Carton plein pour «Salam», le documentaire de Diam’s

Présenté tout d’abord au festival de Cannes, hors compétition, son documentaire, Salam, «paix» en arabe, a attiré plus de 90 000 spectateurs en France en deux jours seulement. (Twitter: @melanie_diams)
Présenté tout d’abord au festival de Cannes, hors compétition, son documentaire, Salam, «paix» en arabe, a attiré plus de 90 000 spectateurs en France en deux jours seulement. (Twitter: @melanie_diams)
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Publié le Mercredi 06 juillet 2022

Carton plein pour «Salam», le documentaire de Diam’s

  • Salam a attiré plus de 90 000 spectateurs en France à l’occasion d’une sortie en salle exceptionnelle les 1er et 2 juillet
  • Le documentaire sera à découvrir à la rentrée sur la plate-forme BrutX

LYON: Carton plein! Le film de Mélanie Georgiades, alias Diam’s, a fait salle comble.

Présenté tout d’abord au festival de Cannes, hors compétition, son documentaire, Salam, «paix» en arabe, a attiré plus de 90 000 spectateurs en France en deux jours seulement, à l’occasion d’une sortie en salle exceptionnelle le 1er et le 2 juillet.

Selon la plate-forme Brut, qui produit le long métrage, Salam a même été le film le plus vu en salles le 1er juillet, figurant à la première place du box-office. Le documentaire, coréalisé par Diam’s, Houda Benyamina et Anne Cissé, revient sur le parcours de l’ex-rappeuse, qui a mis un frein à sa carrière en 2012.

Après des années de silence, l’interprète de La Boulette sort de sa bulle et livre sa vérité, sans filtre, dans un film autobiographique, d'une durée d’une heure vingt. Elle raconte comment elle est passée de l’ombre à la lumière, ses multiples tentatives de suicide, son internement en hôpital psychiatrique, sa quête de la paix, sa conversion salvatrice à l’islam et sa Fondation dédiée à des orphelins au Mali.

Le film propose aussi une succession de témoignages poignants de ses proches et amis intimes qui décrivent notamment la descente aux enfers de l’ex-star. On y retrouve la chanteuse Vitaa, l’auteure Faïza Guène, le footballeur Nicolas Anelka mais aussi sa mère qui se confie pour la première fois devant la caméra.

Dans son documentaire, Mélanie «Diam's» fait voyager le spectateur dans le temps et dans l’espace, au Mali, en Tanzanie et à l’île Maurice, avec des images de paysages à couper le souffle. Elle fait à nouveau don au public de son talent, de sa maîtrise du verbe: avec sa voix singulière, que l’on reconnaît entre mille, Diam’s nous offre un slam, écrit spécialement pour le film.

Pour Sara, qui a vu le film dans un cinéma de Torcy, en banlieue parisienne, le documentaire est un vrai cadeau, un bonheur qui lui a permis de pouvoir réécouter Diam's. «Elle nous livre un commentaire sur image magnifique. Ce film est vraiment touchant, on y retrouve beaucoup de simplicité et de profondeur. Ça nous rappelle l’importance de revenir à l’essentiel dans notre vie de tous les jours», raconte-t-elle.

La salle du Mégarama de Nice fait partie des 186 salles en France à avoir diffusé le film. À la sortie du documentaire, Nathalie a les larmes aux yeux. «Ce film est bouleversant, c’est un vrai message d’amour, de tolérance et de vivre-ensemble.»

Celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion de voir Salam lors de ces séances spéciales pourront découvrir le documentaire à la rentrée sur la plate-forme BrutX.  Dans un dernier message sur Instagram, Mélanie «Diam’s» a tenu a remercier son public: «J’aurais aimé trouver les mots justes pour vous dire ce que je ressens, mais je pense que je ne les trouverais jamais. Vous ne pouvez pas savoir combien j’ai pleuré, combien mon cœur a été touché, combien j’ai souri, combien j’ai remercié le Très-Haut de recevoir tant d’amour. Vos messages, vos retours m’ont bouleversée et je pèse mes mots. C’est si beau ce qu’il s’est passé avec Salam… si beau de constater que l’on peut encore partager de si beaux moments et de si profonds sujets.»

Si Mélanie Diam's indique qu’elle se «coupe des réseaux sociaux» elle assure néanmoins «ne pas pour autant se couper de son public». Elle a d'ailleurs partagé ce lien pour que ses fans puissent lui écrire. 

C'est un fait, la quadragénaire a bel et bien tiré un trait sur le monde de la musique mais nul doute qu'elle continuera à prendre la plume...peut-être même pour un prochain ouvrage...


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".