Le Maroc se sépare du sélectionneur Vahid Halilhodzic: les raisons d’un divorce à l’amiable

Vahid Halilhodzic, assiste à une conférence de presse au stade Ahmadou-Ahidjo de Yaoundé (Photo, AFP).
Vahid Halilhodzic, assiste à une conférence de presse au stade Ahmadou-Ahidjo de Yaoundé (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 13 août 2022

Le Maroc se sépare du sélectionneur Vahid Halilhodzic: les raisons d’un divorce à l’amiable

  • Pour Fouzi Lekjaa, le désormais ex-entraineur des Lions de l’Atlas «manquait d’attention à promouvoir le lien entre les joueurs et leur équipe technique»
  • Fouzi Lekjaa a reconnu que Vahid Halilhodzic a rejoint l’équipe nationale alors qu’elle traversait une «transition générationnelle»

CASABLANCA: L’entraîneur franco-bosniaque Vahid Halilhodzic n'est plus depuis le 11 aout le sélectionneur de l'équipe nationale du Maroc qu’il a, pourtant, qualifié à la coupe du monde. Le président de la Fédération royale marocaine de football Fouzi Lekjaa qui avait laissé poindre lors d’une déclaration publique sa volonté de se séparer du coach, s’est expliqué ce vendredi chez nos confrères de l’agence espagnole PFE, sur les motifs qui l’ont amené à mettre fin au contrat du sélectionneur. Parmi les raisons invoquées «les cas de footballeurs qui avaient joué pendant six ou sept matchs avec la sélection» mais qui «étaient écartés et empêchés de porter à nouveau le maillot national».

Dans le commentaire populaire tout comme dans les rédactions journalistiques, nul n’était sans savoir que la fédération avait acté le divorce entre elle et l’entraineur, ni que les raisons de cette rupture étaient celles qui ont été officiellement annoncées; l’attente toute entière, depuis fin juillet était de connaitre le nom du prochain sélectionneur, mais pour autant Foluzi Lekjaa a souhaité revenir, publiquement, sur les raisons qui ont justifié le licenciement, certes amiable, de Vahid Halilhodzic.

Fouzi Lekjaa a reconnu que Vahid Halilhodzic a rejoint l’équipe nationale alors qu’elle traversait une «transition générationnelle». Plusieurs de ses joueurs avaient terminé leur carrière alors que le royaume devait former à nouveau une équipe jeune et compétitive. Le président de la FRMF a promis de trouver un remplaçant du Franco-bosniaque avant la fin du mois d’août.

Pour Fouzi Lekjaa, le désormais ex-entraineur des Lions de l’Atlas «manquait d’attention à promouvoir le lien entre les joueurs et leur équipe technique et à les motiver à donner le meilleur d’eux-mêmes, qui est le rôle principal du préparateur». «Cela a généré un sentiment d’apathie. Dans un contexte fraternel, il a fallu expliquer à Vahid que les Marocains commençaient à se lasser de sa philosophie»,

En 2010 et en 2018

Vahid Halilhodzic, 70 ans, ne connaît que par trop ce scénario. Avant la Coupe du monde 2010, l'entraîneur avait été débarqué par la Côte d'Ivoire, qu'il a pu qualifier. En 2018 également avec le Japon. Une décision similaire était tombée seulement deux mois avant le match d'ouverture en Russie.

Regragui, incontestable favori

Le désormais ex-sélectionneur des Lions de l’Atlas paie donc essentiellement la délicate gestion de certains internationaux très appréciés du public marocain, dont le défenseur Noussair Mazraoui, récemment transféré de l’Ajax Amsterdam au Bayern Munich, et le milieu de terrain offensif Hakim Ziyech de Chelsea.

L'ancien coach du Paris Saint-Germain était en conflit avec Hakim Ziyech, que le président de la fédération Fouzi Lekjaa souhaite faire revenir en équipe nationale. La tâche de cette réintégration de l'ailier de Chelsea pourrait revenir à l'ancien défenseur franco-marocain Walid Regragui, actuellement aux commandes du Wydad AC de Casablanca, vainqueur du championnat national marocain.

Vahid Halilhodzic


L'entraîneur bosnien avait été débarqué par la Côte d'Ivoire, qu'il s'était chargé de qualifier. Rebelote en 2018 avec le Japon.
Finalement, le coach n’aura dirigé qu’une Coupe du monde à la tête d’une sélection : c’était en 2014 avec l’Algérie.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".