Un créateur saoudien «fier» de voir la duchesse de Cornouailles porter une de ses créations

Camilla, duchesse de Cornouailles, vêtue d’une daqlah, conçue par le créateur saoudien Yahya al-Bishri, lors du concert du jubilé de platine de la reine Elizabeth. (Photo, AFP)
Camilla, duchesse de Cornouailles, vêtue d’une daqlah, conçue par le créateur saoudien Yahya al-Bishri, lors du concert du jubilé de platine de la reine Elizabeth. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 09 juin 2022

Un créateur saoudien «fier» de voir la duchesse de Cornouailles porter une de ses créations

Camilla, duchesse de Cornouailles, vêtue d’une daqlah, conçue par le créateur saoudien Yahya al-Bishri, lors du concert du jubilé de platine de la reine Elizabeth. (Photo, AFP)
  • Yahya al-Bishri ignorait que Camilla avait opté pour une daqlah de sa création pour le concert du jubilé de platine de la reine
  • Dans une interview à Arab News, le créateur raconte que la robe bleu marine ornée de broderies argentées a été offerte au prince Charles lors d’une visite dans le Royaume en 1998

DJEDDAH: Ce n’est pas tous les jours qu’un créateur de mode voit un membre de la famille royale britannique porter l’une de ses créations devant des téléspectateurs du monde entier. Yahya al-Bishri s’est donc dit «choqué» d’apprendre que Camilla, duchesse de Cornouailles, avait opté pour une daqlah de sa création pour le concert du jubilé de platine de la reine le week-end dernier.

«C’est vraiment formidable de voir que le monde entier parle de ma tenue», s’exclame M. Al-Bishri à Arab News depuis son domicile à Djeddah. Pourtant, ce moment qui a changé la donne l’a complètement surpris. «J’étais avec quelques amis lorsque ma femme m’a appelé et m’a demandé: “Tu regardes la Platinum Party?”. Elle m’a annoncé que Camilla portait ma daqlah», raconte-t-il. «En tant que créateur de mode saoudien, je suis tellement fier et heureux que les médias internationaux se soient concentrés sur ma création, aient parlé de la tenue et aient apprécié la tenue de la duchesse de Cornouailles.»

La daqlah, une longue robe ouverte sur le devant et traditionnellement portée par-dessus un thobe, a été offerte au mari de Camilla, le prince Charles, lors d’une visite dans le Royaume en 1998, révèle M. Al-Bishri.

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Camilla, duchesse de Cornouailles, vêtue d’une daqlah, conçue par le créateur saoudien Yahya al-Bishri, lors du concert du jubilé de platine de la reine Elizabeth. (Photo, AFP)

«Lorsque le prince Charles est venu en Arabie saoudite, il a visité un village de la région d’Asir et a porté la daqlah pour la première fois», se souvient-il. «Deux décennies et demie plus tard, cette création est réapparue lors des célébrations du jubilé de platine de la reine de Grande-Bretagne.»

Le fait que la duchesse ait décidé de réutiliser la robe pour sa tenue lors du concert Platinum Party at the Palace témoigne de la qualité et de la longévité de ce modèle. La robe traditionnelle est de couleur bleu marine, avec des inscriptions saoudiennes complexes brodées en fils argentés sur le cachemire.

«Une daqlah peut être portée ouverte ou fermée par les hommes. Camilla l’a portée boutonnée, mettant l’accent sur les magnifiques broderies du tissu. Elle était vraiment magnifique dans cette tenue», précise le créateur de mode. 

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La daqlah dont Camilla était vêtue pour le concert du jubilé de platine de la reine Elizabeth a été offerte au prince Charles lors d’une visite dans le Royaume en 1998. (Photo, AFP)

La daqlah n’est pas sa première réalisation pour la famille royale britannique. Au milieu des années 1980, il avait été chargé de concevoir une robe pour la princesse Diana.

Yahya al-Bishri est né en 1962 à Abha, où il fait ses études primaires avant de déménager à Djeddah pour terminer sa scolarité. Passionné de littérature et de poésie, il a décidé de faire carrière dans le journalisme. En 1986, il a découvert la mode et s’est lancé dans ce secteur. Après avoir étudié en Italie, il a obtenu un diplôme de l’Académie américaine de Paris, en France.

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La robe traditionnelle est de couleur bleu marine, avec des inscriptions saoudiennes complexes brodées en fils argentés sur le cachemire. (Photo fournie)

En 1990, il a ouvert sa maison de couture, Yahya Couture, à Djeddah, qui proposait des robes de mariage et de soirée. Peu de temps après, il a ajouté un département de vêtements pour hommes et a ensuite élargi son offre pour inclure des vêtements pour enfants.

Au cours de sa carrière, ses créations ont été présentées lors de défilés de mode dans le monde entier, notamment en France, en Russie, en Jordanie, en Égypte, aux États-Unis, à Oman, au Maroc, au Liban et, bien sûr, dans son pays natal, l’Arabie saoudite. Parmi les invités de ces défilés très médiatisés figurent des chefs d’État et des membres de la famille royale. Si l’on en croit le choix de la tenue de Camilla le week-end dernier, il semble que le sceau royal d’approbation des créations de Yahya al-Bishri soit appelé à se poursuivre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".