Le port King Abdullah inverse la vapeur pour résoudre la crise de la chaîne d'approvisionnement mondiale

Les ports du Royaume gèrent aujourd'hui environ 20 % du marché du transbordement de la région, mais les autorités ont pour objectif de porter ce chiffre à 50 % d'ici 2030. (SPA/fournie)
Les ports du Royaume gèrent aujourd'hui environ 20 % du marché du transbordement de la région, mais les autorités ont pour objectif de porter ce chiffre à 50 % d'ici 2030. (SPA/fournie)
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Publié le Dimanche 17 juillet 2022

Le port King Abdullah inverse la vapeur pour résoudre la crise de la chaîne d'approvisionnement mondiale

  • La densité exceptionnelle de nos grues nous a permis de rester l'un des ports les plus efficaces, affirme Ports Development Co (PDC)
  • Le port King Abdullah se trouve à seulement 15 minutes du mouillage, ce qui permet un accès facile aux postes d'amarrage

DJEDDAH : Alors que les entreprises de la chaîne d'approvisionnement mondiale trouvent des moyens de lutter contre les pires encombrements maritimes, le port le plus efficace du monde apparaît comme un port sûr pour désengorger les pressions logistiques mondiales.

Le port King Abdullah (KAP) a récemment franchi la barre des 15 millions d'équivalents vingt pieds en un temps record de moins de neuf ans depuis le début de l'exploitation de son terminal à conteneurs. Cette étape fait suite à une augmentation de 31 % du débit de conteneurs en 2021.

« Nous attribuons ces résultats à nos infrastructures et installations de pointe construites selon les normes mondiales, ainsi qu'à notre modèle commercial de partenariat public-privé très efficace », a déclaré Jay New, PDG de KAP, dans une interview exclusive accordée à Arab News.

EN BREF

- Créé en 2010, le KAP est le premier port du Moyen-Orient à être détenu et exploité par le secteur privé et constitue le projet phare de Ports Development Co. (PDC).

- PDC est une coentreprise entre Emaar Economic City et Huta Marine Works Ltd – deux des plus grands développeurs d'infrastructures du Moyen-Orient.

- Selon un rapport de 2021, KAP est arrivé en tête des ports à conteneurs les plus efficaces parmi 443 ports dans le monde, selon le Container Port Performance Index.

Créé en 2010, le KAP est le premier port du Moyen-Orient à être détenu et exploité par le secteur privé et constitue le projet phare de Ports Development Co.

PDC est une coentreprise entre Emaar Economic City et Huta Marine Works Ltd. – deux des plus grands promoteurs d'infrastructures du Moyen-Orient.

« La décision de PDC d'introduire ce concept n'a pas été facile à prendre, car il a fallu convaincre les parties prenantes, dont beaucoup n'étaient pas familières avec ce modèle économique. Le processus de développement et d'exploitation simultanés était tout aussi exigeant », a déclaré New.

D’après un rapport publié par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence, le KAP est arrivé en tête des ports à conteneurs les plus efficaces parmi 443 ports dans le monde selon le Container Port Performance Index de 2021.

« Le port King Abdullah se trouve à seulement 15 minutes du mouillage, ce qui permet un accès facile et rapide aux postes d'amarrage. Cela, ainsi que notre exceptionnelle densité de grues, nous a permis de rester l'un des ports les plus efficaces et à la croissance la plus rapide, avec une croissance remarquable des volumes », a déclaré le PDG.

Survivre à la pandémie

Le port a réalisé cet exploit, malgré la pandémie Covid-19 qui a fait des ravages sur le trafic maritime en 2021, notamment en provoquant des perturbations de la chaîne d'approvisionnement mondiale, des taux de fret élevés et des schémas commerciaux incohérents.

« Au port King Abdullah, nous sommes très fiers du travail accompli pour revitaliser le secteur de la logistique et le commerce maritime tout au long des perturbations de la chaîne d'approvisionnement mondiale pendant et après la pandémie. », a déclaré New.

Jay New, PDG du port King Abdullah (fournie)
Jay New, PDG du port King Abdullah (fournie)

Le PDG a attribué le succès de ces efforts à l'amélioration de la préparation opérationnelle des stations et des terminaux du port, qui ont été équipés pendant la pandémie pour recevoir une grande variété de nourriture, de médicaments et d'équipements médicaux.

Au port King Abdullah, nous sommes très fiers du travail accompli pour revitaliser le secteur de la logistique et le commerce maritime tout au long des perturbations de la chaîne d'approvisionnement mondiale pendant et après la pandémie.

Jay New, PDG du port King Abdullah

En 2020, le port a enregistré un taux de croissance des importations de 16 %, les importations de produits pharmaceutiques et médicaux ayant augmenté de 72 %.

« Pendant cette période, nous avons conçu et mis en œuvre des moyens innovants pour continuer à travailler 24 heures sur 24 sans interruption », a-t-il ajouté.

Partenariat avec Maersk

En juin 2021, KAP s'est associé à Maersk, un fournisseur mondial de services de logistique et de chaîne d'approvisionnement, pour lancer le Maersk Integrated Logistics Hub à l'intérieur du port.

Cette initiative vise à répondre à une exigence logistique essentielle des exportateurs qui ont déjà accès aux solutions de Maersk, telles que le transport terrestre des marchandises, le dédouanement et la logistique maritime, garantissant ainsi une offre logistique véritablement intégrée.

Le hub sert de solution de chaîne d'approvisionnement centrale pour les exportateurs de produits pétrochimiques du Royaume, en facilitant le stockage des marchandises exportées et en permettant la manutention, l'empotage et la navette des palettes.

« La création du hub fait partie d'une initiative majeure visant à accroître l'efficacité des performances et la compétitivité du secteur logistique saoudien », a déclaré le PDG.

Prouesses technologiques

New estime que l'automatisation et la numérisation sont de plus en plus essentielles pour une industrie portuaire florissante.

« Nous pensons que les nouveaux investissements doivent se concentrer sur l'exploitation du potentiel des nouvelles technologies pour améliorer les offres de services et l'efficacité. Nous avons continué à développer nos efficacités procédurales et opérationnelles grâce à la transformation numérique », a ajouté New.

Le service de communications personnelles du port, développé par IBM, est doté d'une passerelle unifiée à guichet unique, de services de conversion de documents, d'une visibilité en temps réel, de notifications d'alerte et d'analyses avancées, ce qui permet aux utilisateurs d'accéder facilement à toute une série d'informations importantes sur les navires et les marchandises.

Son système Smart Gate a été intégré au PCS afin de créer une interface plus efficace entre les opérations de porte et les autorités gouvernementales telles que l'Autorité de la Zakat, des impôts et des douanes et les gardes-frontières.

« Cette automatisation poussée a considérablement amélioré l'efficacité opérationnelle et les délais d'exécution », a-t-il déclaré.

Conceptions de la chaîne d'approvisionnement mondiale

Les ports du Royaume gèrent aujourd'hui environ 20 % du marché du transbordement de la région, mais les autorités ont pour objectif de porter ce chiffre à 50 % d'ici 2030.

Avec la création de quatre nouvelles zones économiques spéciales dans le Royaume, les ports nationaux bénéficient de l'augmentation des investissements étrangers directs, de l'activité commerciale et des flux d'échanges dans les domaines de la logistique, de la fabrication, des services financiers, de la technologie, etc.

New estime que le KAP occupe une position concurrentielle dans le secteur en raison de plusieurs facteurs, tels que son emplacement sur la mer Rouge, sur la principale route commerciale Est-Ouest, qui représente 13 % de l'ensemble du commerce mondial.

Le port fait partie de la King Abdullah Economic City (KAEC), ce qui lui confère un autre avantage stratégique.

« Notre proximité avec la vallée industrielle, qui fait partie de la KAEC, permet aux entreprises d'avoir une base près du port et leur donne un accès direct à de vastes installations de transport extérieur, notamment un réseau autoroutier ultramoderne et la nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse Haramain », a-t-il déclaré.

La ville a récemment accueilli la première usine de véhicules électriques de Lucid en dehors des États-Unis, qui produira jusqu'à 150 000 véhicules électriques par an.

Le KAP offre également un accès au futur Saudi Landbridge Project, qui reliera directement Riyad, Dammam et le reste des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Le projet reliera les parties occidentale et orientale du Royaume et pourrait coûter environ 100 milliards de SR (26 milliards de dollars) une fois tous les facteurs pris en compte.

Les contrats seront signés d'ici un an et la mise en œuvre du projet prendra cinq à sept ans, a déclaré le ministre des Transports et de la logistique, Saleh Al-Jasser.

Le KAP a lancé en mai dernier un nouveau service international de fret en transit, soutenu par un transport terrestre entre l'Arabie saoudite et les pays du CCG, réduisant le délai de 13 à 16 jours par voie maritime à 4 à 6 jours par voie terrestre.

Selon un communiqué publié par le KAP, cette initiative permet de rationaliser en trois heures le processus allant de l'arrivée des marchandises au port à leur expédition vers leur destination finale, ce qui réduira également les coûts de stockage.

« Avec des installations de traitement ultramodernes, l'un des postes d'amarrage les plus profonds du monde et un service de communications personnelles entièrement intégré, le KAP est en bonne voie pour atteindre son objectif de devenir l'un des meilleurs ports du monde », a déclaré New.


Middle East Energy 2026: la France mise sur des réseaux électriques plus intelligents et résilients dans le Golfe

 La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
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  • Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures
  • À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035

DUBAÏ : La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. À travers un pavillon dédié de Business France, 13 entreprises françaises présenteront leurs technologies et leur expertise dans des domaines allant de la protection des réseaux à l’intégration des énergies renouvelables.

Cette participation intervient alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) accélèrent la transformation de leurs systèmes électriques. L’augmentation de la demande en électricité, le développement rapide des énergies renouvelables et la numérisation des économies régionales placent désormais les réseaux électriques au cœur des stratégies énergétiques.

Pour la France, cette évolution ouvre un espace important pour ses entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, l’automatisation, la cybersécurité des systèmes industriels, le stockage et l’alimentation électrique critique.

Des investissements massifs dans les infrastructures électriques

Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures énergétiques et de ses réseaux intelligents.

À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035. L’objectif est de recourir davantage aux technologies numériques, à l’automatisation et à l’analyse des données afin d'améliorer la fiabilité et l’efficacité du réseau et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Le mouvement dépasse les frontières des Émirats. Dans l’ensemble du CCG, les interconnexions électriques et la flexibilité des réseaux deviennent des priorités à mesure que les capacités de production évoluent.

Parmi les projets structurants figure notamment l’interconnexion directe entre Oman et le réseau électrique du CCG, portée par la GCC Interconnection Authority. Le projet prévoit environ 530 kilomètres de lignes de transport à 400 kV, afin de renforcer les échanges d’électricité entre Oman et le réseau régional et d’accroître la résilience du système électrique.

Le réseau, nouveau pilier de la transition énergétique

La transformation du secteur énergétique du Golfe ne se limite plus à la construction de nouvelles capacités de production. Elle concerne désormais l’ensemble de l’infrastructure permettant de transporter, distribuer, contrôler et sécuriser l’électricité.

Cette évolution est particulièrement importante avec l’essor du solaire et d’autres sources renouvelables, dont la production peut être variable. Les réseaux doivent ainsi devenir plus flexibles et capables de gérer des flux d’électricité plus complexes.

À l’échelle mondiale, les besoins d’investissement sont considérables. Selon le rapport Electricity 2026 de l’Agence internationale de l’énergie, les investissements annuels dans les réseaux électriques devront augmenter d’environ 50 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau actuel d’environ 400 milliards de dollars, pour suivre la croissance de la demande mondiale.

La résilience des infrastructures, leur capacité à intégrer les énergies renouvelables et leur numérisation deviennent ainsi des enjeux stratégiques, aussi bien pour les économies développées que pour les marchés du Golfe.

Un partenariat franco-émirati qui s’élargit

La présence française à Middle East Energy s'inscrit également dans le renforcement des relations économiques entre Paris et Abou Dhabi.

Les Émirats arabes unis constituent le premier client de la France dans le Golfe. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 10,8 milliards d’euros en 2025, contre 8,5 milliards en 2024 et 7,4 milliards en 2023.

La coopération bilatérale s’étend désormais à plusieurs secteurs stratégiques, notamment la transition énergétique, la lutte contre le changement climatique, les technologies avancées et l’intelligence artificielle.

En février 2025, Masdar, TotalEnergies et 2PointZero ont notamment signé un accord-cadre visant à favoriser le développement de l’accès aux énergies propres dans les marchés émergents, dans le cadre du UAE-France High-Level Business Council.

Cette coopération s’appuie également sur le Partenariat stratégique global dans le domaine de l’énergie, établi entre la France et les Émirats en 2022.

Treize entreprises françaises au rendez-vous

Le pavillon français réunira 13 entreprises couvrant plusieurs segments de la chaîne de valeur électrique.

Dans le domaine de la protection et de la résilience des réseaux, CITEL-2CP, France Paratonnerres, INDELEC, OBSTA et SERGI Transformer Protector présenteront notamment des solutions de protection contre les surtensions et la foudre, de prévention des explosions et incendies de transformateurs, ainsi que des technologies destinées aux infrastructures critiques.

Sur le volet de la mesure, de la supervision et de l’automatisation, Chauvin Arnoux Middle East / Chauvin Arnoux Energy, AOIP et Straton Automation proposeront des solutions de surveillance des réseaux électriques, de test et mesure, d’étalonnage et d’automatisation industrielle.

Michaud Export, Transalpes Composite et SOC EXPL General Produits Industriels mettront pour leur part en avant leur expertise dans les réseaux de distribution basse tension, les supports de réseaux et les solutions industrielles isolantes.

Enfin, EnerSys, Infosec UPS System et Terracotta présenteront des solutions liées à l’alimentation électrique critique, notamment les batteries, les chargeurs, les systèmes d’alimentation sans interruption et les équipements électriques.

Au-delà de la diversité des technologies présentées, cette présence française illustre une volonté de se positionner sur l’ensemble de la transformation des réseaux électriques du Golfe.

Alors que les pays de la région cherchent à concilier croissance de la demande, déploiement des renouvelables et sécurité énergétique, la prochaine étape de leur transition pourrait bien se jouer moins dans la seule capacité de produire davantage d’électricité que dans celle de disposer de réseaux capables de la transporter, de la gérer et de la sécuriser plus intelligemment.


La carte Visa marque le retour de la Syrie dans le système financier mondial: Al-Sharaa utilise sa carte pour acheter un café

« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
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  • Les États-Unis ont retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme après 47 ans
  • « Prêts à reconstruire la nation », déclare Ahmad Al-Sharaa

RIYAD: « En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? »

D’un simple geste sur un terminal de paiement à Damas, le président Ahmad Al-Sharaa a marqué le retrait de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme et le retour de ce pays arabe au sein du système financier mondial.

Dans une vidéo diffusée tôt jeudi matin, Al-Sharaa a utilisé une carte Visa pour payer un café alors qu’il était assis aux côtés de Safwat Raslan, le gouverneur de la banque centrale de la République arabe syrienne.

Raslan a publié la vidéo sur X, en déclarant : « Assister à ce moment aux côtés de Son Excellence le président Ahmad Al-Sharaa, et voir le premier paiement par carte Visa s'effectuer au cœur de Damas le lendemain du retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, est pour moi un sentiment difficile à exprimer avec des mots. »


Lundi, les États-Unis ont franchi une étape historique en retirant la Syrie de cette liste après 47 ans, libérant ainsi ce pays arabe des graves conséquences économiques liées à cette désignation.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué : « La mesure prise aujourd’hui contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique. »

Les rebelles menés par Al-Sharaa ont renversé Bachar al-Assad, qui dirigeait la Syrie depuis longtemps, en décembre 2024, au terme d’une guerre civile dévastatrice qui a duré 13 ans.

Al-Sharaa a salué cette décision en déclarant : « La Syrie se débarrasse d’une tache sombre et tourne la page sur un chapitre douloureux de son passé pour s’engager sur la voie du développement, de la reconstruction et du renouveau. »


Le ministre saoudien de l’Investissement : «Notre économie offre d’importantes opportunités aux entreprises françaises»

 Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
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  • M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.
  • Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne

PARIS: Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, a déclaré lundi que les investissements directs étrangers (IDE) français en Arabie saoudite avaient atteint 16,3 milliards d’euros, soulignant que la France était la quatrième source d’IDE du Royaume.

Il a ajouté que la présence des entreprises françaises en Arabie saoudite s’étendait désormais à plus de 18 secteurs.

S’exprimant lors de l’ouverture de la Table ronde franco-saoudienne sur l’investissement organisée à Paris, à laquelle participait également Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.

Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en France du prince héritier et Premier ministre Mohammed ben Salmane. Organisée par le ministère de l’Investissement, elle rassemble des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise et des dirigeants de grandes sociétés des deux pays.

Les discussions portent sur les opportunités d’élargir les partenariats dans des secteurs tels que l’industrie, les transports et la logistique, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques, entre autres. La signature de nouveaux accords et protocoles d’accord est également prévue.

L’énergie, domaine phare de la coopération

Le ministre de l’Investissement a souligné que le secteur du pétrole et du gaz figurait parmi les industries les plus susceptibles de bénéficier du renforcement des relations saoudo-françaises, compte tenu de la présence de longue date des entreprises françaises dans le secteur énergétique du Royaume.

La coopération s’étend également à l’ensemble du paysage énergétique, notamment aux énergies renouvelables, à l’hydrogène et aux infrastructures de réseau, tandis que les entreprises françaises continuent de renforcer leur présence dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, des transports, de la construction, de l’eau et des services.

L’énergie reste l’un des domaines phares de l’engagement français en Arabie saoudite, parallèlement aux opportunités croissantes dans de nouveaux secteurs étroitement liés à la dynamique de diversification économique du Royaume dans le cadre de la Vision 2030.

De l’énergie et de l’industrie à l’intelligence artificielle

Le partenariat d’investissement entre les deux pays s’étend de plus en plus au-delà des secteurs traditionnels pour s’orienter vers la nouvelle économie, en particulier l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques, la culture, les industries créatives et l’exploitation minière.

L’intégration de ces secteurs à l’ordre du jour de la table ronde reflète les efforts des deux parties pour transformer des liens économiques bien établis en partenariats d’investissement dans certains des secteurs connaissant la croissance la plus rapide, en tirant parti de la demande croissante sur le marché saoudien et des capacités technologiques et industrielles des entreprises françaises.

Les entreprises françaises sont déjà présentes dans des secteurs tels que les transports et la logistique, les services liés à l’eau et à l’environnement, l’hôtellerie et la santé. À mesure que l’économie saoudienne poursuit son expansion, de nouvelles opportunités apparaissent dans les domaines des technologies de pointe et de l’industrie manufacturière.