Le festival Jeddah Season s’ouvre avec un spectacle de feux d’artifice et de drones

Des visiteurs venus de toute l’Arabie saoudite profitent de la deuxième édition du festival Jeddah Season (Photo, AN/Huda Bashatah).
Des visiteurs venus de toute l’Arabie saoudite profitent de la deuxième édition du festival Jeddah Season (Photo, AN/Huda Bashatah).
Des visiteurs venus de toute l’Arabie saoudite profitent de la deuxième édition du festival Jeddah Season (Photo, AN/Huda Bashatah).
Des visiteurs venus de toute l’Arabie saoudite profitent de la deuxième édition du festival Jeddah Season (Photo, AN/Huda Bashatah).
Des visiteurs venus de toute l’Arabie saoudite profitent de la deuxième édition du festival Jeddah Season (Photo, AN/Huda Bashatah).
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Publié le Mercredi 04 mai 2022

Le festival Jeddah Season s’ouvre avec un spectacle de feux d’artifice et de drones

  • Les Saoudiens affluent de tout le pays pour assister aux festivités
  • Les feux d’artifice tirés depuis la mer ont émaillé le ciel de motifs magnifiques sur la promenade des arts de Djeddah

DJEDDAH: La deuxième édition du festival Jeddah Season a débuté lundi avec un spectacle de drones formant des ballons et des enfants sur des balançoires, tous symboles de la célébration de l’Aïd Al-Fitr, ainsi que des monuments de Djeddah.
Les feux d’artifice tirés depuis la mer ont décoré le ciel de motifs magnifiques sur la promenade des arts de Djeddah, et ont ébloui les visiteurs à côté de la mosquée Al-Rahma, un monument symbolique pour les Djeddawis.
De nombreux visiteurs de Riyad sont venus assister au festival.
Basma al-Aqeel, une habitante de Riyad, a fait tout le trajet en voiture pour profiter des activités. Elle confie qu’elle était très heureuse de voir le retour des saisons extravagantes dans le Royaume après les répercussions de la Covid-19 et ses restrictions sociales.
«C’était un changement formidable après cette période de calme. Nous avions vraiment besoin de ces activités», dit-elle à Arab News.
«J’ai vraiment apprécié le spectacle de feux d’artifice au bord de la mer. C’était impressionnant, et j’ai vraiment l’impression que nous n’avons plus besoin de voyager à l’étranger pour assister à de tels spectacles», ajoute-t-elle.
Quant aux drones, ils ont affiché le logo de Jeddah Season, et Mme al-Aqeel affirme que c'était son image de drone préférée.
Nahla al-Beeshi a salué l’organisation impeccable de la journée d’ouverture. «L’ouverture était merveilleuse, comme nous nous y attendions. C’est comme si ce pays n’avait traversé aucune crise», indique-t-elle à Arab News.
Mme al-Beeshi a décrit le spectacle de feux d’artifice comme étant «onirique» car il présentait des motifs enchanteurs. «Chaque année, les feux d’artifice sont tout simplement de plus en plus beaux, comme si nous étions dans un beau rêve», lance-t-elle.
«Les formes réalisées avec les drones étaient toutes magnifiques, notamment celles du plongeur, du poisson, et celle de la balançoire car elle m’a donné un sentiment de liberté et de bonheur», ajoute-t-elle.
Selon elle, ces festivités de qualité permettent de retrouver le goût de l’Aïd, ajoutant que ces saisons renforceront la popularité du Royaume en matière de tourisme. «Les saisons sont créatives et sont à la hauteur des normes internationales. Nous serons bientôt la première destination touristique grâce aux efforts des dirigeants du Royaume et de son peuple. Merci du fond du cœur de nous avoir redonné le goût de l’Aïd», déclare-t-elle.
Ahmed al-Mali, un Djeddawi qui habite à Riyad, est retourné dans sa ville pour profiter des activités. Il raconte qu’il n’avait jamais assisté à un feu d’artifice avant l’ouverture du festival Jeddah Season.
«C’est la première fois de ma vie que j'assiste à un tel spectacle pyrotechnique ; les drones et les feux d’artifice réunis constituaient un spectacle incroyable et tellement beau», avoue-t-il à Arab News.
M. al-Mali souligne par ailleurs que le secteur du divertissement du Royaume a évolué considérablement pour les possibilités d’emploi également.
«Je suis ingénieur, mais j’adore le domaine du divertissement et j’y travaille également. Ce domaine se développe énormément et offre de grandes possibilités aux hommes comme aux femmes», poursuit-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".