Kamal Dimachkie, vétéran de Publicis Groupe, cède sa place

Kamal Dimachkie quittera son poste chez Publicis Communications le 31 décembre, et poursuivra à titre consultatif jusqu'en juin 2021, afin d'assurer une transition en douceur (AN Photo)
Kamal Dimachkie quittera son poste chez Publicis Communications le 31 décembre, et poursuivra à titre consultatif jusqu'en juin 2021, afin d'assurer une transition en douceur (AN Photo)
Samer Shoueiry, qui occupera le poste de Dimachkie, a plus de 21 ans d’expérience dans les domaines des affaires, du design et de l’innovation (AN Photo)
Samer Shoueiry, qui occupera le poste de Dimachkie, a plus de 21 ans d’expérience dans les domaines des affaires, du design et de l’innovation (AN Photo)
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Publié le Jeudi 22 octobre 2020

Kamal Dimachkie, vétéran de Publicis Groupe, cède sa place

  • La carrière de Dimachkie couvre trois décennies de direction et de réussite sur les marchés internationaux et régionaux
  • Shoueiry a fondé le Social Content Lab (Laboratoire de Contenu pour les réseaux sociaux) de l'agence et a joué un rôle clé dans la diffusion de la conception numérique dans la région

RIYAD: Publicis Groupe MEA a annoncé le départ de Kamal Dimachkie, directeur des opérations de Publicis Communications, aux EAU et le sud du Golfe. Dimachkie est un cadre supérieur qui a rejoint Leo Burnett en février 1985. La société a confié le poste à Samer Shoueiry, conjointement avec ses responsabilités actuelles en tant que directeur numérique de Publicis Communications, Moyen-Orient, à partir du 1er décembre. Dimachkie a pris la décision de partir après trente-trois ans au sein de l'entreprise. Il quittera son poste chez Publicis Communications le 31 décembre, et poursuivra à titre consultatif jusqu'en juin 2021, afin d'assurer une transition en douceur.

La carrière de Dimachkie couvre trois décennies de direction et de réussite sur les marchés internationaux et régionaux, notamment aux États-Unis, au Liban, en Arabie saoudite, à Bahreïn, au Koweït et aux EAU.

Raja Trad, président exécutif de Publicis Groupe MEA a déclaré: «Je respecte la décision de Kamal. C’est un ami et collègue depuis plus de trois décennies. Il nous manquera, non seulement à moi, mais à toute la famille de Publicis Groupe. Sa carrière au sein du Groupe s'est caractérisée par un engagement résolu envers les valeurs qui sont au cœur de notre philosophie. La direction avisée de Kamal a propulsé l'agence vers de nouveaux sommets - nous avons remporté plus de 250 distinctions et ajouté de nombreux clients internationaux et locaux à notre liste. Je tiens à le remercier pour son immense contribution au Groupe et lui souhaite bonne chance pour son avenir professionnel.»

Dimachkie a ajouté: «Leo Burnett et Publicis Groupe sont au centre de ma vie depuis 33 ans, et je suis fier d'avoir participé à cette magnifique aventure au cours de laquelle j'ai eu l'opportunité de travailler au sein de la compagnie, occupant différents postes dans six pays, d’avoir collaboré avec de nombreux clients et d’avoir placé la barre haut, tant sur le plan interne que dans le secteur publicitaire. J’ai été heureux de travailler avec une équipe et une direction formidables, que je considère comme des partenaires, dont j'ai beaucoup appris, et qui seront toujours mes amis et mes frères d'armes. Je suis reconnaissant d'avoir vécu les jours de gloire de la publicité au sein de l'une des meilleures agences au monde et d'avoir travaillé avec les personnes les plus créatives. J'ai hâte de travailler avec Samer sur la transition à venir, et je lui souhaite tout le succès dans ses nouvelles fonctions».

Shoueiry, qui occupera le poste de Dimachkie, est fort de 21 ans d’expérience dans les domaines des affaires, du design et de l’innovation. Il a toujours livré une solide performance dans la conception d'expérience et la stratégie d'expérience de Publicis. Il a fondé le Social Content Lab (Laboratoire de Contenu pour les réseaux sociaux) de l'agence et a joué un rôle clé dans la diffusion de la conception numérique dans la région.

Commentant sa nomination, Trad a déclaré: «Samer a une expérience au niveau de la direction et de la création de valeur, une expérience approfondie dans la création d'expériences de marque révolutionnaires, la conception stratégique, l'excellence en matière d'innovation ainsi qu’une base technologique solide. Je suis ravi de continuer à travailler en étroite collaboration avec lui pour mener notre transformation numérique dans la région et soutenir la diffusion de l'innovation en investissant dans nos ressources humaines, notre technologie, nos plates-formes et nos outils. Ensemble, nous veillerons à continuer de faire progresser notre entreprise dans cette Ere Connectée grâce à une approche axée sur les données et le numérique».

Et Shoueiry d’ajouter : «Kamal a bâti une base solide pour une croissance future, notamment en renforçant notre équipe et élargissant notre champ d’action. Le climat actuel a accéléré la transformation numérique à l'échelle mondiale, et nous envisageons un avenir où coexisteront la publicité en ligne et hors ligne, pour améliorer l'expérience des consommateurs dans un univers de marque interconnectées. Le commerce en ligne est une nécessité, les actions numériques sont vos magasins phares, la recherche en ligne et les réseaux sociaux sont vos nouvelles affiches. Avec ce nouveau départ, je me concentrerai sur le renforcement du développement de notre stratégie créative, axée sur les résultats pour offrir les meilleures expériences centrées sur le consommateur et renforcer la valeur de la marque».

Ce texte est une traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.