Arabie saoudite: les feux d'artifice de l'Aïd Al-Fitr illuminent la nuit en ce début de fête

La fête de l'Aïd Al-Fitr, qui marque la fin du mois sacré de ramadan, est particulièrement spéciale cette année parce que ce sera la première sans restrictions Covid-19 depuis deux ans. (Photo, Shutterstock)
La fête de l'Aïd Al-Fitr, qui marque la fin du mois sacré de ramadan, est particulièrement spéciale cette année parce que ce sera la première sans restrictions Covid-19 depuis deux ans. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Lundi 02 mai 2022

Arabie saoudite: les feux d'artifice de l'Aïd Al-Fitr illuminent la nuit en ce début de fête

  • La fête de l'Aïd Al-Fitr commence en Arabie saoudite par des moments de convivialité entre les familles ainsi qu'un échange de cadeaux que l'on appelle «eidiyah»
  • Les occasions religieuses comme le ramadan et l'Aïd sont de grandes opportunités pour les musulmans de retrouver leur famille et de partager des repas ensemble

DJEDDAH: Lundi, des feux d'artifice ont illuminé le ciel nocturne du Royaume après l'apparition de la nouvelle lune de Shawwal qui a marqué la fin du mois de ramadan au cours duquel on jeûne du lever jusqu'au coucher du soleil.

La fête de l'Aid al-Fitr commence en Arabie saoudite par des moments de convivialité entre les familles ainsi qu'un échange de cadeaux que l'on appelle «eidiyah».

Cette année, la fête de l'Aid al-Fitr, qui marque la fin du mois sacré de ramadan, est particulièrement spéciale parce que ce sera la première sans restrictions Covid-19 depuis deux ans.

«Accueillir l'Aïd est toujours un moment aigre-doux», dit Abdalla Salih, 24 ans, de Djeddah. «Je suis toujours triste quand le ramadan touche à sa fin; c'est un mois durant lequel je me sens particulièrement spirituel par rapport au reste de l'année. Mais j'aime aussi l'Aïd parce qu'on passe du temps avec sa famille et ses amis et on est heureux.»

Interrogé par Arab News, Salih raconte qu'il passe souvent les fêtes de l'Aïd avec sa grande famille au Soudan, mais qu'il restera à Djeddah cette année.

«Je suis heureux que la pandémie soit terminée ici. Les restrictions qui ont été imposées au cours des deux dernières années ont épuisé tout le monde. Il est temps de tourner la page», affirme-t-il. «Cet Aïd, je vais profiter de toutes les choses que je n'ai pas pu faire avant: voir ma famille et mes amis, participer à des rassemblements... La silat al-rahim (la solidarité consanguine) est très importante dans l'Islam.»

La silat al-rahim consiste à maintenir les liens de parenté. Les occasions religieuses comme le ramadan et l'Aïd sont de grandes opportunités pour les musulmans de retrouver leur famille et de partager des repas ensemble.

«En grandissant, je me suis rendu compte que j'aimais offrir des cadeaux plus que je n'aimais en recevoir. Quand j'étais plus jeune, je préférais peut-être recevoir des cadeaux, mais maintenant mes nièces et neveux comptent sur moi pour leur eidiyah.»

On donne le plus souvent de l'argent en guise d'eidiyah, mais d'autres genres de cadeaux sont également offerts aux enfants, le plus souvent par des proches plus âgés.

L'argent est généralement glissé dans une enveloppe, et les enfants se rassemblent autour de leurs parents, tantes et oncles pour le recevoir.

«Lorsqu'on grandit, le montant que l'on reçoit atteint un plafond. Pour moi, c'était environ 1 000 SAR (soit 266 $), mais à partir d'un certain âge, on commence à travailler et, au lieu de recevoir de l'argent, on commence à en donner», explique Salih. «C'est ainsi que le flambeau est transmis à la nouvelle génération.»

Pour l'Aïd, Salih assistera à la dévotion matinale habituelle avec sa famille, qui a lieu après la prière du Fajr le premier jour, puis il rentrera chez lui pour savourer un bon petit déjeuner copieux.

«La plupart des familles saoudiennes organisent de grands petits déjeuners», poursuit-il. «Après un mois de jeûne, c'est quelque chose que nous attendons tous avec impatience. Mes plats préférés sont le foul (fèves) et la shakshouka (œufs à l'orientale), sans oublier les olives, le fromage et le jus de fruits frais. Après ce repas, je fais une bonne sieste.»

Après avoir passé du temps avec sa famille, Salih verra ses amis pendant le reste de l'Aïd. Ils se retrouveront sur les belles plages de Djeddah.

«Pour les habitants de Djeddah, l'Aïd et la plage sont synonymes. Mes amis et moi allons séjourner dans la maison de bord de mer de l'un de nos amis à Durrah pendant quelques jours. Nous admirerons ensemble le lever et le coucher du soleil, nous discuterons, nous rigolerons et nous jouerons au volley-ball. C'est vraiment mon moment préféré de l'année.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.