«Inverser, combiner, compiler»:le triplé gagnant de Sabine Blanchard, artiste touche-à-tout

Sabine Blanchard (portrait, source : sabineblanchard1.wixsite.com)
Sabine Blanchard (portrait, source : sabineblanchard1.wixsite.com)
Une œuvre de Sabine Blanchard (source : sabineblanchard1.wixsite.com)
Une œuvre de Sabine Blanchard (source : sabineblanchard1.wixsite.com)
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Publié le Dimanche 21 août 2022

«Inverser, combiner, compiler»:le triplé gagnant de Sabine Blanchard, artiste touche-à-tout

  • Elle pose un regard décalé sur les étals des souks et les architectures environnantes et s’en inspire pour créer des œuvres en 3D avec des objets du quotidien
  • Sa vie d’expatriée à Dubaï lui fournit la matière d’un ouvrage illustré : « Diary of a Parisian In Dubai » où elle raconte en dessins et avec un humour attachant sa découverte de l’émirat

DUBAÏ : « Polyartiste », Sabine Blanchard est une touche-à-tout qui transforme tant les objets que les récits du quotidien en œuvres tendres, injectées d’un humour bienveillant. Basée à Dubaï depuis 2012, elle pose sur son environnement un regard neuf et le révèle sous un jour insoupçonné.

Architecte, paysagiste et urbaniste, Sabine Blanchard obtient son diplôme « magna cum laude » à l’Institut Saint Luc de Tournai, en Belgique où elle est née. Par la suite, elle s’expatrie en Suisse et exerce diverses activités liées à sa formation, décrochant notamment le prix de « La meilleure terrasse du canton » pour son travail sur le deck panoramique de l’hôtel Les Rasses, à Vaud.

Elle travaille aussi sur des identités visuelles pour divers clients, dont Louis Vuitton, Chloé, Accor, L'Agence, La Perla, Roger Dubuis, Le Conseil français, Le Kiosque, Lampshades, Havefan et des particuliers en Europe, aux USA et dans le Golfe et n’hésite pas à plancher sur des dessins techniques et catalogues de bateaux pour le lancement d'un catamaran.

En 2012, elle s’installe à Dubaï avec son mari, Philippe Blanchard, du comité de candidature et d’organisation de l’Expo Dubaï 2020. Jusqu’en 2013, elle collabore à Madame Magazine EAU avec des illustrations mensuelles.

Du trivial au poétique

En parallèle, elle pose un regard décalé sur les étals des souks et les architectures environnantes et s’en inspire pour créer des œuvres en 3D avec des objets du quotidien, gobelets, tissages, fils électriques, balais, tamis et autres, dont la trivialité prend à travers sa vision une dimension artistique où l’on retrouve des inspirations Bauhaus et Art déco. Elle réalise par ailleurs des projets d’architecture intérieure, forte d’une formation en Feng Shui qui lui permet de transformer des habitations de mégapole en foyers chaleureux.

Une œuvre de Sabine Blanchard (source : sabineblanchard1.wixsite.com)
Une œuvre de Sabine Blanchard (source : sabineblanchard1.wixsite.com)

Au pavillon français de l’Exposition universelle 2020 à Dubai, elle crée une "Jungle fleurie" en mettant à l’honneur les arts de la table à la française, avec la collaboration d’enseignes telles que Bernardaud, Baccarat, Lalique et Christofle, symboles de l’excellence hexagonale. Mais elle a aussi à son actif, après une présentation de ses œuvres en 2015 à La Galerie Nationale,  Alserkal Avenue, au quartier des arts de Dubaï, des expositions personnelles, notamment « Détournement », en septembre 2018, à l’Alliance française de Dubaï, et " Caravane ", en novembre 2018 (Caravanserai), à Abu Dhabi.

Une œuvre de Sabine Blanchard (source : sabineblanchard1.wixsite.com)
Une œuvre de Sabine Blanchard (source : sabineblanchard1.wixsite.com)

Humour et autodérision

Sa vie d’expatriée à Dubaï lui fournit la matière d’un ouvrage illustré : « Diary of a Parisian In Dubai » où elle raconte en dessins et avec un humour attachant sa découverte de l’émirat.  

Dubaï lui inspirera deux autres ouvrages, notamment son premier roman « Et divine, je suis devenue (chez les Papous) » paru aux Éditions Vérone . Aussi rafraichissant qu’innovant, inspiré du parcours de son autrice, cet ouvrage est balisé de codes QR qui renvoient à des musiques pour en accompagner la lecture. La narratrice, Betty Aarcher, se présente d’emblée sur le ton de l’autodérision : « Une maman en somme de « bonne qualité », increvable et tout-terrain. Avec l’excellence de mon diplôme d’architecte, j’étais promise aux grands cabinets d’urbanisme mais en devenant mère au foyer, je me suis bloquée l’accès à tous les cercles de l’univers, exceptés ceux de mes moules à tarte ». Comment, avec un tel profil, Betty Aarcher deviendra-t-elle une divinité chez les papous ? A la croisée de Bridget Jones et des Desperate Housewives, le roman est un succès.

«C'est en inversant, combinant et compilant que l'on appréhende le monde différemment» affirme cette artiste dont le principal talent est de débusquer la poésie là où on l’attend le moins.

 

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".