Le coup de sang et les larmes de Will Smith, les moments forts des Oscars 2022

L'acteur américain Will Smith (D) est assis aux côtés de sa femme, l'actrice américaine Jada Pinkett Smith, avec le prix du meilleur acteur lors de la 94e cérémonie des Oscars au Dolby Theatre à Hollywood, Californie, le 27 mars 2022. (AFP)
L'acteur américain Will Smith (D) est assis aux côtés de sa femme, l'actrice américaine Jada Pinkett Smith, avec le prix du meilleur acteur lors de la 94e cérémonie des Oscars au Dolby Theatre à Hollywood, Californie, le 27 mars 2022. (AFP)
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Publié le Lundi 28 mars 2022

Le coup de sang et les larmes de Will Smith, les moments forts des Oscars 2022

  • C'était l'une des questions qui se posait aux organisateurs: comment ne pas ignorer le drame de la guerre en Ukraine?
  • La cérémonie a été l'occasion de souffler les bougies de quelques monuments du cinéma. D'abord les 60 ans du tout premier James Bond, «Dr No», sorti en 1962

HOLLYWOOD: Un appel à l'aide sobre pour l'Ukraine, quelques anniversaires, mais surtout, un incident entre l'humoriste Chris Rock et l'acteur Will Smith qui a fait dérailler la soirée: la 94e cérémonie des Oscars a connu quelques moments forts dimanche soir.

Will Smith, un coup de poing, un Oscar et des larmes 

La cérémonie se déroulait parfaitement, jusqu'à ce que l'humoriste Chris Rock monte sur scène pour remettre l'Oscar du meilleur documentaire. Il lance une ou deux blagues, puis une plaisanterie sur le crâne rasé de Jada Pinkett Smith, l'épouse de Will Smith, qui est atteinte d'alopécie, une chute importante des cheveux. Soudain, Will Smith, qui a incarné Mohamed Ali dans sa carrière, monte sur scène et lui décroche une gifle. "Ne prononce pas le nom de ma femme avec ta putain de bouche!", lance-t-il même une fois rassit, mais la chaîne ABC a eu le temps de couper le son.


"L'amour vous fait faire des choses folles", s'est excusé l'acteur, en larmes, en recevant l'Oscar du meilleur acteur pour "La Méthode Williams". "J'ai raté quelque chose?", a ensuite lancé, faussement ingénue, l'humoriste Amy Schumer, l'une des présentatrices de la soirée, faisant rire toute la salle. Après la soirée, la police de Los Angeles a précisé que Chris Rock n'avait pas déposé plainte.

Sobre appel à l'aide pour l'Ukraine 
C'était l'une des questions qui se posait aux organisateurs: comment ne pas ignorer le drame de la guerre en Ukraine? Amy Schumer avait proposé que le président ukrainien Volodymyr Zelensky prenne la parole durant la soirée. Mais visiblement, il a été décidé de ne pas trop en faire. Au milieu de la cérémonie, une sobre minute de silence a été demandée, pendant qu'étaient diffusés des messages appelant les téléspectateurs à participer à l'aide humanitaire.


"Président Biden, ramenez à la maison Brittney Griner", la star du basket-ball américain détenue depuis plus d'un mois en Russie, a aussi lancé le producteur Ben Proudfoot en recevant l'Oscar du meilleur court documentaire pour "The Queen of Basketball".


La soirée a peu versé dans la politique, malgré quelques traits d'ironie sur la place des femmes dans le cinéma lancés par Amy Schumer en ouverture. "Cette année, l'Académie a embauché trois femmes pour présenter la soirée, car c'est toujours moins cher qu'un homme", a-t-elle plaisanté, entourée de ses deux camarades de jeu, Regina Hall et Wanda Sykes.

Une soirée en musique, conclue par Liza Minnelli 
Tout un symbole: ce sont les soeurs et stars américaines du tennis Serena et Venus Williams, au coeur du film "La méthode Williams", qui ont introduit Beyoncé pour lancer la soirée. Puis, la méga star a interprété "Be alive", la chanson du film, dans un décor 100% vert pomme, depuis des terrains de tennis à Compton, en banlieue de Los Angeles, la ville où les soeurs Williams s'entraînaient jeunes.


A une semaine des Grammy Awards, la soirée a fait la part belle à la musique, entre Beyoncé, Billie Eilish, mais aussi Megan Thee Stallion, qui a enflammé la salle avec le tube viral d'Encanto, "We don't talk about Bruno".


Et c'est une autre voix légendaire, celle de l'actrice et chanteuse Liza Minnelli, qui a conclu la soirée avec Lady Gaga pour remettre l'Oscar du meilleur film, récompense suprême, à CODA. Une séquence émouvante: diminuée et en chaise roulante, Minnelli, 76 ans, est apparue tout sourire: "je suis si heureuse d'être là".

Une deuxième statuette pour «Anita» de «West Side Story
Il y a soixante ans, la légendaire Rita Moreno remportait l'Oscar du meilleur second rôle féminin pour son incarnation de l'explosive Anita dans le film musical "West Side Story". Chose rare, dimanche soir, Ariana DeBose a reçu l'Oscar dans la même catégorie pour le même rôle, dans le remake de Steven Spielberg.


L'actrice de 31 ans, originaire de Porto Rico comme Rita Moreno, a rendu hommage à sa prédécesseure, 90 ans, qui l'applaudissait dans la salle. "Votre Anita a ouvert la voie à des milliers d'Anita comme moi", a-t-elle salué, en référence au personnage d'immigrée portoricaine qu'elles ont toutes deux incarné.

James Bond a 60 ans, «Le Parrain» 50 
La cérémonie a été l'occasion de souffler les bougies de quelques monuments du cinéma. D'abord les 60 ans du tout premier James Bond, "Dr No", sorti en 1962. Et quoi de mieux comme cadeau qu'un Oscar? C'est Billie Eilish qui s'en est chargée, en raflant la statuette de la meilleure chanson pour un film, "No time to die". Cheveux noirs, robe noire, loin des mèches vertes de ses débuts ou de la blondeur platine à la Marylin Monroe arborée plus récemment, Billie Eilish venait d'interpréter le titre sur la scène d'Hollywood. 


Un peu plus jeune, avec cinquante ans, le Parrain, premier opus de la légendaire trilogie sur la mafia italo-américaine, a aussi été célébré, tout comme "Les blancs ne savent pas sauter", tout juste trentenaire.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".