Défilé militaire géant en Corée du Nord détecté par Séoul

Parade militaire à Pyongang en Corée du Nord, en avril 2017 (Photo, Ed JONES/AFP).
Parade militaire à Pyongang en Corée du Nord, en avril 2017 (Photo, Ed JONES/AFP).
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Publié le Samedi 10 octobre 2020

Défilé militaire géant en Corée du Nord détecté par Séoul

  • « Des signes d'un défilé militaire à grande échelle - avec équipements et personnel- ont été détectés sur la place Kim Il Sung tôt ce matin » annonce Séoul
  • L'événement intervient dans un contexte intérieur très lourd du fait de l'impact de la pandémie et d'une série de typhons qui ont durement touché ce pays

SEOUL: La Corée du Nord semble avoir organisé samedi un défilé militaire géant, selon Séoul, faisant étalage avec ostentation de ses dernières technologies de défense à l'occasion du 75ème anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs, malgré la menace sanitaire.

A cette occasion, des milliers de militaires défilent d'habitude au pas de l'oie sur la Place Kim Il Sung, qui doit son nom au fondateur du régime, sous les yeux de son petit-fils Kim Jong Un.

Les véhicules militaires se succèdent ensuite dans une longue progression jusqu'au clou du spectacle, les missiles, selon ce que Pyongyang voudra faire passer comme message.

« Des signes d'un défilé militaire --comprenant des équipements et des personnes sur une large échelle-- ont été détectés sur la place Kim Il Sung tôt ce matin », a fait savoir l'état-major sud-coréen dans un communiqué.

Les services de renseignement sud-coréens et américains « surveillent attentivement l'événement », a-t-il ajouté.

L'événement intervient dans un contexte intérieur très lourd du fait de l'impact de la pandémie et d'une série de typhons qui ont durement touché ce pays en proie à des sanctions drastiques.

Soumis à une série de sanctions draconiennes de la communauté internationale, le pays n'a jamais confirmé un seul cas de coronavirus sur son sol, alors que la maladie apparue dans la Chine voisine s'est propagée aux quatre coins du monde.

Pyongyang a fermé en janvier ses frontières pour tenter d'empêcher la propagation du virus.

Le mois dernier, des militaires nord-coréens ont abattu un ressortissant sud-coréen qui se trouvait dans les eaux du Nord, vraisemblablement pour ne pas prendre le risque d'une épidémie s'il était porteur du coronavirus.

L'affaire a provoqué un tollé au Sud, et a été suivie de rarissimes excuses de Kim.

Pas de médias étrangers

Contrairement à de précédents défilés, aucun média étranger n'a été invité cette année. Nombre d'ambassades sont fermées du fait des restrictions liées au coronavirus, ce qui fait que le nombre d'observateurs étrangers est limité. 

Les experts sont convaincus que la Corée du Nord a poursuivi ses programmes nucléaire et balistique, qu'elle justifie par la menace américaine, y compris pendant les négociations avec les Etats-Unis, dans une impasse depuis plus d'un an.

Certains experts estiment que Pyongyang pourrait exhiber un nouveau missile mer-sol balistique stratégique (MSBS) ou un missile balistique intercontinental (ICBM) susceptible d'atteindre le territoire continental américain, voire même un missile doté de multiples corps de rentrée qui permettrait ainsi de tromper les systèmes de défense américain. 

Masques et missiles

La télévision d'Etat KCTV n'a pas diffusé la parade en direct, et ne l'avait pas encore transmis en milieu d'après-midi en différé, comme cela lui arrive parfois.

Mais le gouvernement sud-coréen a décelé des signes selon lesquels Kim devait s'exprimer en direct lors du défilé, avait rapporté vendredi l'agence sud-coréenne sans dévoiler ses sources.

Fin décembre, le leader nord-coréen avait menacé de présenter une « nouvelle arme stratégique » mais certains experts pensent que Pyongyang n'a pas l'intention d'irriter la Maison Blanche avant la présidentielle américaine. 

Présenter ces armes stratégiques lors d'un défilé serait « cohérent avec les promesses de Kim Jong Un », en étant moins provocateur qu'un essai militaire, a déclaré Rachel Lee, une experte des questions nord-coréennes qui travaillait auparavant pour le gouvernement américain.

Dans ce contexte, le message adressé par le régime lors du défilé devrait surtout être à destination de la population nord-coréenne, en mettant en avant « les réalisations du Parti, l'unité autour du leader, l'amélioration de l'économie avant le Huitième Congrès du Parti", »a-t-elle poursuivi en référence à une réunion prévue en janvier.

Reste que l'événement, qui implique des milliers de personnes, pourrait être très propice à la propagation du coronavirus, à moins que des « précautions extrêmes » ne soient prises, observe Harry Kazianis, du Center for National Interest, un centre de recherche.

Ce genre de mesure est cependant « très improbable », poursuit-il : « Masques et missiles ne font pas bon ménage ».


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.