Des célébrités, dont le pape François, appellent à résoudre la crise climatique

Manifestations pour le climat à Sydney en décembre 2019 : un homme brandit le portrait du pape François (Saeed Khan/AFP)
Manifestations pour le climat à Sydney en décembre 2019 : un homme brandit le portrait du pape François (Saeed Khan/AFP)
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Publié le Dimanche 11 octobre 2020

Des célébrités, dont le pape François, appellent à résoudre la crise climatique

  • « Aucun pays n'est immunisé contre la crise climatique, mais dans chaque pays ce sont les personnes les plus pauvres qui sont le plus vulnérables » a déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres »
  • Le pape François a enjoint à tout un chacun, toutes confessions confondues, de s'unir pour protéger la planète

SAN FRANCISCO : Hommes et femmes politiques, militants, célébrités et personnalités, dont le prince William et le pape François, ont appelé samedi à agir à tous les niveaux pour résoudre la crise climatique dans la décennie actuelle, la liant aux inégalités économiques et raciales, au cours d'un événement virtuel en faveur du climat.

"Aucun pays n'est immunisé contre la crise climatique, mais dans chaque pays ce sont les personnes les plus pauvres qui sont le plus vulnérables même si elles sont celles qui sont le moins à l'origine du problème", a déclaré Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, dans une déclaration enregistrée diffusée sur YouTube. 

Estimant que le monde vivait un "moment historique" marqué par des "défis difficiles", le pape François a enjoint à tout un chacun, toutes confessions confondues, de s'unir pour protéger la planète.

"La terre doit être travaillée, soignée, cultivée et protégée", a déclaré le chef de l'Eglise catholique dans un message en italien sous-titré en anglais. "Nous ne pouvons continuer à la presser comme une orange. Chacun de nous peut y jouer un rôle si nous nous y mettons tous aujourd'hui".

Intitulée "Countdown" (compte à rebours), l'initiative était organisée par la plateforme de conférences TED, réseau spécialisé dans la diffusion des idées. Pendant cinq heures une cinquantaine de personnalités du monde entier, dont les actrices Jane Fonda et Priyanka Chopra, ont eu à coeur de souligner les risques que la planète encourrait en cas d'inaction prolongée.

Minorités très affectées

Le parlementaire britannique d'origine guyanaise David Lammy s'est attelé à établir un lien entre l'urgence climatique et les manifestations mondiales contre les violences policières et les inégalités raciales, initiées par le mouvement "Black Lives Matter" (Les vies noires comptent) après la mort de l'Afro-Américain George Floyd, étouffé sous le genou d'un policier blanc en mai.

"Les Noirs respirent l'air le plus toxique comparé au reste de la population et ce sont les personnes de couleur qui sont le plus susceptibles de souffrir de la crise climatique", a-t-il affirmé, expliquant que cette situation était due au fait que davantage de minorités exercent des métiers tertiaires plus exposés à la pollution et vivent dans des zones denses.

La pandémie de coronavirus ne saurait être "une excuse" pour reporter les objectifs de réduction des émissions de CO2 fixés par l'Accord de Paris sur le climat, a pour sa part argué Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.

L'Union européenne va par conséquent consacrer des milliards d'euros à des projets verts, a souligné la dirigeante, qui voit dans la transition énergétique une source de nouveaux emplois. 

"Les objectifs partagés de notre génération sont clairs. Ensemble nous devons protéger et restaurer la nature, purifier notre air, raviver nos océans, bâtir un monde sans gaspillage et trouver une solution pour mettre fin (à la crise) du climat", a enjoint le prince William, selon un extrait de son intervention diffusé à l'avance.

"Nous devons nous efforcer de le faire pendant cette décennie. Si nous y parvenons, d'ici 2030, nos vies ne se dégraderont pas et nous n'aurons pas à sacrifier tout ce que nous aimons. Au contraire, la façon dont nous vivons serait plus saine, propre, intelligente et meilleure pour tous", a plaidé le prince.

"Optimistes têtus"

"Compte à rebours" intervient au moment où des dirigeants politiques essaient de politiser les questions environnementales, relèvent les organisateurs, en référence au président américain Donald Trump qui tient régulièrement des propos climato-sceptiques.

La sécheresse, les inondations, les incendies géants et d'autres catastrophes naturelles liées au changement climatique font fi des opinions politiques, avertit Christiana Figueres, l'ex-responsable de l'ONU pour le climat.

Des messages de gens ordinaires, notamment sur la façon dont ils se sont convertis au tri sélectif, ont renoncé aux sacs plastiques ou comment ils s'y prennent pour ne pas gaspiller étaient diffusés entre les interventions de célébrités et des prestations d'artistes.

L'architecte Carlos Moreno a encouragé les maires à redessiner leur ville pour favoriser des déplacements à pied et à vélo, tandis que l'édile de Freetown en Sierra Leone, Yvonne Aki-Sawyerr, a détaillé son projet de transformer sa municipalité en cité "verte" en plantant un million d'arbres.

"Nous sommes des optimistes têtus": ont insisté les acteurs américains Mark Ruffalo et Don Cheadle, dès les premières minutes de l'événement. (AFP)


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.