La collection culturelle initiée par le ministère saoudien aide à dissiper les idées reçues

The library will present 16 aspects of culture and heritage through photographs and videographies that represent the 13 regions of the Kingdom. (SPA)
The library will present 16 aspects of culture and heritage through photographs and videographies that represent the 13 regions of the Kingdom. (SPA)
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Publié le Mardi 27 octobre 2020

La collection culturelle initiée par le ministère saoudien aide à dissiper les idées reçues

  • Dia espère que le processus de collecte se fera de manière professionnelle et sans parti pris
  • C'est une opération qui nécessite de l'organisation, des études approfondies et la coopération de la Société de la culture et des arts ainsi que la coopération des artistes

DJEDDAH: Les artistes saoudiens ont salué la première initiative 16/13 du ministère de la Culture, qui explore la diversité de la culture et de l'art saoudiens à travers une bibliothèque visuelle.

La bibliothèque présentera 16 aspects de la culture et du patrimoine à travers des photographies et des vidéographies qui représentent les 13 régions du Royaume.

Des experts feront le tour de l'Arabie saoudite pour rencontrer des créatifs, examiner leurs travaux et les inclure dans cette initiative.

«Il s'agit d'une étape importante pour le Royaume. Elle est importante pour le monde entier en matière d’archivage de l’art visuel, qu'il s'agisse d'œuvres d'art ou de cinéma», a déclaré à Arab News Dia Aziz Dia, artiste et sculpteur saoudien.

 «C'est important, car cela crée une base de données qui peut être utilisée comme référence pour étudier et comparer des peintures, des photographies, des sculptures et divers types d'arts, et pour découvrir les différences qui existent d'une région à l'autre», ajoute-t-il. 

«Cela pourrait également permettre aux organismes gouvernementaux de découvrir des œuvres d'art dignes d'être exposées dans les musées», poursuit Dia Aziz Dia.

«C’est aussi un bon moyen de documenter l’histoire et d’étudier les œuvres d’art et les normes de l’art ici», explique-t-il. «C’est un processus de niveau international qui existe partout dans le monde, de l'Angleterre aux États-Unis.»

Dia Aziz Dia espère que le processus de collecte se fera de manière professionnelle et sans parti pris.

Il explique qu'il n’a pas été facile de compiler ces travaux. «Recueillir toutes les œuvres à travers le Royaume est un processus complexe. C'est une opération qui nécessite de l'organisation, des études approfondies et la coopération de la Société de la culture et des arts, comme celle des artistes.»

Saad Tahaitah, réalisateur de documentaires et photographe, a déclaré à Arab News que l'initiative était prometteuse. Il y a été exposé par l'intermédiaire du photographe saoudien Nawaf al-Shehri qui, grâce à ses voyages, a participé à la phase de collecte.

«Le ministère fait un travail incroyable. Nawaf al-Shehri et son équipe parcourent le Royaume et filment du contenu pour créer une véritable bibliothèque», explique-t-il.

Saad Tahaitah a travaillé seul sur de nombreux courts métrages pour dépeindre la culture et le patrimoine de la région d'Asir, dans le sud-ouest du pays. «Je ne l’échangerais pour aucun autre endroit, je ne souhaite pas filmer ailleurs que dans ma ville natale.»

«Je me suis lancé dans le documentaire parce que je voulais filmer des histoires vraies. Je ne voulais pas écrire un scénario et embaucher des acteurs, même si cela fonctionne pour certains», formule-t-il. «Ma façon de filmer consiste à laisser la personne vivre sa journée tout en laissant ma caméra branchée.»

Saad Tahaitah a commencé à réaliser des documentaires sur Asir parce qu'il voulait dissiper les idées reçues à son sujet, et les stéréotypes véhiculés par des médias comme «Tash Ma Tash», célèbre émission de comédie saoudienne.

«Asir regorge de beautés naturelles et de paysages à capturer. Ses sites et les personnes qui y vivent sont très divers. Parfois, je vois des choses que je n’avais pas remarquées auparavant et je filme. J’ai vécu ici toute ma vie. Le mode de vie ici peut tout simplement être source d’inspiration», confie-t-il.

 «Nous n’avons pas de danse particulière, nous nous asseyons simplement ensemble et nous dînons. D'une certaine manière, je voulais juste montrer la réalité d'Asir parce que je l’adore.», ajoute-t-il.

Pour lui, cette initiative pourrait corriger les stéréotypes qui existent sur certaines régions du Royaume.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 

 

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Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".