Une Saoudienne reçoit un prix d'excellence décerné à la jeunesse arabe

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Publié le Lundi 29 août 2022

Une Saoudienne reçoit un prix d'excellence décerné à la jeunesse arabe

  • «Un sentiment extraordinaire s'est emparé de moi au moment où mon nom a été annoncé; c'est vrai que l'on finit par récolter les fruits de nos efforts», confie-t-elle à Arab News
  • Le prix a également pour vocation de renforcer la compétitivité parmi les jeunes Arabes, de mettre en lumière leurs efforts et de soutenir leurs initiatives

DJEDDAH: Un prix régional destiné aux jeunes bénévoles a été décerné à une jeune Saoudienne pour deux initiatives sportives qu'elle a lancées dans sa communauté.
Originaire d'Arar, dans le nord de l'Arabie saoudite, Ibtissem Fadel al-Enezi a été sélectionnée pour participer à ce concours pour avoir lancé l’initiative «Une heure pour une meilleure santé» ainsi que l'équipe sportive féminine «I Walk» (ou «Je marche», en français).
Ibtissem a également aidé à mettre en place et la Sports Fitness Association (le premier organisme sportif à but non lucratif de la province des Frontières du Nord), qu'elle préside. Cette dernière est désormais encadrée par le ministère saoudien des Sports.
En 2021, elle a remporté le premier prix Kafu, consacré aux activités de bénévolat et en 2022, le 3e prix d'excellence pour le bénévolat auprès des jeunes Arabes.
Le Prix de l'excellence est une initiative du ministère égyptien de la Jeunesse et des Sports, menée en coopération avec la Ligue arabe.
C'est le Dr Ashraf Sobhi, ministre égyptien de la Jeunesse et des Sports, qui l'a initié en mai dernier afin d'honorer et d'encourager les jeunes dont les initiatives renforcent le dynamisme sportif auprès des jeunes.

Faits marquants

- Le prince Saoud ben Abdelrahmane ben Nasser ben Abdelaziz, gouverneur adjoint de la province des Frontières du Nord, a honoré Ibtissem Fadel al-Enezi pour avoir remporté le prix et représenté son pays.
- En 2019, l'ambassadrice d'Arabie saoudite aux États-Unis, la princesse Rima bent Bandar al-Saoud, l'a félicitée pour son bénévolat lors d'un événement sportif.

articipante saoudienne et la première Saoudienne à recevoir ce prix.
«Un sentiment extraordinaire s'est emparé de moi au moment où mon nom a été annoncé ; c'est vrai que l'on finit par récolter les fruits de nos efforts», confie-t-elle à Arab News. «Je suis fière et très honorée de remporter ce prix, et ravie de représenter mon pays bien-aimé, le royaume d'Arabie saoudite.»
Après avoir décroché le prix d'excellence, Ibtissem al-Enezi a été honorée par le prince Saoud ben Abdelrahmane ben Nasser ben Abdelaziz, gouverneur intérimaire de la province des Frontières du Nord.

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Lauréate en 2021 du premier prix Kafu dans le domaine du volontariat, elle a été honorée par le prince Faisal ben Khalid ben Sultan, gouverneur de la province des Frontières du Nord. Photo fournie.


Le prix a également pour vocation de renforcer la compétitivité parmi les jeunes Arabes, de mettre en lumière leurs efforts et de soutenir leurs initiatives.
En effet, elle s'est lancée dans le bénévolat dans le domaine du sport en 2018 et a reçu plusieurs prix.
En 2014, elle a obtenu un prix d'excellence dans le domaine de l'éducation en tant qu'enseignante émérite dans le Royaume. Ce prix lui a été décerné par le ministère de l'Éducation.
En 2019, elle a été félicitée par l'ambassadrice d'Arabie saoudite aux États-Unis, la princesse Reema bent Bandar al-Saoud, pour son volontariat lors d'un événement sportif.

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Le prince Saoud ben Abdelrahmane ben Nasser ben Abdelaziz, gouverneur adjoint de la province des Frontières du Nord, a honoré Ibtissem Fadel al-Enezi pour avoir remporté le prix et représenté son pays. Photo fournie.


Lauréate en 2021 du premier prix Kafu dans le domaine du volontariat, elle a été honorée par le prince Faisal ben Khalid ben Sultan, gouverneur de la province des Frontières du Nord.
Le prix Kafu a pour objectif de motiver les individus ainsi que les organisations à améliorer la compétitivité et les initiatives créatives en matière de développement.
Mme Al-Enezi est membre de nombreux comités dans la région des frontières du Nord, notamment du Conseil de la jeunesse et du Croissant-Rouge saoudien. Elle est également coordinatrice des activités sportives destinées aux femmes dans la région.
«Ces prix me poussent à proposer et à lancer des initiatives bénévoles, notamment dans le domaine du sport», explique Mme Al-Enezi.
Elle a salué les efforts consentis par les jeunes en Arabie saoudite et dans le monde arabe, ainsi que le soutien apporté aux activités de volontariat par les organismes publics et privés présents dans le Royaume comme dans les autres pays arabes.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.