Hajer Shaabi: un besoin impérieux d'expression

Hajer Shaabi, dans sa quête d'expression des sentiments, n'a pas hésité à se tourner vers la sculpture. «Le sentiment peut y être plus facilement à notre portée, car ce sont nos mains qui directement touchent l'œuvre.» (Photo, fournie)
Hajer Shaabi, dans sa quête d'expression des sentiments, n'a pas hésité à se tourner vers la sculpture. «Le sentiment peut y être plus facilement à notre portée, car ce sont nos mains qui directement touchent l'œuvre.» (Photo, fournie)
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Publié le Lundi 05 septembre 2022

Hajer Shaabi: un besoin impérieux d'expression

Hajer Shaabi, dans sa quête d'expression des sentiments, n'a pas hésité à se tourner vers la sculpture. «Le sentiment peut y être plus facilement à notre portée, car ce sont nos mains qui directement touchent l'œuvre.» (Photo, fournie)
  • L’œuvre de Hajer Shaabi est guidée par son «désir effréné d'expression»
  • Le partage est au cœur de sa démarche artistique

PARIS: L'artiste Hajer Shaabi est originaire de la région de Jazan, au bord de la mer Rouge, en Arabie saoudite. Province connue pour son festival du café khawlani et son festival de la mangue, Jazan est aussi un vivier de jeunes talents.  

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«Quand j'ai senti que j'étais prête et capable de partager mon expérience, j'ai commencé à organiser des ateliers en 2018, et ce, pour tous les âges. Dès que j'apprends quelque chose de nouveau et que j'arrive à le maîtriser, j'ai à cœur de l'enseigner aux gens. Ce partage renforce l'amour que j'ai pour l'art.» (Photo, fournie)

L'art comme moyen d'expression privilégié 

De cet environnement, Hajer Shaabi puise son inspiration. La peinture est pour elle un moyen d'expression privilégié. «J'ai un besoin urgent de m'exprimer sans parler», précise-t-elle. En 2014, alors âgée de 25 ans, elle commence à réaliser des peintures sur toile et des peintures murales avec des couleurs à l'huile et acryliques. Elle est guidée par la volonté de partager son «désir effréné d'expression» tant de ses émotions que de ses expériences. Dans ce but, elle n'hésite pas à recourir à l'impressionnisme, au réalisme et à l'abstrait. Sa palette est vive notamment lorsqu'il est question de dessiner des portraits. La peinture de portrait est devenue le signe caractéristique de son œuvre grâce à un travail particulièrement méticuleux qui met en lumière les différentes couches de la peau humaine.

Hajer Shaabi, dans sa quête d'expression des sentiments, n'a pas hésité à se tourner vers la sculpture. «Le sentiment peut y être plus facilement à notre portée, car ce sont nos mains qui directement touchent l'œuvre.»

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Cette démarche locale et personnelle s'inscrit en parfaite adéquation avec le développement de l'art et de la culture dans le Royaume tel que prôné par le plan Vision 2030. (Photo, fournie)

Au service de la promotion de l'art

Peintre et sculptrice, Hajer Shaabi a utilisé son savoir-faire pour promouvoir l'art. «Quand j'ai senti que j'étais prête et capable de partager mon expérience, j'ai commencé à organiser des ateliers en 2018, et ce, pour tous les âges. Dès que j'apprends quelque chose de nouveau et que j'arrive à le maîtriser, j'ai à cœur de l'enseigner aux gens. Ce partage renforce l'amour que j'ai pour l'art.» Pour donner plus de force à cette démarche, la marque Hajer Fine Art a été fondée dans le but de vendre du matériel destiné à la création artistique innovant et créatif. Les aficionados aiment particulièrement les kits de couleurs créatifs. «Je souhaite développer la gamme de mes produits, notamment ceux qui stimulent la créativité des personnes, qu’elles soient artistes ou non.» 

Cette démarche locale et personnelle s'inscrit en parfaite adéquation avec le développement de l'art et de la culture dans le Royaume tel que prôné par le plan Vision 2030. 

Le champ des possibilités pour des artistes tels que Hajer Shaabi ne cesse de s'étendre. Elle a en effet le projet d’organiser une exposition personnelle. Pour celles et ceux qui sont intéressés par les activités de Hajer Shaabi, vous pouvez suivre ses comptes @hajer1sh et @hajerfineart sur Instagram.

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Le champ des possibilités pour des artistes tels que Hajer Shaabi ne cesse de s'étendre. Elle a en effet le projet d’organiser une exposition personnelle. (Photo, fournie)

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".