Une artiste croque un par un les milliers de pubs londoniens

Lydia Wood ajoute quelques touches à son croquis (Photo, Capture d'écran).
Lydia Wood ajoute quelques touches à son croquis (Photo, Capture d'écran).
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Publié le Vendredi 17 juin 2022

Une artiste croque un par un les milliers de pubs londoniens

  • Ses comptes TikTok et Instagram regorgent de dessins en noir et blanc de pubs londoniens
  • Dans de courtes vidéos qui recueillent des milliers de «likes», elle décrit le processus de création, puis brandit son oeuvre devant le pub qui l'a inspirée

LONDRES: Assise en face du pub "The Atlas" dans l'ouest de Londres, Lydia Wood ajoute quelques touches à son croquis, s'arrêtant régulièrement pour tailler son crayon. Cette artiste de 28 ans s'est fixée l'objectif ambitieux de dessiner la totalité des 3 500 pubs de la capitale britannique.

Ses comptes TikTok et Instagram regorgent de dessins en noir et blanc de pubs londoniens. Dans de courtes vidéos qui recueillent des milliers de "likes", elle décrit le processus de création, puis brandit son oeuvre devant le pub qui l'a inspirée.

Elle a déjà croqué "quelques centaines" de ces institutions chéries des Britanniques, souvent non loin de chez elle à Catford, dans le sud-est de Londres.

Son projet est né pendant le confinement, lorsqu'elle a dû interrompre les cours d'art plastique qu'elle donnait à des enfants.

"C'est en quelque sorte venu du fait d'être une habituée des pubs, c'est là que je retrouve mes amis", raconte-t-elle.

La jeune artiste réalise depuis longtemps ce type de dessins qu'elle vend lors de marchés de Noël, mais lorsqu'elle a annoncé son projet, "c'est devenu un peu fou".

La création artistique est désormais son travail à plein temps, et elle exécute principalement des commandes individuelles, notamment de pubs et de maisons, tout en vendant des impressions sur le site Etsy.

Les pubs sont "si typiquement britanniques", dit-elle. "Que vous les fréquentiez ou non, ce sont de superbes bâtiments à voir ou à visiter."

Grossier propriétaire 

Le pub "The Atlas" lui a été suggéré par un abonné sur TikTok. S'il se situe dans une rue calme près d'un cimetière verdoyant, les sirènes des ambulances et la fourgonnette d'un plombier venu se garer juste devant le bâtiment perturbent quelque peu le travail de l'artiste.

Datant de l'époque victorienne, l'établissement en briques rouges a soigneusement préservé ses boiseries d'origine et propose aujourd'hui à sa carte du risotto ou de la cuisse de canard confite.

Bien qu'elle ne se serve pas de son projet comme d'une excuse pour faire la tournée des pubs, elle aime visiter ces établissements pour se faire une idée de leur ambiance - qu'il s'agisse d'un pub "local" avec des habitués du quartier ou d'un "abreuvoir" du centre de la capitale à la clientèle sans cesse renouvelée.

Quelques jours après avoir immortalisé "The Atlas", elle se rend dans le quartier animé de Soho pour dessiner un pub très différent, "The Coach and Horses" qu'elle a déjà fréquenté.

"Quand vous avez été dans un pub, vous avez une sorte de lien avec lui", décrit-elle.

Elle a choisi ce pub parce qu'une personne l'avait évoqué dans un commentaire sous une de ses vidéos sur TikTok lui confiant que son grand-père, Norman Balon, était connu comme "le propriétaire le plus grossier de Londres", et avait dirigé l'établissement pendant plus de 60 ans.

"J'adore ce genre d'anecdotes", reconnait-elle. "Ça m'a tout de suite attirée."

Situé dans un bâtiment historique du XIXe siècle, "The Coach and Horses" est aujourd'hui géré par une chaîne de brasseries. Ce samedi après-midi, il voit défiler un flot constant de passants et de consommateurs qui s'assoient à l'extérieur avec leurs pintes.

Le dessiner a pris près de trois heures. "C'est amusant – il y a beaucoup de monde autour, mais en fait, c'est un dessin assez paisible."


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".