La Rolex de la «Grande Evasion» de 1944 mise aux enchères à New York

C'est la maison Christie's qui va proposer le 9 juin cette Rolex 3525 « Monoblocco » ayant appartenu au lieutenant de la Royal Air Force Gerald Imeson lorsqu'il était détenu dans le camp allemand de la Luftwaffe, le Stalag Luft III à Zagan en Silésie, en Pologne. (Photo, AFP)
C'est la maison Christie's qui va proposer le 9 juin cette Rolex 3525 « Monoblocco » ayant appartenu au lieutenant de la Royal Air Force Gerald Imeson lorsqu'il était détenu dans le camp allemand de la Luftwaffe, le Stalag Luft III à Zagan en Silésie, en Pologne. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 juin 2022

La Rolex de la «Grande Evasion» de 1944 mise aux enchères à New York

C'est la maison Christie's qui va proposer le 9 juin cette Rolex 3525 « Monoblocco » ayant appartenu au lieutenant de la Royal Air Force Gerald Imeson lorsqu'il était détenu dans le camp allemand de la Luftwaffe, le Stalag Luft III à Zagan en Silésie, en Pologne. (Photo, AFP)
  • La montre a servi à organiser la fameuse «Grande Evasion» de 1944 et va être vendue aux enchères à New York
  • «Lorsque cette montre nous est parvenue, avec l'histoire qui s'y rattache, nous avons été vraiment bouleversés», vante l'expert de Christie's

NEW YORK: C'est une Rolex qui appartient à l'Histoire: propriété d'un prisonnier de guerre britannique de la Seconde Guerre mondiale, la montre a servi à organiser la fameuse « Grande Evasion » de 1944 et va être vendue aux enchères à New York. 

C'est la maison Christie's qui va proposer le 9 juin cette Rolex 3525 « Monoblocco » ayant appartenu au lieutenant de la Royal Air Force Gerald Imeson lorsqu'il était détenu dans le camp allemand de la Luftwaffe, le Stalag Luft III à Zagan en Silésie, en Pologne. 

La fuite prévue de 250 prisonniers - des aviateurs britanniques, canadiens, américains, polonais, australiens - via des tunnels a réellement eu lieu: un tiers y parviendra, 50 seront exécutés par les Allemands, les autres seront libérés en 1945. 

Les faits historiques, tous véridiques, ont été racontés dans un récit de Paul Brickhill qui a inspiré le célébrissime film américain de 1963 « La Grande Evasion » de John Sturges avec Steve McQueen. 

Christie's, par la voix de son consultant en horlogerie Adam Victor, estime que cette montre de collection vaut aujourd'hui « environ 200 000 dollars mais (que) sa provenance (la) rend quasiment inestimable ». 

« Lorsque cette montre nous est parvenue, avec l'histoire qui s'y rattache, nous avons été vraiment bouleversés », vante l'expert de Christie's. 

Anecdote hors du commun, le lieutenant Imeson, prisonnier au stalag, avait réussi à commander auprès de Rolex la fameuse montre qui lui sera livrée par la Croix-Rouge, avec paiement différé à la fin de la guerre! 

« Quand la montre arrive à destination, le projet de +Grande Evasion+ a déjà vu le jour. Pour le planifier, (des officiers) devaient chronométrer le temps de trajet des gardes, le temps qu'il leur faudrait pour aller du trou creusé jusqu'à la forêt, à travers les tunnels », explique Adam Victor. 

D'après le récit historique, Gerald Imeson devait être le 172ème prisonnier à s'échapper mais il n'est jamais arrivé jusqu'au tunnel car les soldats allemands se sont rendu compte de ce qui se déroulait. 

L'aviateur britannique de la RAF a toutefois échappé à une exécution par les Allemands et gardé sa montre durant toute la guerre. 

« Il a finalement été libéré en 1945 après une incroyable épopée, lorsque les nazis déplaçaient les prisonniers à travers l'Europe pour tenter d'échapper aux Alliés (...). Il est rentré chez lui, auprès de sa femme et de sa famille » et a conservé sa montre « jusqu'à sa mort », se félicite M. Victor. 

Cette montre « fantastique » en acier, cadran noir, index et aiguilles luminescents, est »en parfait état d'origine » et son « histoire est vérifiable », assure l'expert. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".