La ville de Glasgow devrait accueillir le deuxième Festival des arts islamiques et du mysticisme

Le festival est dédié à la présentation de l’art, de la culture et du mysticisme soufis. Il constitue un événement majeur pour la communauté musulmane en Écosse. (Photo fournie)
Le festival est dédié à la présentation de l’art, de la culture et du mysticisme soufis. Il constitue un événement majeur pour la communauté musulmane en Écosse. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 11 juillet 2022

La ville de Glasgow devrait accueillir le deuxième Festival des arts islamiques et du mysticisme

Le festival est dédié à la présentation de l’art, de la culture et du mysticisme soufis. Il constitue un événement majeur pour la communauté musulmane en Écosse. (Photo fournie)
  • Le festival, qui se tiendra dans la prestigieuse salle d’exposition Tramway et les jardins cachés attenants, accueillera des représentants de haut niveau de tous les principaux groupes religieux
  • Ce week-end fabuleux pour toute la famille servira d’intervention cruciale dans la reprise culturelle de la ville cet été et, une fois de plus, d’espace inestimable pour favoriser l’échange et le dialogue entre les personnes de tous horizons

LONDRES: Le deuxième Festival soufi des arts islamiques et du mysticisme aura lieu à Glasgow les 23 et 24 juillet, après un événement inaugural extrêmement réussi en 2019.

Le festival, qui se tiendra dans la prestigieuse salle d’exposition Tramway et les jardins cachés attenants, accueillera des représentants de haut niveau de tous les principaux groupes religieux lors d’une réception spéciale. On cite notamment l’archevêque de Glasgow, William Nolan; le grand rabbin d’Écosse, Moshe Rubin; le Lord Provost de la ville; les membres élus du gouvernement local; et un haut représentant du gouvernement écossais, ainsi que d’éminents érudits islamiques internationaux, dont deux peuvent retracer leur ascendance jusqu’au prophète Mahomet.

Le festival soufi est dédié à la présentation de l’art, de la culture et du mysticisme soufis. Il constitue un événement majeur pour la communauté musulmane en Écosse.

Cette année, ses organisateurs ont annoncé un nouveau partenariat avec l’association caritative Penny Appeal basée au Royaume-Uni. Celle-ci fournit une aide d’urgence dans plus de 52 pays, en plus de procurer un soutien et un bien-être essentiels aux personnes vivant au Royaume-Uni. Parmi les autres partenaires figurent Tramway Theatre/Glasgow Life, Artzi-i, qui est la plus grande galerie d’art islamique du Royaume-Uni, le centre Al-Waleed de l’université d'Édimbourg, Awaz FM et British Muslim TV.

Le programme principal sera proposé dimanche, tandis que samedi, il y aura une nouvelle fonctionnalité, la conférence soufie, avec des séminaires animés par deux éminents spécialistes des sciences religieuses islamiques: le cheikh égypto-britannique Ahmed Saad al-Azhari, directeur de l’institut Ihsan, et l’écrivain syro-américain cheikh Mohammed al-Ninowy, directeur du Madina Institute et professeur de théologie à l’Université d’Atlanta, en Géorgie.

Financé par Creative Scotland, Arts and Business Scotland et le Glasgow Community Mental Health and Wellbeing Fund, le festival est un moment fort de la reprise culturelle post-Covid en Écosse.

Sufi Festivals (SCIO) est la seule organisation écossaise dédiée aux arts musulmans et le festival est de loin l’événement artistique et culturel le plus important sur le calendrier de la communauté musulmane en Écosse cet été.

Ses organisateurs se sont efforcés de rendre l’événement de cette année aussi inclusif que possible, créant une possibilité d’échange et de célébration sur le plan interreligieux en rassemblant toutes les couches de la société. En 2019, ils ont atteint une répartition de 60:40 entre les musulmans et les non-musulmans et espèrent que cela se répétera cette année.

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Le festival est dédié à la présentation de l’art, de la culture et du mysticisme soufis. Il constitue un événement majeur pour la communauté musulmane en Écosse. (Photo fournie)

Tariq Mahmood, président du SCIO et organisateur principal, déclare: «Le festival présentera le soufisme avec des talents artistiques musulmans célèbres en provenance du Royaume-Uni et de l’étranger, tout en se plongeant encore plus dans les profondeurs philosophiques de l’une des plus anciennes traditions spirituelles du monde.»

«Ce week-end fabuleux pour toute la famille servira d’intervention cruciale dans la reprise culturelle de notre ville cet été et, une fois de plus, d’espace inestimable pour favoriser l’échange et le dialogue entre les personnes de tous horizons au moment où nous renouons des liens au sein de nos communautés.»

Ridwana Wallace-Laher, directrice principale de la croissance chez Penny Appeal, déclare que l’association caritative collectera des fonds pour soutenir l’éducation des enfants vulnérables du monde entier.

«L’éducation n’offre pas seulement la liberté, mais contribue à la mise en place d’une société où les communautés s’unissent et font preuve de compassion les unes envers les autres, dit-elle. Tel est le but ultime: construire une civilisation qui a les moyens de soutenir et de favoriser le développement les générations futures.»

Selon l’ancienne directrice artistique de Tramway, Janie Hopkins, «le festival soufi a clairement le potentiel de devenir un élément important et essentiel de l’offre culturelle et festivalière écossaise, en plus d’avoir une orientation sociale qui rassemble les communautés et touche un plus grand public».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".