine tombé de la lune il est venu saluer le public en combinaison d'astronaute rouge pétard.

Epaules XXL

Samedi chez Dolce & Gabbana, l'actrice américaine Sharon Stone était au premier rang pour admirer les silhouettes en triangle inversé dues à des maxi-épaulettes tout droit sorties des années 80. Les manteaux sont oversize et hyper confort, encastrant le corps dans un cocon aux allures futuristes.

Sur fond de décor évoquant un métavers fantastique, des vestes noires taillées impeccablement laissaient entrevoir des sous-vêtements, et les tailleurs aux épaules démesurées rayonnaient de leurs couleurs flamboyantes. En prime, quelques tuniques transparentes et une robe corset en dentelle noire.

Dimanche, DSquared2 a entrepris un voyage pour connecter le monde "avec la paix et l'amour", selon le dossier de presse du défilé.

Les tonalités sont décidément automnales, rouille et moutarde, superposées de plaids en tartan écossais et accessoirisés avec des chapeaux et ponchos, à mi-chemin entre le festival de Woodstock et une réunion de campeurs dans les Andes.

En vertu de la tendance "plus c'est gonflé, mieux c'est", les mannequins arboraient des sacs matelassés en tissu synthétique, chaussés de bottes boostées aux stéroïdes "faites pour marcher en douceur en terrain inconnu".

Artisanat italien

Autres sons de cloches samedi pour les collections d'Alberto Caliri pour Missoni, le roi de la maille, et le début très attendu de Matthieu Blazy comme directeur de la création de Bottega Veneta, l'Hermès italien.

Le Français a modernisé le célèbre "intreccio" de la marque, en lui donnant une dynamique de mouvement tout en ne s'éloignant pas outre mesure de ce motif en cuir tressé au cachet artisanal.

"Pouvoir calme": c'est ainsi que Matthieu Blazy a décrit l'esprit de sa collection, avec des pièces superbes comme ces bottes de sept lieues dotées d'un talon sculptural découpées dans le même morceau de cuir et sans coutures, ou des jeans en nubuck imprimé.

Vendredi chez Missoni, Alberto Caliri a dévoilé une collection extraordinairement moderne, subtil équilibre entre élégance milanaise et décontraction.

Le célèbre motif zig-zag de la marque était repris en noir, gris et crème sur de longs manteaux étroits, avec un zeste de joie de vivre dans les doublures citron vert ou orange.

Un manteau ceinturé à rayures verticales oranges, moutarde, beige et bleu nuit recouvert de paillettes a conquis tous les regards.

La maille, inscrite dans l'ADN de la marque, est toute en texture et profondeur, alors que les petites robes en lurex imprimé et ajustées sont brillantes et lumineuses.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.