Attaqué par Obama et Biden, Trump affiche sa confiance à dix jours de l'élection

Le président américain Donald Trump, la première dame Melania Trump, l'ancien président américain Barack Obama et son épouse Michelle Obama assistent au service funèbre de l'ancien président américain George H. W. Bush à la cathédrale nationale de Washington, DC, le 5 décembre 2018 (Photo, AFP)
Le président américain Donald Trump, la première dame Melania Trump, l'ancien président américain Barack Obama et son épouse Michelle Obama assistent au service funèbre de l'ancien président américain George H. W. Bush à la cathédrale nationale de Washington, DC, le 5 décembre 2018 (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 25 octobre 2020

Attaqué par Obama et Biden, Trump affiche sa confiance à dix jours de l'élection

  • « Cette élection est un choix entre un super rétablissement Trump ou une dépression Biden »
  • L'ancien vice-président de Barak Obama peut également toujours compter sur le soutien du premier président noir des Etats-Unis, qui a tenu son propre drive-in en Floride, qu'il a remportée en 2008 et 2012

CIRCLEVILLE : Un Joe Biden énergique et un Barack Obama fidèle à lui-même ont accusé samedi Donald Trump d'avoir « complètement foiré » dans sa gestion du coronavirus, mais le président américain a affiché un optimisme à toute épreuve malgré son retard dans les sondages à dix jours de l'élection.

Trois meetings dans autant d'Etats pour le milliardaire républicain, deux rassemblements pour le candidat démocrate après une pause de six jours, et un autre pour l'ancien président des Etats-Unis: la journée de samedi a vu s'enchaîner les rendez-vous avec une intensité rare pour cette campagne ternie par la pandémie de Covid-19.

« Cette élection est un choix entre un super rétablissement Trump ou une dépression Biden », a lancé Donald Trump sous le soleil de Caroline du Nord à un public convaincu, en mettant en avant sa propre guérison du Covid-19 pour promettre une rapide reprise économique.

Débordant d'enthousiasme après avoir voté de manière anticipée en Floride – « pour un type appelé Trump » --, il a ensuite enchaîné avec un meeting dans l'Ohio avant de se rendre dans le Wisconsin dans la soirée, autant d'Etats-clés pour l'élection du 3 novembre.

« Les sondages sont bien meilleurs qu'il y a quatre ans. D'ailleurs ils se rapprochent dangereusement », a assuré l'ex-homme d'affaires de 74 ans qui a repris la campagne à un rythme effréné après son hospitalisation.

Les sondages donnent toujours huit points d'avance en moyenne à Joe Biden à l'échelle nationale, ainsi qu'un avantage plus réduit dans les Etats-clés. Mais Donald Trump semble bénéficier d'un léger frémissement en Floride, qu'il ne peut se permettre de perdre s'il veut être réélu.

« Pire journée »

« Dans dix jours nous allons remporter ce grand Etat et nous allons remporter quatre années de plus à la Maison Blanche », a-t-il encore martelé dans l'Ohio, rappelant sa victoire qui avait fait mentir les sondages en 2016.

Et qu'importe le bilan de plus de 224.000 morts du Covid-19 aux Etats-Unis, le record d'environ 80.000 nouveaux cas de coronavirus enregistré la veille ou les attaques des démocrates, le locataire de la Maison Blanche se veut optimiste.

« C'est ça la présidence Trump », a appuyé au contraire Joe Biden qui a renoué avec le terrain dans sa Pennsylvanie natale, qui avait contribué à la surprise Trump en 2016.

Le ton vigoureux, le candidat démocrate de 77 ans, qui mène campagne à un train de sénateur et limite les contacts avec la foule au nom des précautions sanitaires, avait organisé deux meetings au format « drive-in », s'exprimant sur une scène décorée de citrouilles de Halloween devant ses partisans klaxonnant comme on applaudit depuis leur voiture.

« Hier était la pire journée que nous ayons eue, mais jeudi soir encore, lors du débat, Donald Trump a dit et continue de dire que nous sommes au bout du tunnel, que (le virus) s'en va et que nous allons apprendre à vivre avec. Je lui ai dit que nous n'apprenons pas à vivre avec, mais qu'il nous demande de mourir avec », a-t-il asséné.

« Il n'a toujours pas de plan », a-t-il martelé.

« Autre chose que complètement foirer »

L'ancien vice-président de Barak Obama peut également toujours compter sur le soutien du premier président noir des Etats-Unis, qui a tenu son propre drive-in en Floride, qu'il a remportée en 2008 et 2012.

Toujours très populaire chez les démocrates, et toujours aussi à l'aise sur scène, c'est lui qui a eu la formule la plus tranchante: « Cette pandémie aurait été difficile à gérer pour n'importe quel président », « mais l'idée que cette Maison Blanche ait fait autre chose que complètement foirer est absurde ».

« Donald Trump ne va pas se mettre tout d'un coup à tous nous protéger. Il n'est même pas capable de prendre les précautions élémentaires pour se protéger lui-même », a-t-il ironisé.

« Ils ont fait rappliquer Obama », « et 42 personnes se sont présentées », s'est immédiatement moqué le républicain, qui n'hésite pas, de son côté, à organiser des rassemblements plus massifs avec peu de masques et de distanciation. « Nous avons des milliers, des dizaines de milliers de personnes », a-t-il ajouté, comme pour entretenir une compétition des meetings.

L'ex-magnat de l'immobilier a promis de passer à cinq meetings par jour dans la dernière ligne droite.

Comme plus de 55 millions d'électeurs qui ont déjà voté de manière anticipée avant le 3 novembre, il a accompli son devoir citoyen en début de matinée depuis une bibliothèque de West Palm Beach, près de sa propriété de Mar-a-Lago, sa résidence fiscale depuis qu'il a quitté New York, où il s'était fait huer il y a quatre ans au moment de voter.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.