De plus en plus isolé, Boris Johnson se bat pour sa survie

Boris Johnson quitte le 10 Downing Street à Londres, le mercredi 6 juillet 2022 (Photo, AP).
Boris Johnson quitte le 10 Downing Street à Londres, le mercredi 6 juillet 2022 (Photo, AP).
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Publié le Jeudi 07 juillet 2022

De plus en plus isolé, Boris Johnson se bat pour sa survie

  • Sans crier gare, les ministres de la Santé Sajid Javid et des Finances Rishi Sunak ont claqué la porte mardi soir, déclenchant l'hémorragie
  • L'élection du bureau exécutif du puissant «Comité 1922», compétent pour trancher la question, doit se tenir lundi

LONDRES: Confronté à une "mutinerie" au sein de son gouvernement et du Parti conservateur, le Premier ministre britannique Boris Johnson s'accrochait au pouvoir jeudi, au lendemain d'une journée noire marquée par une avalanche de départs du cabinet et des appels toujours plus nombreux à la démission.

"Johnson se bat pour sa survie", titrait jeudi en Une le Times, résumant le sentiment de la presse britannique après ce que le Daily Telegraph qualifiait de "mutinerie" du gouvernement, qui a abouti en deux jours au départ de plusieurs dizaines de ministres et de conseillers.

La valse des démissions a commencé mardi soir quand, sans crier gare, les ministres de la Santé Sajid Javid et des Finances Rishi Sunak ont claqué la porte, suivis par d'autres membres du gouvernement, de rang moins élevé.

Mercredi soir, le nombre de départs s'élevait à une quarantaine, dont le ministre chargé du Pays de Galles Simon Hart.

Englué dans des scandales répétés, accusé de mensonges répétés, Boris Johnson a balayé toute la journée les appels à la démission venant y compris de ses fidèles, limogeant dans la soirée son ministre Michael Gove, chargé du rééquilibrage territorial, qui dans la matinée l'avait lui aussi appelé à partir.

Selon des médias britanniques, plusieurs ministres de premier plan lui ont demandé de démissionner tant la situation est devenue intenable. Parmi les noms cités, la ministre de l'Intérieur Priti Patel et Nadhim Zahawi, moins de 24 heures après sa nomination comme ministre des Finances.

Aux ministres comme aux députés, Boris Johnson a rétorqué qu'il voulait rester pour se consacrer "aux problèmes extrêmement importants" auxquels le pays est confronté, selon la presse.

"Nous allons continuer avec le gouvernement de ce pays", a assuré le Premier ministre dans l'après-midi face aux chefs des commissions parlementaires, quelques instants après avoir affirmé qu'il passait une semaine "formidable".

Combattif, Boris Johnson a jugé qu'il ne serait pas "responsable" de quitter le pouvoir dans le contexte actuel, entre crise du pouvoir d'achat et guerre en Ukraine.

Un peu plus tôt, lors de la séance hebdomadaire de questions devant les députés, ponctuée de rires et de moqueries, il avait affirmé que le "mandat colossal" qui lui avait été confié par les électeurs en 2019 lui conférait le devoir de "continuer".

Le chef de l'opposition travailliste Keir Starmer a fustigé un "spectacle pathétique" de fin de règne, tandis que le leader du parti nationaliste écossais SNP à la Chambre des communes Ian Blackford a exigé la tenue d'élections anticipées. Une idée que Boris Johnson a rejetée d'un revers de main.

Le ministre chargé de l'Irlande du Nord Brandon Lewis quitte à son tour le gouvernement Johnson

Le ministre britannique chargé de l'Irlande du Nord a annoncé jeudi qu'il démissionnait lui aussi du gouvernement Johnson, qui a perdu près de 50 membres depuis mardi soir.

"Un gouvernement décent et responsable repose sur l'honnêteté, l'intégrité et le respect mutuel - c'est avec un profond regret personnel que je dois quitter le gouvernement étant donné que j'estime que ces valeurs ne sont plus défendues", a-t-il estimé dans une lettre publiée sur Twitter et adressée au Premier ministre Boris Johnson.

 

«Bye Boris»

Les ministres démissionnaires ont eu des mots durs pour le chef du gouvernement, mettant en cause son honnêteté.

Devant les députés, Sajid Javid a détaillé les raisons de son départ, convaincu que Boris Johnson ne changerait pas: "Ca suffit", a-t-il lancé, avant que certains députés ne reprennent un "bye Boris" moqueur lancé par l'un d'eux.

La démission de M. Javid et celle de son collègue des Finances ont été annoncées mardi soir alors que Boris Johnson venait de présenter des excuses après un nouveau scandale.

M. Johnson a reconnu avoir fait une "erreur" en nommant en février dans son gouvernement Chris Pincher, "whip" en chef adjoint chargé de la discipline parlementaire des députés conservateurs. Il a démissionné la semaine dernière après avoir été accusé d'attouchements sur deux hommes.

Après avoir affirmé l'inverse, Downing Street a reconnu mardi que le Premier ministre avait été informé dès 2019 d'anciennes accusations à l'encontre de M. Pincher, mais qu'il les avait "oubliées".

Selon un sondage Savanta ComRes publié mercredi, 72% des Britanniques estiment que le Premier ministre devrait démissionner.

Déjà considérablement affaibli par le scandale des fêtes illégales organisées à Downing Street pendant la pandémie de Covid-19, M. Johnson a survécu il y a quelques semaines à un vote de défiance de son propre camp.

Mais selon la presse britannique, en coulisses, les anti-Johnson sont à la manoeuvre pour permettre un nouveau vote rapidement, en changeant la règle actuelle qui protège le chef du gouvernement pour encore onze mois.

L'élection du bureau exécutif du puissant "Comité 1922", compétent pour trancher la question, doit se tenir lundi.

Boris Johnson, trois années turbulentes au pouvoir

Arrivé triomphant au pouvoir à l'été 2019, Boris Johnson est à la tête du gouvernement britannique depuis trois ans. Discrédité par les scandales, celui qui a toujours refusé de démissionner est poussé vers la sortie par son propre camp conservateur.

Juillet 2019: victoire triomphale

Le champion des pro-Brexit Boris Johnson est élu à la tête du parti conservateur le 23 juillet 2019 après une victoire écrasante face au ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt.

Le lendemain, il est nommé Premier ministre par la reine Elizabeth II, promettant une sortie rapide de l'Union européenne.

Janvier 2020: héros du Brexit

Ultra-populaire, il remporte en décembre 2019 une majorité historique à la Chambre des Communes pour les conservateurs à l'issue d'élections législatives anticipées.

Les députés approuvent son accord sur le Brexit et le 31 janvier 2020, trois ans et demi après le référendum, le Royaume-Uni sort de l'Union européenne.

Avril 2020: pandémie et soins intensifs

Le Premier ministre annonce le 27 mars qu'il a été testé positif au nouveau coronavirus, après avoir éprouvé des symptômes légers.

Le 5 avril, il est hospitalisé. Il est transféré le lendemain en soins intensifs et y restera trois jours.

Avril 2021: les premiers scandales

Le Premier ministre est critiqué depuis le début de la pandémie pour sa gestion de la crise, accusé notamment d'avoir tardé à réagir. En avril 2021, il dément avoir tenu des propos polémiques dans lesquels il s'opposait à un troisième confinement.

Boris Johnson se débat également avec une affaire de lobbying éclaboussant certains membres de son gouvernement et une polémique au sujet du financement coûteux de la rénovation de son appartement de fonction.

Mai 2021: renforcé dans les urnes

Le parti du Premier ministre gagne tout de même du terrain face aux travaillistes lors d'élections locales le 6 mai 2021, s'emparant d'un bastion historique d'Hartlepool dans le nord-est de l'Angleterre.

Décembre 2021: le «partygate»

Début décembre, les révélations s'accumulent sur plusieurs fêtes illégales organisées au coeur du pouvoir lors des confinements. Les Britanniques dénoncent un deux poids deux mesures, le Premier ministre venant d'annoncer un durcissement des restrictions.

La liste des fêtes s'allongent dans les semaines qui suivent et des enquêtes sont ouvertes.

Le 12 avril, Boris Johnson annonce avoir reçu une amende de la police pour avoir enfreint la loi - du jamais vu pour un Premier ministre en exercice - en participant à un pot surprise pour son anniversaire en juin 2020 à Downing Street. Ses explications varient, mais il assure au Parlement qu'il n'a pas enfreint les règles.

Mai 2022: revers électoral

Le scandale fait plonger la popularité du Premier ministre et les Britanniques, étranglés par l'inflation, le font savoir en lui imposant un revers lors d'élections locales le 5 mai.

Juin 2022: vote de défiance

Boris Johnson survit le 6 juin à un vote de défiance des députés de son Parti conservateur provoqué par des frondeurs excédés par le "partygate". Plus de 40% des députés indiquent ne plus avoir confiance dans le Premier ministre, reflétant l'ampleur du malaise.

Juillet 2022: scandales sexuels

Au "partygate" s'ajoute une série embarrassante de scandales sexuels chez les conservateurs, avec notamment un député soupçonné de viol arrêté puis libéré sous caution mi-mai et un ancien parlementaire condamné en mai à 18 mois de prison pour l'agression sexuelle d'un adolescent.

Le 5 juillet, Boris Johnson s'excuse et reconnait une "erreur" en ayant nommé en février dans son gouvernement Chris Pincher, chargé de la discipline parlementaire des députés conservateurs, alors qu'il avait été mis au courant d'accusations à caractère sexuel le visant.

Juillet 2022: démissions en cascade

Le même jour, lassés des scandales, deux ministres de haut rang démissionnent. Ils sont suivis dans les heures qui suivent par une avalanche de démissions au sein du gouvernement.

Le 7 juillet à 10H00 (09H00 GMT), près de 60 membres du gouvernement ont démissionné. Downing Street annonce que le Premier ministre va s'adresser au pays dans la journée tandis que la BBC rapporte qu'il va démissionner de la tête du parti conservateur.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.