Inondations: des dizaines de milliers d'Australiens priés d'évacuer

L'Australie a été durement touchée ces dernières années par le changement climatique: les sécheresses, les feux de brousse meurtriers et les inondations y sont de plus en plus fréquents et intenses. (AFP)
L'Australie a été durement touchée ces dernières années par le changement climatique: les sécheresses, les feux de brousse meurtriers et les inondations y sont de plus en plus fréquents et intenses. (AFP)
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Publié le Mercredi 09 mars 2022

Inondations: des dizaines de milliers d'Australiens priés d'évacuer

  • Des alertes aux crues ont été lancées sur l'ensemble des 2 000 kilomètres de côtes de cet Etat
  • Au cours des dernières 24 heures, les secours ont reçu une centaine d'appels à l'aide et ce chiffre était attendu en hausse mardi

SYDNEY: Les inondations qui frappent depuis une semaine la côte Est de l'Australie ont fait 20 morts, ont annoncé mardi les autorités après la découverte des corps d'une femme et d'un homme à Sydney où des dizaines de milliers de personnes doivent évacuer en perspective de nouvelles fortes précipitations et crues soudaines.

Les corps retrouvés seraient ceux des deux personnes recherchées depuis que leur voiture a été retrouvée au milieu des eaux de crue, selon la police.

Les prochaines 48 heures seront "difficiles", ont averti les services météorologiques. Quelque 60 000 habitants de la plus grande ville d'Australie ont été priés d'évacuer leurs domiciles mardi, en prévision de soudaines inondations dans de nombreuses parties de la ville, selon les services de secours.

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Sydney ont submergé des ponts, inondé des maisons, emporté des voitures et le toit d'un supermarché s'est effondré. 

Le barrage de Manly, dans le Nord de la ville, a commencé à déborder mardi et 2 000 habitants ont été invités à évacuer. 

Dans la banlieue de Georges Hall, située au bord d'une rivière, des véhicules étaient à moitié submergés et la police a dû secourir des personnes coincées dans leur voiture par la brusque montée des eaux.

Les services de secours étaient mis à rude épreuve mardi alors que des pluies torrentielles et de violentes tempêtes continuaient à balayer l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud, pour la deuxième semaine consécutive.

L'équivalent des incendies

Des alertes aux crues ont été lancées sur l'ensemble des 2 000 kilomètres de côtes de cet Etat.

Ces inondations sont "l'équivalent aquatique des feux de forêts" sans précédent qui ont ravagé pendant des mois l'Australie en 2019 et 2020, a déclaré à l'AFP Phil Campbell, porte-parole des services de secours. 

Ces violentes intempéries, qui ont débuté la semaine dernière, ont causé des dégâts matériels et sur la faune similaires à ceux provoqués par ces incendies, a-t-il ajouté. 

"Ils ont les mêmes conséquences pour la population: des routes fermées, des infrastructures endommagées et des coupures de courant", selon lui. 

Au cours des dernières 24 heures, les secours ont reçu une centaine d'appels à l'aide et ce chiffre était attendu en hausse mardi.

Dans le Nord de Sydney, des chercheurs ont été évacués de leur laboratoire lorsque l'eau du barrage de Manly, situé à proximité, a commencé à se déverser. 

L'Université de Nouvelle-Galles du Sud utilise l'eau de cette retenue pour faire des expériences à grande échelle sur des scénarios d'inondation sur 100 à 1 000 ans. 

"Ironie du sort, les conditions se trouvaient juste  dehors", a déclaré à l'AFP Mitchell Harley, un chercheur. 

Lorsqu'il est arrivé au travail, les eaux étaient en train de monter mais, rapidement, l'averse a provoqué une "inondation importante" dans les locaux, du jamais vu "en 60 ans d'existence du laboratoire", a-t-il dit. 

Selon lui, les inondations de ces derniers jours démontrent la nécessité pour Sydney de prendre en compte l'impact du changement climatique sur cette ville côtière de plus de cinq millions d'habitants. 

"Nous avons beaucoup d'infrastructures vieillissantes à Sydney qui ont été conçues pour des inondations historiques", a-t-il déclaré. "Une grande partie doit être ré-évaluée dans le contexte du changement climatique".

Dans le Nord de la Nouvelle-Galles du Sud, les inondations ont détruit des maisons, emporté des voitures et contraint des centaines d'habitants à se réfugier sur leur toit. 

Dans la région des Northern Rivers, 800 personnes sont hébergées dans des structures d'urgence, a indiqué Charlene York, commissaire au sein des services de secours de cet Etat. 

Près de la moitié des 5 000 maisons dévastées par les inondations à la suite de la catastrophe sont désormais inhabitables.

Mullumbimby, une ville située au sud de Brisbane est depuis plusieurs jours coupée du reste du monde, sans téléphone ni internet ni aucune aide extérieure, a expliqué à l'AFP un habitant, Casey Whelan.

"Beaucoup de gens dans ma rue ne peuvent pas être indemnisés par les assurances (...) ils n'auront aucun moyen de reconstruire", a-t-il déploré. 

L'Australie a été durement touchée ces dernières années par le changement climatique: les sécheresses, les feux de brousse meurtriers et les inondations y sont de plus en plus fréquents et intenses.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.