Fatima Al-Awad présente au Royaume le défi artistique mondial Inktober

Fatima Al-Awad a introduit des mesures de précaution appropriées pour aider à prévenir la propagation du coronavirus (Covid-19). Les artistes peuvent participer en s'inscrivant sur l'application conçue pour l'événement. (Photo Fournie)
Fatima Al-Awad a introduit des mesures de précaution appropriées pour aider à prévenir la propagation du coronavirus (Covid-19). Les artistes peuvent participer en s'inscrivant sur l'application conçue pour l'événement. (Photo Fournie)
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Publié le Mardi 20 octobre 2020

Fatima Al-Awad présente au Royaume le défi artistique mondial Inktober

  • Fatima al-Awad, formatrice certifiée, organise des ateliers dans la ville de Yanbu, située sur la mer Rouge
  • «Cette année, j'ai décidé de transférer cette expérience en enseignant les méthodes d'utilisation de l'encre à travers différentes techniques»

RIYAD: Une artiste saoudienne a signé un accord destiné à amener Inktober, défi artistique de renommée internationale, au Royaume. Fatima al-Awad est formatrice certifiée en art et écriture professionnelle. Elle a signé cet accord avec le fondateur d’Inktober, Jake Parker, afin de diriger le projet dans la ville de Yanbu, située sur la mer Rouge.

«J'ai contacté Jake Parker et je lui ai parlé de l'idée d'organiser un événement social à but non lucratif dans un café. M. Parker a accueilli favorablement cette idée, et nous avons signé l’accord», déclare Al-Awad à Arab News.

Jake Parker a créé Inktober en 2009. Il l’a conçu comme un défi visant à améliorer les compétences en matière de technique d’encrage, et à développer un rituel de dessin agréable. Depuis, le projet est devenu une entreprise mondiale, avec la participation de milliers d’artistes chaque année au mois d’octobre.

Selon Fatima al-Awad, les objectifs de Jake Parker avec la mise en place de ce défi consistent à renforcer chez les gens les compétences de dessin, à les aider à tirer profit de la concurrence, à libérer leurs idées, à élargir leur imagination et à fournir aux artistes une plate-forme susceptible de donner une audience à leur travail.

«L’idée [de Parker] était de se lancer un défi en proposant aux gens de dessiner à l’encre, quotidiennement pendant un mois, afin de renforcer leurs compétences dans cette technique particulière. Il a décidé d'écrire une liste de mots aléatoires pour chaque jour, 31 mots sur 31 dessins», déclare Al-Awad. «Je suis fière que nous préparions le premier événement officiel Inktober qui se tiendra dans le Royaume.»

Fatima al-Awad organise l'événement sous forme d’atelier, deux jours par semaine, en coopération avec le café Oros à Yanbu, après avoir organisé des défis virtuels similaires au cours des trois dernières années.

«Cette année, j'ai décidé de transférer cette expérience pour la mener sur le terrain en enseignant les méthodes d'utilisation de l'encre – les marqueurs – à travers diverses techniques d'encrage, afin que les artistes puissent profiter d’une interaction entre eux.»

«Je fais attention aux détails grâce à ma supervision et à mon suivi, et bien sûr j'aime m'asseoir dehors et boire du café avec nos participants», ajoute-t-elle. 

Al-Awad a introduit des mesures de précaution appropriées pour aider à prévenir la propagation de la Covid-19. Les artistes peuvent participer en s'inscrivant sur l'application conçue pour l'événement.

«J'ai remarqué le grand intérêt des artistes lors de leur interaction sur les réseaux sociaux ces dernières années, et j’ai pensé que, puisque j'ai l'habitude d'organiser des événements artistiques depuis de nombreuses années, il serait bon d'en organiser un dédié à Inktober, qui soit en mesure d'influencer directement les participants, de développer leurs compétences et, en même temps, d'apprendre à les connaître», déclare-t-elle. 

En plus des artistes, des étudiants, des enseignants et des membres du public ont participé à la production «d'idées artistiques et de croquis étonnants».

Al-Awad utilise des techniques de dessin à l'encre dans ses mangas et ses bandes dessinées depuis des années.

«Ce que beaucoup de gens ignorent souvent à propos de l’art de l’encrage, c’est qu’il n’est pas nouveau. C’est plutôt une reformulation de l’art très ancien du croquis, pour lequel on a commencé à utiliser les seuls matériaux disponibles pour les artistes: l’encre, le papier et la plume. C’est la raison pour laquelle cet art est considéré comme l’un des beaux-arts. Il a un prestige mondial et historique.

«Je suis heureuse qu’il soit de nouveau sur le devant de la scène, car c’est la base des arts, le moyen idéal pour développer sa sensibilité artistique, quelle qu’elle soit, et c’est de cette forme d’art que les autres dépendent», conclut-elle.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".