Des ONG critiquent les plans britanniques pour la relocalisation des réfugiés afghans

La politique de réinstallation et d’assistance des Afghans et le programme de réinstallation des citoyens afghans visaient à aider des dizaines de milliers de personnes à s’installer au Royaume-Uni après la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans il y a un an. (Reuters)
La politique de réinstallation et d’assistance des Afghans et le programme de réinstallation des citoyens afghans visaient à aider des dizaines de milliers de personnes à s’installer au Royaume-Uni après la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans il y a un an. (Reuters)
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Publié le Lundi 08 août 2022

Des ONG critiquent les plans britanniques pour la relocalisation des réfugiés afghans

  • Neuf organismes de défense des droits de l’homme ont exprimé des objections au Parlement
  • Le briefing, préparé par des groupes dont Human Rights Watch, déclare que les interprètes et les enseignants font partie des personnes trahies par l’échec des stratagèmes

LONDRES: L'échec de deux programmes britanniques de réinstallation de réfugiés en provenance d’Afghanistan a contraint de nombreuses personnes à emprunter des voies dangereuses pour tenter d’atteindre un lieu sûr, selon un nouveau rapport.
La politique de réinstallation et d’assistance des Afghans et le programme de réinstallation des citoyens afghans visaient à aider des dizaines de milliers de personnes à s’installer au Royaume-Uni après la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans, il y a un an.
Cependant, neuf organismes de défense des droits de l’homme ont exprimé des objections au Parlement. Ils décrivent les deux programmes comme «indûment restrictifs», ce qui a pour conséquence que de nombreuses personnes sont bloquées. Cela a par ailleurs conduit à une augmentation du nombre de personnes qui essaient d’entrer illégalement en Grande-Bretagne.
Le briefing, préparé par des groupes comme Human Rights Watch, déclare que les interprètes et les enseignants font partie des personnes trahies par l’échec des stratagèmes.
«Un an après le retrait du Royaume-Uni d’Afghanistan, le programme Arap ne fonctionne toujours pas correctement et il présente des problèmes persistants au niveau du fond et de la procédure», indique le briefing.
Adam Smith International avait 250 employés en Afghanistan qui aidaient à mettre en œuvre des projets d’aide. Ils ont demandé à s’installer au Royaume-Uni par l’intermédiaire du programme Arap. Seuls 24 d’entre eux ont reçu l’autorisation – ce que le directeur du groupe, Daniel Pimlott, a qualifié de «honteux».
109 enseignants qui travaillaient pour le British Council en Afghanistan sont toujours bloqués dans le pays, bien qu’ils aient obtenu l’autorisation de demander une réinstallation, sans aucun moyen de fuir le pays.
Joseph Seaton, ancien directeur anglais et directeur adjoint du British Council en Afghanistan, déclare: «L’échec du British Council – et du gouvernement britannique – à garantir la sécurité de leurs enseignants a considérablement terni son excellent travail au sein du pays.»
L’un des enseignants, Mahmoud, a déclaré avoir reçu des menaces de mort de la part des talibans avant même la prise de pouvoir. Il nous confie: «J’ai déménagé onze fois. Les talibans ont fouetté ma fille, alors âgée de 8 ans, pour qu’elle leur dise où j’étais.»
Le briefing met également en lumière le sort de nombreux Afghans qui ont réussi à se rendre au Royaume-Uni, mais qui se trouvent maintenant dans une situation incertaine. Environ 10 500 personnes sont actuellement hébergées dans des hôtels à travers le pays et beaucoup souffrent de graves problèmes de santé mentale.
L’une d’elles dit au journal The Observer: «Nous avons été complètement oubliés.»
«J’ai travaillé pendant de nombreuses années pour le gouvernement britannique en Afghanistan. J’ai le cœur brisé et j’ai honte que leurs politiques phares de réinstallation aient à ce point été vouées à l’échec.»
«Un an plus tard, nous n’avons reçu aucune communication du gouvernement sur ce qui se passera par la suite et nous continuons de séjourner dans un hôtel. Je me demande souvent si cela n’aurait pas été mieux pour moi de rester en Afghanistan et de mettre mon sort entre les mains des talibans.»
Un porte-parole du ministère de l’Intérieur du Royaume-Uni dit à The Observer: «Le Royaume-Uni est fier de fournir une protection à ceux qui en ont besoin et, grâce au nouvel ACRS (Accelerated Cost Recovery System ou «système de recouvrement accéléré des coûts», NDLR), jusqu’à 20 000 personnes dans le besoin seront accueillies au Royaume-Uni.»
Le British Council déclare dans un communiqué: «Nous savons que nos anciens collègues vivent dans des circonstances de plus en plus désespérées. Nous sommes extrêmement inquiets pour eux et pour le bien-être de leurs familles et nous continuons à être régulièrement en contact direct avec eux.»
«Les programmes de relocalisation en Afghanistan sont gérés par le gouvernement britannique. Nous faisons pression pour que des progrès soient réalisés auprès de contacts de haut niveau au sein du gouvernement britannique. Il faudrait garantir, le plus tôt possible, l’examen des demandes de relocalisation de nos anciens sous-traitants.»
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.