Des lauréats du prix Nobel de la paix saluent les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour sauver des «trésors culturels»

Des lauréats du prix Nobel et d'autres personnalités se sont réunis pour une retraite de trois jours sur le premier site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite. (AN Photo/Huda Bashatah)
Des lauréats du prix Nobel et d'autres personnalités se sont réunis pour une retraite de trois jours sur le premier site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite. (AN Photo/Huda Bashatah)
Des lauréats du prix Nobel et d'autres personnalités se sont réunis pour une retraite de trois jours sur le premier site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite. (AN Photo/Huda Bashatah)
Des lauréats du prix Nobel et d'autres personnalités se sont réunis pour une retraite de trois jours sur le premier site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite. (AN Photo/Huda Bashatah)
Des prix Nobel et d'autres lauréats de renom se sont réunis pour une retraite de trois jours sur le premier site saoudien inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. (AN Photo/Huda Bashatah)
Des prix Nobel et d'autres lauréats de renom se sont réunis pour une retraite de trois jours sur le premier site saoudien inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. (AN Photo/Huda Bashatah)
Des lauréats du prix Nobel et d'autres lauréats éminents se sont réunis pour une retraite de trois jours sur le premier site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite. (AN Photo/Huda Bashatah)
Des lauréats du prix Nobel et d'autres lauréats éminents se sont réunis pour une retraite de trois jours sur le premier site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite. (AN Photo/Huda Bashatah)
Des lauréats du prix Nobel et d'autres lauréats éminents se sont réunis pour une retraite de trois jours sur le premier site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite. (AN Photo/Huda Bashatah)
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Publié le Dimanche 05 juin 2022

Des lauréats du prix Nobel de la paix saluent les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour sauver des «trésors culturels»

  • Des lauréats du prix Nobel et d'autres personnalités se sont réunis pour une retraite de trois jours sur le premier site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite
  • « Maintenant que nous aménageons autour, nous trouvons toutes sortes de trésors archéologiques qui font remon

ALULA : La protection du patrimoine commun de l'humanité est plus cruciale que jamais, alors que les conflits menacent les sites historiques et que l'obsession de la croissance économique met en danger les écosystèmes, a-t-on appris lors d'une conférence de leaders intellectuels mondiaux à AlUla.

Les questions d'identité et les bouleversements auxquels les communautés sont confrontées en raison des changements brutaux ont été soulignées lors d'un débat intitulé « Safeguarding Our Civilization : Comment prévenir l'érosion de notre patrimoine commun », lors de la Conférence des lauréats du prix Nobel et de leurs amis 2022 de Hegra, samedi.

Des lauréats du prix Nobel et d'autres lauréats éminents se sont réunis pour une retraite de trois jours sur le premier site du patrimoine mondial de l'UNESCO en Arabie saoudite afin de définir les mesures à prendre pour aider l'humanité à prospérer au XXIe siècle.

Les principaux intervenants de la conférence, qui s'est tenue sur le thème « Nouvelles ouvertures : des moments décisifs pour une décennie décisive », étaient Jerry Inzerillo, PDG de la Diriyah Gate Authority, l'auteur Jung Chang, Rigoberta Menchu-Tum, militante des droits de l'homme et lauréate du prix Nobel de la paix 1992, et Lech Wałęsa, lauréat du prix Nobel de la paix 1983 et ancien président polonais.

Inzerillo a déclaré à Arab News que la sauvegarde de la civilisation est un aspect essentiel du travail de l'autorité.

« Diriyah est le lieu de naissance du Royaume. C'est la maison des Al-Saud, c'est là que le Royaume a vu le jour, donc nous devons le sauvegarder et le préserver », a-t-il précisé.

De plus en plus de trésors culturels ont été mis au jour grâce au projet de développement, a ajouté M. Inzerillo.

« Maintenant que nous aménageons autour, nous trouvons toutes sortes de trésors archéologiques qui font remonter Diriyah à des centaines, voire des milliers d'années. Plus nous creusons, plus nous trouvons de choses qui témoignent de la richesse du patrimoine culturel du Royaume. »

Pour lui, l'Arabie saoudite donne le bon exemple en matière de sauvegarde de la civilisation.

« Ce que vous voyez actuellement, grâce au roi Salmane, au prince héritier Mohammed ben Salmane et au prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre de la Culture, c’est un gros effort sur la préservation du patrimoine culturel », a-t-il indiqué.

« C'est merveilleux car l'Arabie saoudite est riche en culture. Le roi a proclamé le 22 février Journée de la fondation ; il ne s'agit pas seulement de célébrer les 90 ans du Royaume d'Arabie saoudite, mais aussi les 300 ans d'histoire du pays. L'Arabie saoudite est un pays riche ; culture, patrimoine et identité nationale. Et tout a commencé à Diriyah, c'est pourquoi il n'y a qu'un seul Diriyah », a-t-il ajouté.

Phillip Jones, responsable de la destination à la Commission royale pour AlUla, a déclaré que la conférence offrait aux décideurs mondiaux une chance de travailler ensemble à des solutions globales.

« Elle nous permet d'inviter des personnalités du monde entier à venir relever certains des grands défis auxquels nous sommes confrontés », a-t-il déclaré.

« Nous sommes honorés d'accueillir des personnes de qualité, lauréates du prix Nobel dans de multiples disciplines, car cela nous permet de formuler des recommandations et de résoudre certains des problèmes auxquels le monde est confronté », a déclaré M. Jones.

« Cela nous permet de dire au monde que nous sommes là pour aider ».

Parmi les 120 délégués et invités figuraient 10 lauréats du prix Nobel, ainsi que des lauréats du prix Pulitzer, du prix du roi Faysal, du prix du roi Salmane et 15 étudiants saoudiens talentueux.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.