Au moins six morts dans une fusillade en Californie

Des véhicules de police et de secours sont présents sur les lieux où au moins six personnes ont été tuées et neuf autres blessées lors d'une fusillade dans la capitale de l'État de Californie, Sacramento. (Photo, AFP)
Des véhicules de police et de secours sont présents sur les lieux où au moins six personnes ont été tuées et neuf autres blessées lors d'une fusillade dans la capitale de l'État de Californie, Sacramento. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 04 avril 2022

Au moins six morts dans une fusillade en Californie

Des véhicules de police et de secours sont présents sur les lieux où au moins six personnes ont été tuées et neuf autres blessées lors d'une fusillade dans la capitale de l'État de Californie, Sacramento. (Photo, AFP)
  • Selon la cheffe de la police de Sacramento, Kathy Lester, vers 02H00 du matin, des agents présents dans le centre-ville ont entendu des coups de feu
  • «C'était horrible», a raconté, à la chaîne locale KXTV, Berry Accius, un militant associatif arrivé sur les lieux quelques minutes après la fusillade

SAN FRANCISCO: Au moins six personnes sont mortes et douze autres ont été blessées lors d'une fusillade à Sacramento en Californie, plusieurs tireurs ayant fait feu lors d'une rixe.

Selon la cheffe de la police de Sacramento, Kathy Lester, vers 02H00 du matin, "une grande bagarre" a eu lieu dans le centre-ville, avant que résonnent des coups de feu.

Au moins une arme, volée, a été récupérée sur les lieux par les enquêteurs, qui ont confirmé que plusieurs personnes avaient fait feu lors de l'incident.

Mme Lester a décrit une "foule" présente sur les lieux avant le drame. "On ne sait pas si cela venait d'une boîte de nuit ou d'une soirée."

Selon plusieurs médias, la rixe a éclaté à l'extérieur du London, une boîte de nuit ouverte en 2019. Au moins une des personnes tuées dimanche s'était rendue au London, selon le quotidien Sacramento Bee.

Plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux mais dont l'authenticité n'a pu être établie montrent une empoignade impliquant plusieurs personnes, suivie d'une série de détonations qui évoque une arme automatique.

Des témoins, interrogés par des médias locaux, ont également mentionné des tirs rapprochés rappelant ce type d'arme. 

Sollicité par l'AFP, le London n'a pas donné suite.

Six personnes sont décédées sur place, dont trois hommes et trois femmes tous adultes, et douze autres ont été blessées, selon la police, qui n'a rien précisé des circonstances du drame.

Parmi les personnes hospitalisées, certaines sont "sérieusement blessées", en état "critique", a annoncé le maire de la ville, Darrell Steinberg, durant une conférence de presse.

"Nous demandons au public de nous aider à identifier des suspects et de fournir toute information qui nous permettrait de faire la lumière" sur cette affaire, a exhorté la cheffe de la police, précisant qu'aucun suspect n'avait encore été interpellé.

Au moins une arme a été retrouvée sur les lieux par les enquêteurs, selon les autorités. 

Les autorités ont encouragé la population à éviter la zone, délimitée par un cordon et où une forte présence policière a été déployée.

«C'était horrible»

"C'était horrible", a raconté, à la chaîne locale KXTV, Berry Accius, un militant associatif arrivé sur les lieux quelques minutes après la fusillade.

Il a décrit des "victimes couvertes de sang, des gens qui hurlaient, qui pleuraient, d'autres qui demandaient où étaient leur frère ou des mères qui cherchaient à identifier leur fils".  

"Il est difficile de concevoir le nombre des morts et des blessés", a commenté M. Steinberg. "Ce matin, notre ville a le coeur brisé."

Les fusillades dans des lieux publics sont fréquentes aux Etats-Unis, que ce soit dans des établissements scolaires, centres commerciaux ou supermarchés.

Selon le programme Small Arms Survey, il y avait, en 2017, environ 393 millions d'armes aux Etats-Unis, soit plus que d'habitants.

Le droit de posséder des armes est garanti par la Constitution.

Plusieurs initiatives d'élus pour renforcer la législation sur les armes ont échoué au Congrès, où le puissant lobby des armes NRA exerce une forte influence.

"La montée de la violence par arme à feu est le fléau de notre ville, de notre Etat et de notre Nation, et je soutiens toutes les mesures pour la réduire", a déclaré Darrell Steinberg.

"Combien faudra-t-il de tragédies avant que nous ne traitions la maladie de ce pays?", a-t-il martelé. "Soyons honnête, c'est une maladie."

L'édile a notamment appelé à l'interdiction des armes automatiques.

"Nous ne pouvons pas laisser la violence par arme à feu devenir quelque chose de normal", a abondé le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom.

Depuis le début de l'année 2022, le site Gun Violence Archive a recensé plus de 10.700 morts par arme à feu aux Etats-Unis, suicides inclus. Sur toute l'année 2021, le nombre est de 45.000 morts, selon le même site.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.