Le pavillon saoudien se distingue à l'Expo 2020 de Dubaï

Les visiteurs ont un aperçu des industries créatives de l'Arabie saoudite, allant de la réalisation de films aux beaux-arts et à la mode (Photo fournie).
Les visiteurs ont un aperçu des industries créatives de l'Arabie saoudite, allant de la réalisation de films aux beaux-arts et à la mode (Photo fournie).
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Publié le Mardi 29 mars 2022

Le pavillon saoudien se distingue à l'Expo 2020 de Dubaï

  • Des millions de visiteurs ont afflué au pavillon pour mieux connaître l'Arabie saoudite, qui s'engage dans une nouvelle ère d'ouverture
  • Des spectacles quotidiens sur la place ouverte du pavillon ont permis aux visiteurs de découvrir les riches traditions folkloriques de l'Arabie saoudite

DUBAÏ: Au cours des six derniers mois, le pavillon saoudien de l'Expo 2020 de Dubaï a présenté un programme chargé d'ateliers, de rencontres, de concerts et d'expositions destinés à faire découvrir la crème des innovations, de la culture, du patrimoine et des opportunités d'investissement du Royaume.
Depuis son ouverture en octobre dernier, des millions de visiteurs du monde entier ont afflué au pavillon saoudien − le deuxième plus grand de la première exposition mondiale de la région arabe − pour mieux connaître le Royaume, qui s'engage dans une nouvelle ère d'ouverture.
Les ambitions du Royaume pour les décennies à venir, inscrites dans son programme de réformes économiques et sociales Vision 2030, ont occupé une place de choix dans le calendrier des événements du pavillon.
Lors d'une série de forums d'affaires, le pavillon saoudien a invité des entrepreneurs et des leaders dans le commerce international à se mettre en relation et à mieux connaître les possibilités de coopération en matière d'investissement, de durabilité, de soins de santé, de numérisation, d'innovation et de villes intelligentes.
Dans le cadre de sa stratégie de diversification économique, le Royaume est devenu un pôle d’attraction pour les investissements dans les nouvelles technologies, les industries créatives, les sources d'énergie propres et renouvelables, le tourisme, les loisirs et le divertissement.

La « Journée de l'Arabie saoudite » a également été marquée par un spectacle culturel sur la place Al-Wasl (Photo, AN).


L'un des domaines dans lesquels le Royaume a connu une croissance rapide est le divertissement sportif, un secteur qu'il a tenu à mettre en valeur lors des événements organisés dans les pavillons, en offrant aux visiteurs la possibilité d'assister à des courses automobiles en direct, de participer à des tournois sportifs pour jeunes et de faire l'expérience de la réalité virtuelle avec des casques VR dernier cri.
Le Royaume a également tenu à promouvoir ses industries créatives florissantes, dans tous les domaines, du cinéma au théâtre en passant par les beaux-arts et la mode. Une série d'événements, baptisée « 16 fenêtres », a permis aux visiteurs de découvrir chaque semaine un aspect différent de l'innovation culturelle saoudienne, les incitant à y retourner à maintes reprises.
Dans un esprit de plus grande ouverture, le pavillon du Royaume a également accueilli le « Salon saoudien », un programme de conférences mensuelles invitant experts et visiteurs à aborder les grandes questions du moment, depuis le rôle des industries créatives dans la transformation des sociétés jusqu'à la conservation de l'eau.
En effet, le thème de la durabilité environnementale a occupé une place importante dans le programme d'événements du pavillon saoudien. Un atelier pour les familles, qui avait lieu tous les jours de la semaine, permettait aux enfants de s'initier au recyclage en transformant des matériaux de récupération en œuvres d'art spectaculaires.
Le calendrier des événements du pavillon saoudien n'était toutefois pas entièrement tourné vers l'avenir. Tout au long de l'exposition, les organisateurs ont mis en place un programme d'ateliers, de concerts et d'activités célébrant le patrimoine saoudien, l'artisanat traditionnel, les contes et la musique.
Des spectacles quotidiens sur la place ouverte du pavillon ont permis aux visiteurs de découvrir les riches traditions folkloriques de l'Arabie saoudite, notamment l’Ardah, Al-Liwa, Al-Azawi et Al-Khubaiti. Les visiteurs étaient également invités à écouter d'authentiques concerts donnés par de remarquables musiciens saoudiens dans le Palm Garden du pavillon.
Au cours d'ateliers, les enfants ont été invités à découvrir les traditions artisanales régionales de l'Arabie saoudite en fabriquant des couronnes de fleurs et en s'essayant au tissage Al-Sadu.
Certains des meilleurs événements du pavillon ont été réservés au 7 janvier, date de la fête nationale du Royaume. Parmi eux figurent les performances envoûtantes des chanteurs saoudiens Mohammed Abdu et Ayed Youssef au théâtre Jubilee, dans le cadre d'un festival de musique baptisé « Saudi Experience Festival ».
La « Journée de l'Arabie saoudite » a également été marquée par un spectacle culturel sur la place Al-Wasl, un défilé autour du site de l'exposition par des groupes portant des vêtements traditionnels et modernes saoudiens, un programme de mode saoudien et un spectacle aérien à couper le souffle par les Green Falcons.
Alors que l'Expo 2020 de Dubaï touche à sa fin, le succès du calendrier des événements du pavillon saoudien laissera sans aucun doute un souvenir mémorable dans l'esprit de ses visiteurs et se perpétuera dans les ponts interculturels construits entre le Royaume et le monde.


Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".