La boutique rurale d'Asir propose du pain traditionnel fraîchement sorti du four

Elham Asiri attire les visiteurs et les habitants de la région d'Asir avec ses pains frais connus sous le nom de mifa et hali, entre autres. (Photo, AN/Huda Bashatah)
Elham Asiri attire les visiteurs et les habitants de la région d'Asir avec ses pains frais connus sous le nom de mifa et hali, entre autres. (Photo, AN/Huda Bashatah)
Elham Asiri attire les visiteurs et les habitants de la région d'Asir avec ses pains frais connus sous le nom de mifa et hali, entre autres. (Photo, AN/Huda Bashatah)
Elham Asiri attire les visiteurs et les habitants de la région d'Asir avec ses pains frais connus sous le nom de mifa et hali, entre autres. (Photo, AN/Huda Bashatah)
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Publié le Dimanche 29 mai 2022

La boutique rurale d'Asir propose du pain traditionnel fraîchement sorti du four

  • Vêtue de la tenue traditionnelle d'Asir, composée d’une burqa et d’une tafsha, et d'un chapeau de paille pour se protéger du soleil, Asiri ouvre sa boutique tous les jours à 14 heures
  • La boutique d'Asiri est unique car elle pétrit et cuit le pain et le sert chaud à ses visiteurs, dès qu'elle reçoit une commande

ABHA: L'arôme du pain fraîchement sorti du four émanant des boulangeries et des maisons locales embaume l'air frais d'un quartier d'Asir.

Arab News a rencontré Elham Asiri, une mère de famille et une boulangère experte, qui attire les visiteurs et les habitants de la région d’Asir avec ses pains traditionnels frais connus sous le nom de mifa et hali, entre autres.

Située au sommet de la montagne Al-Sawda, à environ 3 133 mètres d'altitude, sur le chemin du retour vers Abha, la boutique d'Asiri se trouve sur le bord d'une route menant à Rijal Alma, un village historique.

Vêtue de la tenue traditionnelle d’Asir, composée d’une burqa et d’une tafsha, et d'un chapeau de paille pour se protéger du soleil, Asiri ouvre sa boutique tous les jours à 14 heures, les clients faisant déjà la queue pour passer leurs commandes du jour. 

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Elle prépare de grandes quantités de pâte pendant la nuit, et l'après-midi, elle les met au four pour les cuire. Les pains sont principalement composés de farine blanche ou brune, de sel, de levure et d'eau.

Le mifa est un pain de forme ovale fait de farine brune sans garniture, avec des graines de sésame ou de nigelle sur le dessus, ce qui donne au pain un goût et une saveur distincts lorsqu'il est cuit.

EN BREF

• Vêtue de la tenue traditionnelle d’Asir, composée d’une burqa et d’une tafsha, et d'un chapeau de paille pour se protéger du soleil, Asiri ouvre sa boutique tous les jours à 14 heures, les clients faisant déjà la queue pour passer leurs commandes du jour. 

• Située au sommet de la montagne Al-Sawda, à environ 3 133 mètres d'altitude, sur le chemin du retour vers Abha, la boutique d'Asiri se trouve sur le bord d'une route menant à Rijal Alma, un village historique.

«Je propose mon pain avec de nombreuses garnitures telles que du labneh, du za'atar ou du fromage frais, puis j'ajoute un filet de miel pour donner une touche de douceur pour ceux qui ne le préfèrent pas de manière traditionnelle», a expliqué Asiri, qui gère seule la boutique.

Pour donner aux pains une sensation et une saveur authentiques, Asiri est passée d'un four intérieur conventionnel à une cuisson en plein air, comme ses ancêtres. Le four traditionnel extérieur, appelé mwassm, est utilisé par la plupart des villages de la région d'Asir.

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«La plupart des visiteurs ici commandent également un pain appelé hali, qui se traduit par “sucré”. C'est un pain brun préparé sans levure et pétri avec du ghee, ce qui lui donne un goût fort. Il donne au corps de l'énergie et de la chaleur par temps froid», a-t-elle indiqué.

L'un des visiteurs, Mohammed Asiri, a déclaré à Arab News qu'il se rendait dans cette boulangerie tous les week-ends en allant chez lui à Rijal Almaa. «J'ai découvert la boulangerie d'Elham Asiri il y a trois ans, et depuis, je passe pour prendre ma commande préférée en rentrant et en revenant de Rijal Alma. Nous adorons le pain qu'elle propose, car il est si frais et si savoureux. J'ai l'habitude de commander un hali avec une garniture au fromage, un extra grillé et une tasse de thé rouge que je savoure pendant le trajet», a-t-il assuré.

Une autre visiteuse, Bodour Aggad, originaire de Djeddah mais qui vit à Abha pour son travail, a affirmé qu'elle avait découvert la boutique d'Asiri alors qu'elle cherchait une bonne vue sur les montagnes pendant le ramadan, en revenant d'Al-Sawda. «Des voitures étaient regroupées à un certain endroit et cela a attiré mon attention. Je me suis arrêtée par curiosité pour trouver Asiri en train de cuire du pain frais sur commande. Je l'ai essayé et j'en suis tombée amoureuse», a-t-elle confié.

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Aggad a signalé que chaque fois que sa famille ou ses amis visitent Abha, elle ne manque pas de leur faire découvrir cette boulangerie rurale pour enrichir leur expérience. «La boutique d'Asiri est unique car elle pétrit et cuit le pain et le sert chaud à ses visiteurs dès qu'elle reçoit une commande, contrairement aux autres stands de restauration qui proposent le pain déjà prêt à l'emploi à la maison».

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Asiri propose également à ses clients des pâtisseries avec différentes sortes de garnitures, ainsi que du lait chaud, du café saoudien et du thé karak. Elle raconte en riant que dans le passé, les femmes de la région devaient maîtriser l'art de la fabrication du pain pour pouvoir se marier.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".