De «Buzz l'Eclair» au documentaire, toute l'animation a rendez-vous à Annecy

Après avoir perdu sa fiancée et son beau visage dans un terrible accident, Clyde doit se confronter à son démon intérieur. (Amok, sélection officielle du  Festival international du film d’animation d’Annecy)
Après avoir perdu sa fiancée et son beau visage dans un terrible accident, Clyde doit se confronter à son démon intérieur. (Amok, sélection officielle du Festival international du film d’animation d’Annecy)
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Publié le Samedi 11 juin 2022

De «Buzz l'Eclair» au documentaire, toute l'animation a rendez-vous à Annecy

  • Le Festival international du film d'animation, principal rendez-vous mondial du secteur, se tient jusqu'à samedi à Annecy, près de la frontière suisse
  • La plupart des majors ont choisi Annecy pour dévoiler hors compétition leurs derniers blockbusters ou de premières images de leurs projets les plus attendus

PARIS : De Buzz l'éclair, l'astronaute de «Toy Story», à des films sur l'art pendant la Shoah: bousculé comme le reste du 7e art par la pandémie et la suprématie des plateformes, le cinéma d'animation se retrouve à partir de lundi à Annecy.

Le Festival international du film d'animation, principal rendez-vous mondial du secteur, se tient jusqu'à samedi dans cette ville française proche de la frontière suisse, avec la remise du Cristal d'Or au meilleur film en compétition.

Nouveau témoignage de l'importance du festival, la plupart des majors, qui comme les plateformes de streaming seront réunies au sein du marché international, ont choisi Annecy pour dévoiler hors compétition leurs derniers blockbusters ou de premières images de leurs projets les plus attendus.

«Les Minions 2: Il était une fois Gru», nouvel opus dérivé d'une saga débutée il y a 12 ans avec «Moi, moche et méchant» et qui a depuis rapporté des milliards de dollars, ouvre le bal dès lundi, avant sa sortie en France le 6 juillet.

Seront également dévoilées les premières images de «Spider-Man: Across the Spider-Verse (Part One)», attendu en 2023, nouveau mariage du monde des super-héros et de l'animation, et celles du «Pinocchio» en animation de Guillermo del Toro, oscarisé pour «La Forme de l'eau» et que Netflix fera venir.

Enfin, Pixar, la filiale de Disney qui a révolutionné le genre il y a un quart de siècle avec «Toy Story», conclura les festivités, avec «Buzz l'Eclair» qui imagine la vie de l'astronaute ayant inspiré le jouet de «Toy Story» (sortie française le 22 juin).

L'édition 2022 du Festival, la première à se tenir entièrement en physique depuis la crise sanitaire, se veut un «feu d'artifice de créativité et de diversité», a fait valoir son directeur Mickaël Marin.

Car au-delà de ces films «stars», le Festival veut continuer à jouer les têtes chercheuses. Son Cristal d'Or a propulsé par le passé des cinéastes comme le Japonais Hayao Miyazaki («Porco Rosso» en 1993) ou le Français Michel Ocelot - qui recevra un Cristal d'Honneur et présentera «le Pharaon, le Sauvage et la Princesse», trois décennies après avoir été sacré pour «Kirikou».

- Salles ou plateformes -

Dix long-métrages tenteront de succéder à «Flee», film nommé aux Oscars après avoir été couronné à Annecy. Visible jusqu'à fin juillet sur arte.tv, ce film sort le 24 août en salles.

Quatre réalisatrices sont sur les rangs, dont Atsuko Ishizuka pour le récit initiatique de trois ados japonais («Goodbye») ou Amandine Fredon, co-réalisatrice avec Benjamin Massoubre d'un hommage à Sempé et Goscinny, déjà dévoilé à Cannes, «Le Petit Nicolas - Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux».

Une nouvelle fois, Annecy met à l'honneur des témoignages ou des films inspirés de faits réels, qu'ils reviennent sur des tragédies de l'histoire ou documentent l'actualité.

«Charlotte» retracera le destin de la peintre juive Charlotte Salomon, assassinée au camp d'extermination nazi d'Auschwitz à 26 ans, quand «Nayola» se veut une plongée dans l'histoire de l'Angola à travers le destin empreint de violence de trois femmes.

En dehors de la compétition principale, il sera question du génocide arménien, à travers le destin d'une survivante, Inna Sahakyan, actrice de cinéma muet («Aurora's Sunrise»), ou des jeunes migrants mexicains aux Etats-Unis («Home is Somewhere Else»).

Si les films seront projetés sur grand écran, la question de la lutte entre plateformes et salles obscures, parfois au sein d'une même major, sera très présente à Annecy.

L'animation est l'un des champs de bataille de cette lutte d'influence. Chez Disney, le débat n'est pas encore tranché: si «Buzz» sort en salles, la multinationale a provoqué à nouveau la fureur des cinémas français en annonçant début juin qu'elle diffuserait sa prochaine production, «Strange World», attendue en fin d'année, directement en ligne.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".