L'Égypte et l'Arabie saoudite soulignent l'importance du sommet arabo-américain qui se tiendra à Riyad

 M. El-Sissi a confié au prince héritier le soin de transmettre ses salutations au roi Salmane. (SPA).
M. El-Sissi a confié au prince héritier le soin de transmettre ses salutations au roi Salmane. (SPA).
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Publié le Mercredi 22 juin 2022

L'Égypte et l'Arabie saoudite soulignent l'importance du sommet arabo-américain qui se tiendra à Riyad

  • Le prince héritier a fait l'éloge du «rôle déterminant et ferme que joue l'Égypte en matière de sécurité et de stabilité dans la région»
  • Le prince héritier a indiqué que sa visite en Égypte venait «consolider les relations distinguées entre les deux pays frères»

LE CAIRE : Le président égyptien Abdel Fattah El-Sissi et le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane ont souligné l'importance du sommet arabo-américain qui se tiendra prochainement à Riyad.

Les deux hommes se sont exprimés lors d'une réunion au Palais fédéral du Caire rassemblant le président, le prince héritier, le vice-Premier ministre égyptien et le ministre de la Défense.

D'après la présidence égyptienne, le prince héritier a fait l'éloge du « rôle déterminant et ferme que joue l'Égypte en matière de sécurité et de stabilité dans la région ».

Le porte-parole officiel du président égyptien, Bassam Rady, a précisé que la rencontre a porté sur les moyens de « renforcer les divers aspects des relations bilatérales existant entre les deux pays, notamment au niveau économique et de l'investissement et d'intensifier les projets communs en fonction des opportunités d'investissement prometteuses qui s'offrent aux deux parties. Parmi les autres sujets abordés, les discussions ont porté sur l'exploitation et l'optimisation de tous domaines de coopération disponibles en vue de favoriser une plus grande collaboration entre les deux pays ».

M. Rady a par ailleurs indiqué que « la réunion s'est attardée sur les questions les plus importantes qui se posent sur la scène internationale et régionale. Les discussions ont montré, selon lui, que les deux pays s'accordent sur la nécessité de poursuivre les efforts communs afin de contrer les risques qui menacent la sécurité et la stabilité des pays et des peuples de la région ».

Les deux dirigeants sont conscients de l'importance du prochain sommet organisé par l'Arabie saoudite et qui réunira les dirigeants des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), l'Égypte, la Jordanie, l'Irak et les États-Unis.

Selon M. Rady, le président égyptien a réitéré l'engagement de son pays à adopter une position ferme vis-à-vis de la sécurité dans le Golfe puisqu'elle constitue un prolongement de la sécurité nationale de l'Egypte. Le président égyptien a également condamné toute manœuvre destinée à déstabiliser le Golfe.

M. El-Sissi a confirmé que son pays était « désireux de continuer à renforcer la concertation et la coordination qu'il entretient avec le roi d'Arabie saoudite, le roi Salmane, et le prince héritier sur diverses questions d'intérêt commun, de même que sur les dossiers relevant de la coopération bilatérale et ce, dans le droit fil des relations historiques et stratégiques qui unissent l'Égypte et l'Arabie saoudite et qui reflètent la volonté politique commune et l'unité du destin ».

Il a également fait l'éloge du « progrès important et qualitatif que connaissent les relations égypto-saoudiennes dans les domaines politique, économique, sécuritaire et militaire ». Le président égyptien a salué par ailleurs « l'échange commercial et le volume des investissements qui ont connu une croissance remarquable, ce qui témoigne de la volonté commune d'aller de l'avant pour approfondir et développer davantage ces relations".

De son côté, le prince héritier a indiqué que sa visite en Égypte venait « consolider les relations distinguées entre les deux pays frères et maintenir le rythme des consultations et de la coordination périodiques et intenses qu'ils mènent à propos des questions régionales communes, ce qui reflète l'engagement des deux pays à approfondir l'alliance stratégique solide qui les unit ».

« Cette visite atteste de notre volonté de renforcer l'unité entre les pays arabes et islamiques pour faire face aux multiples défis que connaît la région à l'heure actuelle », a-t-il ajouté. Il a également espéré que cette visite apportera « un élan aux liens solides et profonds qui unissent les deux pays tant au niveau officiel qu'au niveau de leur population ».

Il a insisté sur l'importance de « la coordination continue, de la consultation intensive et de l'échange de vues entre l'Égypte et l'Arabie saoudite pour relever les défis et résoudre les crises auxquels la nation arabe est confrontée, et pour faire front à l'ingérence dans les affaires intérieures des pays arabes, ingérence qui cherche à déstabiliser la sécurité de la région et de ses populations ».

M. El-Sissi a confié au prince héritier le soin de transmettre ses salutations au roi Salmane et de lui souhaiter bonne santé.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.