À la découverte des mets populaires du monde entier pour l'iftar de Ramadan

Nourriture et sucreries pour rompre le jeûne pendant le Ramadan à Jakarta. (AFP)
Nourriture et sucreries pour rompre le jeûne pendant le Ramadan à Jakarta. (AFP)
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Publié le Lundi 02 mai 2022

À la découverte des mets populaires du monde entier pour l'iftar de Ramadan

  • Beignet frit du sous-continent indien ou zigni d'Érythrée, les gens aiment rompre le jeûne avec des plats incontournables
  • Pendant le Ramadan, de nombreux restaurants indiens et pakistanais vendent du haleem avec différentes épices et de consistance, le goût variant d'un endroit à l'autre

DJEDDAH : Chaque pays a un aliment et une boisson traditionnels favoris du Ramadan qui sont savourés pendant l'iftar. Après de longues heures de jeûne et de culte pendant la journée, les musulmans ont hâte de déguster un repas copieux.

Des salades fraîches aux soupes nourrissantes, des samosas aux rouleaux de légumes, des pâtisseries aux fatayer, il y a beaucoup de délices du Ramadan à savourer, qui font partie du patrimoine culturel. Par exemple, ce n'est pas le ramadan en Palestine si la salade fatoush et la soupe freekeh ne sont pas servies pendant l'iftar.

Bien que la plupart des gens se plaisent à savourer leurs plats préférés du Ramadan, vous trouverez ci-dessous des plats d'iftar populaires du monde entier qui sont facilement disponibles dans le Royaume.

Le haleem est issu d'un ancien plat arabe connu sous le nom de harees et serait arrivé en Inde via l'Afghanistan et l'Iran. C'est un plat nutritif et populaire parmi les communautés indiennes, pakistanaises et bangladaises. Il se compose de viande, de céréales trempées comme le blé et les lentilles. Il est cuit avec des épices pendant quelques heures jusqu'à ce qu'il prenne une texture pâteuse. Le plat est enduit de beurre et garni de juliennes de gingembre, d'oignons frits, de coriandre et de feuilles de menthe, et d'un filet de jus de citron.

 

EN BREF

  • L'Indonésie compte divers groupes ethniques et influences culturelles qui contribuent à sa cuisine. L'un des plats les plus populaires pendant le ramadan est le kolak. Il s'agit d'une infusion de lait de coco mélangé à du sucre de palme, des feuilles de pandanus avec des tranches de banane et de patates douces. Ce plat très sucré est une entrée populaire sur les tables d'iftar indonésiennes.
  • Les Malaisiens préfèrent une assiette de nasi lemak parfumé - du riz blanc moelleux cuit dans du lait de coco et des feuilles de pandanus associé à une délicieuse fournée d'ayam goreng berempah, un poulet frit croustillant et épicé - pour rompre leur jeûne.

 

Pendant le Ramadan, de nombreux restaurants indiens et pakistanais vendent du haleem avec différentes épices et de consistance, le goût variant d'un endroit à l'autre. Si vous cherchez le meilleur endroit pour déguster un haleem hyderabadi à Djeddah, essayez le restaurant Shadab, Khana Khazana et Kings Palace - tous situés dans le quartier d'Aziziyah. À Riyad, le restaurant Shalimar et le restaurant Hyderabadi Charminar sont réputés pour servir de délicieux haleem.

 

Les pakoras ou beignets sont un autre plat célèbre que les habitants du sous-continent indien attendent avec impatience pendant le Ramadan. Les pakoras sont fabriqués à partir d'une pâte à base de farine de gramme ou de pois chiches, épicée avec des épices asiatiques, qui peut être utilisée pour enrober n'importe quoi, des légumes au poulet ou à la viande, et frits jusqu'à ce qu'ils soient dorés. Ils se consomment chauds avec du chutney et de la sauce tomate. La plupart des restaurants indiens, pakistanais et bangladais en servent tous les jours pendant le ramadan.

Un autre plat populaire et courant du sous-continent indien pendant le ramadan est le dahi vada ou le dahi bhalla. Ces beignets frits, fabriqués à partir de farine de gramme ou de pois chiches, sont plongés dans du yaourt aigre-doux et agrémentés de sauces à la menthe et au tamarin.  

Le riz est un élément central de tout repas en Indonésie et un favori de l'iftar pendant le ramadan. Un repas à base de riz comprend du poulet frit, du curry de légumes ou de viande ou du poisson grillé.

L'Indonésie compte divers groupes ethniques et influences culturelles qui contribuent à sa cuisine. L'un des plats les plus populaires pendant le ramadan est le kolak. Il s'agit d'une infusion de lait de coco mélangé à du sucre de palme, des feuilles de pandanus avec des tranches de banane et de patates douces. Ce plat très sucré constitue une entrée populaire sur les tables de l'iftar indonésien.

En Indonésie, les gens aiment rompre leur jeûne avec une boisson sucrée ou un aliment léger pour l'estomac. Es Buah, une boisson composée d'un mélange de fruits, de glaçons et de sirop, est un choix populaire pour l'iftar du Ramadan. Essayez la cuisine indonésienne traditionnelle et authentique au BoBoKo, dans le nord d'Obhur, au Dendeng, dans le quartier d'Al-Naseem, à Djeddah, et au restaurant Keraton, dans le quartier d'Al-Fayha'a, à Riyad.

Les repas érythréens sont classiques et la plupart des plats sont composés de plusieurs ingrédients. Le zigni est un plat traditionnel incontournable pendant le ramadan. Le zigni est un ragoût de viande mélangé à des piments forts, de l'oignon, de l'ail et de l'huile et généralement servi avec de l'injera, qui est une crêpe ronde et molle ; certains Érythréens préfèrent manger le zigni avec du riz. À Djeddah, le restaurant Addis Ababa dans le quartier Ar Rabwah et le restaurant Family dans le quartier Al-Safa servent les meilleurs zigni. À Riyad, le restaurant Musa à Sharafiyah propose des plats érythréens savoureux.

Le Ramadan est pour les Malaisiens le mois où ils aiment célébrer leurs penchants gastronomiques avec leurs proches. Pour rompre le jeûne, les Malaisiens préfèrent une assiette de nasi lemak parfumé - du riz blanc moelleux cuit dans du lait de coco et des feuilles de pandan, accompagné d'un délicieux lot d'ayam goreng berempah, un poulet frit croustillant et épicé.

Les autres plats malais favoris du Ramadan sont le roti john, un sandwich en forme d'omelette à base de viande hachée, d'oignon vert, d'œuf et de sauce tomate et piment, généralement préparé à l'aide d'un long pain ; et le murtabak, qui est épicé et farci de viande hachée et de légumes dans un pain à la poêle avec de l'œuf, et généralement servi avec du curry de lentilles et des oignons marinés au sirop.

Les meilleurs endroits pour goûter aux délices malaisiens sont le restaurant D'Saji dans le district d'Al-Rawdah, à Djeddah, le restaurant malaisien Mutiara dans le district d'Al-Muraba, à Riyad, et le restaurant Meezan dans le district d'Al-Shamalia, à Alkhobar.

Un bouillon copieux contenant un assortiment d'ingrédients locaux tels que des nouilles japonaises udon, du chou napa, du negi (long oignon vert), du tofu japonais et du bœuf en fines tranches est le plat japonais le plus prisé pendant le ramadan.

Les musulmans du Japon préfèrent manger des plats sains pour célébrer les fêtes de la nature et terminent leur repas en prononçant le mot « gochisoosama », qui signifie honorer les bienfaits de la nature.

Un autre plat typique japonais est le poulet au curry katsu, un plat principal populaire. La sauce katsu, riche et crémeuse, est cuite lentement avec des herbes, des épices, des pommes de terre, des carottes et des brocolis, puis déposée sur un lit de riz au jasmin parfaitement cuit. Le plat est complété par une généreuse portion de filet de poulet frit de style katsu.

Ce Ramadan, rompez votre jeûne chez le dernier cri gastronomique japonais pour manger le meilleur curry authentique et traditionnel de poulet katsu ou les meilleurs plats de bœuf wagyu à Akiba Dori situé dans le quartier d'Ar Rawdah, à Djeddah, ainsi qu’au Riyadh Boulevard. Les amateurs de desserts auront du mal à choisir entre le taiyaki, le gâteau fondu au matcha ou le gâteau au fromage hakata. Les plats japonais sont devenus populaires et trouvent de plus en plus leur place sur la table de l'iftar de nombreuses personnes.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".