De Penelope Cruz à Timothée Chalamet, pluie de stars au festival de Venise

L'actrice espagnole Penelope Cruz est la protagoniste d'un film italien, «L'immensité» d'Emanuele Crialese. (Photo, AFP)
L'actrice espagnole Penelope Cruz est la protagoniste d'un film italien, «L'immensité» d'Emanuele Crialese. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 26 juillet 2022

De Penelope Cruz à Timothée Chalamet, pluie de stars au festival de Venise

L'actrice espagnole Penelope Cruz est la protagoniste d'un film italien, «L'immensité» d'Emanuele Crialese. (Photo, AFP)
  • Au total, 23 films seront en compétition à cette Mostra (31 août-10 septembre), qui se veut «une fenêtre ouverte sur le monde», a souligné lors de sa présentation en ligne le directeur artistique Alberto Barbera
  • Très attendu, «Bones and all», de l'Italien Luca Guadagnino, affiche une distribution hollywoodienne, de Timothée Chalamet à Chloë Sevigny

ROME: De Penelope Cruz à Cate Blanchett en passant par Catherine Deneuve et Timothée Chalamet, une pluie de stars sont attendues au 79e festival de Venise, où les cinéastes Darren Aronofsky, Alejandro Inarritu et Luca Guadagnino seront en lice pour le Lion d'or du meilleur film. 

Au total, 23 films seront en compétition à cette Mostra (31 août-10 septembre), qui se veut « une fenêtre ouverte sur le monde », a souligné lors de sa présentation en ligne le directeur artistique Alberto Barbera, dénonçant notamment la détention de trois cinéastes en Iran. 

L'un d'entre eux, Jafar Panahi, qui doit purger une peine de six ans pour « propagande contre le régime », sera d'ailleurs en compétition avec « Kherst Nist » (« Les ours n'existent pas »). 

La France est particulièrement bien représentée cette année avec cinq films en compétition: « Les enfants des autres » de Rebecca Zlotowski avec Virginie Efira (« en état de grâce », dixit Barbera), « Un couple » de Frederick Wiseman, « Les miens », un portrait de famille signé Roschdy Zem, « Athena », une fiction de Romain Gavras sur une révolte en banlieue, et « Saint Omer » d'Alice Diop, un premier film abordant le thème délicat de l'infanticide. 

Le cinéaste-écrivain français Florian Zeller s'est offert Hugh Jackman, Laura Dern et Anthony Hopkins pour la production britannique « Le fils », adaptée de sa pièce éponyme sur les rapports père-fils. 

Les stars ne manqueront pas cette année sur le tapis rouge du Lido face à la mer: l'actrice espagnole Penelope Cruz est la protagoniste d'un film italien, « L'immensité » d'Emanuele Crialese, tandis que l'Australienne Cate Blanchett incarne une cheffe d'orchestre dans « TAR » de Todd Field. 

Ce festival marquera aussi le retour du réalisateur américain Darren Aronofsky avec « The whale » (« La baleine »), tiré d'une pièce de théâtre et avec Brendan Fraser en tête d'affiche. 

Pape et Ukraine 

Autre grand nom: le Mexicain Alejandro Inarritu, qui présentera un film « très personnel » selon Barbera: « Bardo, la fausse chronique de quelques vérités ». 

Très attendu, « Bones and all », de l'Italien Luca Guadagnino, affiche une distribution hollywoodienne, de Timothée Chalamet à Chloë Sevigny. 

La Britannique Tilda Swinton sera au générique de « The eternal daughter » de Joanna Hogg, tandis que Colin Farrell sera le protagoniste de « The banshees of Inisherin » de Martin McDonagh. 

« Blonde » de Andrew Dominik, un film inspiré de Marilyn Monroe avec Ana de Armas dans le rôle-titre et Adrien Brody, devrait faire tourner les têtes. 

L'action militante de l'artiste photographe Nan Goldin sera au centre de « All the beauty and the bloodshed » de Laura Poitras, sur le scandale des opiacés aux Etats-Unis. 

Et c'est à « White noise » de Noah Baumbach, avec Adam Driver et Greta Gerwig, que reviendra l'honneur d'ouvrir la compétition vénitienne. Le jury de la Mostra est présidé cette année par l'actrice américaine Julianne Moore, entourée notamment de la réalisatrice française Audrey Diwan et du prix Nobel de Littérature Kazuo Ishiguro. 

Comme toujours, la Mostra sera aussi marquée par de nombreux événements hors compétition, comme la présentation du documentaire de Gianfranco Rosi « In viaggio » (« En voyage »), réalisé à partir d'images du pape François en visite dans le monde entier. 

Les fracas de la guerre arriveront jusqu'au Lido, avec notamment deux documentaires: « La liberté en feu: la bataille de l'Ukraine pour la liberté » de Evgeny Afineevsky, et « The matchmaker » de Benedetta Argentieri, sur une Britannique qui recrutait pour le compte du groupe Etat islamique. 

L'actrice française Isabelle Huppert, habituée des tapis rouges, sera présente dans la section parallèle « Horizons » avec « La syndicaliste » de Jean-Paul Salomé, tandis que le très polémique Oliver Stone présentera son documentaire « Nucléaire ». Une autre star hexagonale, Catherine Deneuve, recevra un Lion d'or d'honneur. 

Enfin, les midinettes ne manqueront pas de se pâmer avec la venue attendue du phénomène de la pop anglaise Harry Styles, qui figure au côté de Chris Pine à l'affiche de « Ne t'inquiète pas chérie », un thriller psychologique de et avec Olivia Wilde. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".