Arabie saoudite: Biden qualifie d’«importantes» ses discussions avec le roi et le prince héritier

Joe Biden est reçu au palais Al-Salam à Jeddah par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Joe Biden est reçu au palais Al-Salam à Jeddah par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Joe Biden reçu au palais Al-Salam à Djeddah par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Joe Biden reçu au palais Al-Salam à Djeddah par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Joe Biden reçu au palais Al-Salam à Djeddah par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Joe Biden reçu au palais Al-Salam à Djeddah par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Le président américain, Joe Biden, est accueilli à l'aéroport international King Abdulaziz dans la ville côtière saoudienne de Djeddah, lors de son arrivée en provenance d'Israël. (AFP)
Le président américain, Joe Biden, est accueilli à l'aéroport international King Abdulaziz dans la ville côtière saoudienne de Djeddah, lors de son arrivée en provenance d'Israël. (AFP)
Le président américain, Joe Biden, est accueilli à l'aéroport international King Abdulaziz dans la ville côtière saoudienne de Djeddah, lors de son arrivée en provenance d'Israël. (AFP)
Le président américain, Joe Biden, est accueilli à l'aéroport international King Abdulaziz dans la ville côtière saoudienne de Djeddah, lors de son arrivée en provenance d'Israël. (AFP)
Le président américain, Joe Biden, est accueilli à l'aéroport international King Abdulaziz dans la ville côtière saoudienne de Djeddah, lors de son arrivée en provenance d'Israël. (AFP)
Le président américain, Joe Biden, est accueilli à l'aéroport international King Abdulaziz dans la ville côtière saoudienne de Djeddah, lors de son arrivée en provenance d'Israël. (AFP)
Le président américain, Joe Biden, est accueilli à l'aéroport international King Abdulaziz dans la ville côtière saoudienne de Djeddah, lors de son arrivée en provenance d'Israël. (AFP)
Le président américain, Joe Biden, est accueilli à l'aéroport international King Abdulaziz dans la ville côtière saoudienne de Djeddah, lors de son arrivée en provenance d'Israël. (AFP)
Le président américain, Joe Biden, est accueilli à l'aéroport international King Abdulaziz dans la ville côtière saoudienne de Djeddah, lors de son arrivée en provenance d'Israël. (AFP)
Le président américain, Joe Biden, est accueilli à l'aéroport international King Abdulaziz dans la ville côtière saoudienne de Djeddah, lors de son arrivée en provenance d'Israël. (AFP)
Joe Biden rencontre le roi Salmane (Photo, Fournie).
Joe Biden rencontre le roi Salmane (Photo, Fournie).
Joe Biden rencontre le roi Salmane (Photo, Fournie).
Joe Biden rencontre le roi Salmane (Photo, Fournie).
Joe Biden rencontre le roi Salmane (Photo, Fournie).
Joe Biden rencontre le roi Salmane (Photo, Fournie).
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Publié le Samedi 16 juillet 2022

Arabie saoudite: Biden qualifie d’«importantes» ses discussions avec le roi et le prince héritier

  • Djeddah constitue la dernière étape de la tournée de Biden au Moyen-Orient
  • Les besoins de l'Arabie saoudite en matière de sécurité ainsi que les questions énergétiques mondiales ont été abordés

RIYAD: Le président américain Joe Biden est arrivé vendredi en Arabie saoudite, dernière étape de sa première tournée au Moyen-Orient en tant que président américain, où il a rencontré les dirigeants du Royaume.

Dans un discours prononcé depuis l’hôtel à Djeddah vendredi soir, Biden a affirmé avoir eu des «discussions importantes» avec le roi Salmane et le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Il a salué le rôle joué par le Royaume dans la «stabilité» du Yémen et son soutien à un cessez-le-feu négocié par l'ONU. Biden a ajouté: «J'ai convenu avec les dirigeants saoudiens d’approfondir et d’étendre ce cessez-le-feu.»

Joe Biden en conférence de presse à Riyad après sa rencontre avec Mohammed ben Salmane (Photo, AP).

Il a annoncé que les forces de maintien de la paix à Tiran et Sanafir quitteront leurs positions, ce qui, selon lui, contribuera au développement des deux îles pour les investissements et le tourisme.

Il a ajouté que la question des besoins de l'Arabie saoudite en matière de sécurité ainsi que les questions énergétiques mondiales ont également été abordées, notamment la coopération sur les initiatives concernant l’énergie propre.

Biden est arrivé à l'aéroport international Roi Abdelaziz de Djeddah, ville portuaire de la mer Rouge, au troisième jour d'une tournée de quatre jours au Moyen-Orient, où il a été reçu par le prince Khalid al-Faisal, gouverneur de La Mecque, et par l'ambassadrice saoudienne aux États-Unis, la princesse Reema bent Bandar.

Il a ensuite rencontré le roi, où ils ont passé en revue les relations historiques entre l'Arabie saoudite et les États-Unis et les moyens de les renforcer afin de servir les intérêts des deux pays dans divers domaines, selon l'agence de presse saoudienne officielle.

Pendant les deux premiers jours, Biden a rencontré des responsables israéliens et s'est rendu en Cisjordanie vendredi pour rencontrer le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ainsi que d'autres personnalités, avant de s'envoler pour l'Arabie saoudite.

Le président américain a également rencontré le prince héritier Mohammed ben Salmane au palais Al-Salam, où ils ont aussi discuté des aspects de la coopération bilatérale dans plusieurs domaines, ainsi que des moyens qui permettraient de relever les défis régionaux et internationaux.

Le ministre de l'Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, le ministre des Sports, le prince Abdelaziz ben Tourki ben Faisal al-Saoud, le ministre de l'Intérieur, le prince Abdelaziz ben Saoud ben Naïf, l'ambassadrice saoudienne aux États-Unis, la princesse Reema bent Bandar, et le ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, ainsi que plusieurs autres hauts fonctionnaires ont assisté aux discussions.

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Biden est reçu au palais Al-Salam à Djeddah par le prince héritier Mohammed ben Salmane (Photo, SPA).

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, le conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan et l'envoyé américain au Yémen, Tim Lenderking, ont également assisté à la réunion.

Biden participera aussi samedi à une réunion des dirigeants du Conseil de coopération du Golfe — Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite et EAU — avant de rentrer à Washington. Les dirigeants de l'Égypte, de l'Irak et de la Jordanie, pays voisins du Moyen-Orient, seront également présents.

Les dirigeants saoudiens ont ouvert la voie aux avions israéliens pour utiliser leur espace aérien en annonçant la levée des restrictions imposée à «tous les transporteurs», une décision que Biden a qualifié d’«historique».

«La décision de l'Arabie saoudite peut contribuer à renforcer l’élan vers une intégration plus avancée d'Israël dans la région, notamment avec l'Arabie saoudite», a estimé le président américain.

Le vol direct de Biden est le premier effectué par un président américain entre Israël et l'Arabie saoudite.

(Avec l'AFP et Reuters)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.