Le combat des parents d'un petit Britannique en mort cérébrale menacé d'arrêt de soins

Le  « Royal London Hospital », où le maintien en vie d'Archie Battersbee, 12 ans et considéré en état de mort cérébrale par les médecins, devait être interrompu à 11h00 (1000 GMT) le mercredi 3 août 2022, après que la justice britannique ait autorisé mi-juillet l'établissement à mettre fin aux soins. (Photo, AFP)
Le « Royal London Hospital », où le maintien en vie d'Archie Battersbee, 12 ans et considéré en état de mort cérébrale par les médecins, devait être interrompu à 11h00 (1000 GMT) le mercredi 3 août 2022, après que la justice britannique ait autorisé mi-juillet l'établissement à mettre fin aux soins. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 03 août 2022

Le combat des parents d'un petit Britannique en mort cérébrale menacé d'arrêt de soins

Le  « Royal London Hospital », où le maintien en vie d'Archie Battersbee, 12 ans et considéré en état de mort cérébrale par les médecins, devait être interrompu à 11h00 (1000 GMT) le mercredi 3 août 2022, après que la justice britannique ait autorisé mi-juillet l'établissement à mettre fin aux soins. (Photo, AFP)
  • Archie Battersbee est maintenu dans le coma dans un hôpital londonien depuis avril. Il est considéré en état de mort cérébrale par les médecins et la justice britannique avait autorisé mi-juillet l'hôpital à mettre fin aux soins qui le maintenaient en vie
  • Il avait été retrouvé inconscient chez lui le 7 avril et n'a pas retrouvé connaissance depuis. Selon sa mère, il aurait participé à un défi sur les réseaux sociaux consistant à retenir sa respiration jusqu'à l'évanouissement

LONDRES: Depuis des mois, ils se battent devant les tribunaux pour empêcher l'arrêt des soins de leur fils: les parents d'un Britannique de 12 ans considéré en état de mort cérébrale ont lancé mercredi un recours de dernière minute auprès de la justice européenne. 

Archie Battersbee est maintenu dans le coma dans un hôpital londonien depuis avril. Il est considéré en état de mort cérébrale par les médecins et la justice britannique avait autorisé mi-juillet l'hôpital à mettre fin aux soins qui le maintenaient en vie. 

Ses parents, Hollie Dance et Paul Battersbee, qui sont soutenus par une organisation chrétienne, restent déterminés à maintenir leur fils en vie. Ils disent vouloir lui laisser toutes les chances possibles de se rétablir et avoir constaté des signes de vie, dans ses yeux ou par une pression de ses doigts. 

Malgré les revers en justice qui se succèdent, ils multiplient les recours devant toutes les instances possibles, obtenant plusieurs répits ces derniers jours malgré les dates butoirs fixées par les juges. 

Alors que la fin des soins était programmée à la mi-journée à la suite d'une nouvelle décision de la Cour Suprême, ils ont sollicité quelques heures auparavant la Cour européenne des droits de l'Homme afin de l'empêcher. 

« Nous espérons et prions pour que la CEDH regarde favorablement notre demande. Jusqu'au bout, nous n'abandonnerons pas Archie », a déclaré sa mère, qui vient régulièrement, l'air épuisé, donner des nouvelles de son fils et de son combat devant les caméras massées devant le Royal London Hospital de Whitechapel, dans l'est de Londres. 

« Une demande de mesure d'urgence visant à suspendre l'arrêt des soins a bien été reçue par la Cour ce matin », a confirmé le service de presse de la CEDH, interrogé par l'AFP. »La décision de la cour devrait être rendue dans la journée », a-t-il précisé. 

Il s'agit d'une demande formulée au titre de l'article 39 du règlement de la Cour, toujours compétente au Royaume-Uni malgré le Brexit, qui lui permet d'ordonner des « mesures provisoires » lorsque les requérants sont exposés à »un risque réel de dommages irréparables » pour leur vie. 

« Cauchemar de tout parent »  

Archie avait été retrouvé inconscient chez lui le 7 avril et n'a pas retrouvé connaissance depuis. Selon sa mère, il aurait participé à un défi sur les réseaux sociaux consistant à retenir sa respiration jusqu'à l'évanouissement. 

Avant cet accident, c'était un garçon sportif, pratiquant la gym et les arts martiaux. 

Selon ses proches, voyant des sportifs prier avant les compétitions, il était devenu plus croyant. Pour sa famille, ces convictions religieuses devraient être prises en compte. 

Mais pour le corps médical, son cas est sans espoir, justifiant l'arrêt des soins. 

« Son système, ses organes et son coeur sont en train de s'éteindre », a souligné lundi le juge Andrew McFarlane de la Cour d'appel. 

Les juges de la Cour suprême qui se sont également penchés sur l'affaire ont exprimé pour leur part leur « grande sympathie » pour les parents d'Archie qui vivent « le cauchemar de tout parent - la perte d'un enfant très aimé ». 

Ils ont cependant affirmé qu'il leur revenait d'appliquer la loi. 

Alistair Chesser, médecin-chef du Barts Health NHS Trust, a expliquer chercher « à apporter le meilleur soutien possible à tout le monde en cette période difficile ». 

« Conformément aux instructions des tribunaux, nous travaillerons avec la famille pour préparer l'arrêt du traitement, mais nous n'apporterons aucun changement aux soins d'Archie tant que les problèmes juridiques en cours ne seront pas résolus », a-t-il ajouté mercredi. 

Hollie Dance a indiqué à des médias avoir été contactée par des médecins dans plusieurs pays, dont le Japon et l'Italie, qui affirment pouvoir aider Archie à se rétablir. Elle dit réfléchir à des options pour lui faire quitter le pays. 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.