Déclaration commune égypto-bahreïnienne sur la qualité de la relation et le besoin de coordination

Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, reçoit le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, à son arrivée à la base aérienne de Sakhir, Bahreïn, le 28 juin 2022. (Reuters)
Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, reçoit le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, à son arrivée à la base aérienne de Sakhir, Bahreïn, le 28 juin 2022. (Reuters)
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Publié le Vendredi 01 juillet 2022

Déclaration commune égypto-bahreïnienne sur la qualité de la relation et le besoin de coordination

  • Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, concluent leurs entretiens à Manama
  • Les deux pays ont affirmé «leur position unifiée à l'égard de toutes les questions et de tous les développements régionaux et internationaux d'intérêt commun»

LE CAIRE: Dans une déclaration commune à l'issue des entretiens entre le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, l'Égypte et Bahreïn ont mis en avant les relations profondes entre les deux pays, ainsi que la nécessité d'une coordination et d'une coopération pour faire face aux défis de la région, maintenir sa sécurité et atteindre la stabilité.
La déclaration commune a été publiée à l'issue d'entretiens bilatéraux au palais de Sakhir à Manama.
Les deux pays ont affirmé «leur position unifiée à l'égard de toutes les questions et évolutions régionales et internationales d'intérêt commun», ainsi qu'une «augmentation du rythme de la coopération économique pour des horizons plus larges qui soutiendraient les intérêts communs des deux pays frères».
Les deux parties sont convenues de «coordonner leurs efforts pour lutter contre le terrorisme et ses organisations, empêcher son financement, et pour épargner à la région les dangers des activités déstabilisatrices».
Elles ont également souligné «le soutien aux efforts arabes visant à exhorter l'Iran à respecter les principes internationaux de non-ingérence dans les affaires des pays arabes, à préserver les principes de bon voisinage et à épargner à la région toutes les activités de déstabilisation, notamment le soutien aux milices armées et la menace de la navigation maritime et des lignes commerciales internationales».
Les deux pays ont rappelé «le soutien aux efforts internationaux visant à empêcher l'Iran d'acquérir une arme nucléaire, la garantie du caractère pacifique du programme nucléaire iranien, le renforcement du rôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le maintien du régime de non-prolifération, et l'importance de soutenir les efforts visant à établir une zone exempte d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive au Moyen-Orient».
En ce qui concerne la crise du Grand barrage de la Renaissance, le souverain de Bahreïn a exprimé «le soutien total du royaume de Bahreïn à la sécurité en approvisionnement d’eau de l’Égypte en tant que partie intégrante de la sécurité en approvisionnement de l'eau arabe» et il a exhorté l'Éthiopie à abandonner sa politique unilatérale en ce qui concerne les fleuves internationaux et à respecter les lois internationales relatives au remplissage et à l'exploitation du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne.
Il a également souligné «la nécessité de négocier de bonne foi avec l'Égypte et le Soudan pour parvenir à un accord juridique contraignant à cet égard, en application de la déclaration présidentielle publiée par le Conseil de sécurité en septembre 2021, de manière à éviter les dommages causés par ce projet aux pays en aval et à renforcer la coopération entre les peuples égyptien, soudanais et éthiopien».
La partie bahreïnie a exprimé sa solidarité absolue avec la République arabe d'Égypte dans toutes les mesures qu'elle prend pour protéger sa sécurité nationale.
Sur la question yéménite, les deux parties ont affirmé leur soutien aux efforts internationaux visant à trouver une solution politique globale à la crise, conformément aux critères internationaux approuvés, et à l'initiative saoudienne visant à y mettre fin. Elles ont également exprimé leur soutien total au Conseil présidentiel yéménite pour qu'il s'acquitte de ses responsabilités constitutionnelles «afin de parvenir à la sécurité, à la stabilité et au développement du Yémen.»
Elles ont également affirmé leur soutien à l'accord d'armistice des Nations unies au Yémen et elles ont salué sa prolongation. Bahreïn a apprécié la réponse de l'Égypte à la demande du gouvernement légitime yéménite et des Nations unies d'assurer des vols directs entre Le Caire et Sanaa pour soutenir cet armistice et soulager les souffrances humanitaires du peuple yéménite.
Les deux parties ont favorablement accueilli la tenue du prochain sommet en Arabie saoudite entre les dirigeants des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), de la Jordanie et de l'Égypte, et la rencontre entre le Premier ministre irakien et le président américain, Joe Biden.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.