Royaume-Uni: Des ministres loyaux et issus de la diversité dans le gouvernement de Truss

La nouvelle Première ministre britannique Liz Truss a dévoilé mardi la composition de son gouvernement, avec aux postes clés des fidèles, mais également des personnalités issues de la diversité. (AFP)
La nouvelle Première ministre britannique Liz Truss a dévoilé mardi la composition de son gouvernement, avec aux postes clés des fidèles, mais également des personnalités issues de la diversité. (AFP)
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Publié le Mercredi 07 septembre 2022

Royaume-Uni: Des ministres loyaux et issus de la diversité dans le gouvernement de Truss

  • Pour la première fois, aucun des trois principaux portefeuilles du cabinet n'est occupé par un homme blanc
  • Échappant au jeu de chaises musicales, Ben Wallace, est maintenu à la Défense

LONDRES: La nouvelle Première ministre britannique Liz Truss a dévoilé mardi la composition de son gouvernement, avec aux postes clés des fidèles, mais également des personnalités issues de la diversité.

Pour la première fois, aucun des trois principaux portefeuilles du cabinet - Finances, l'Intérieur et Affaires étrangères - n'est ainsi occupé par un homme blanc.

Kwasi Kwarteng, fils d'immigrés du Ghana de 47 ans, est ainsi promu au poste de ministre des Finances, au moment où le pays traverse sa plus grave crise économique depuis des décennies.

Premier noir nommé Chancelier de l'Échiquier, c'est un libéral pur jus en matière d'économie, défenseur des baisses d'impôts et de l'économie de marché.

Truss et Biden d'accord pour protéger la paix en Irlande du Nord

La Première ministre britannique et le président américain Joe Biden "sont tombés d'accord sur l'importance de protéger" la paix en Irlande du Nord, lors de leur première conversation téléphonique, a annoncé mardi Downing Street.

A la tête de la diplomatie britannique, Liz Truss avait introduit une loi revenant sur les dispositions douanières dans le cadre du statut post-Brexit de l'Irlande du Nord, au risque de lancer une guerre commerciale avec Bruxelles.

Mme Truss, qui succède à Boris Johnson, a dit à M. Biden qu'elle se réjouissait aussi de "travailler en étroite collaboration" avec Washington "pour relever des défis communs", a déclaré une porte-parole de Downing Street.

Parmi ceux-ci figurent "les problèmes économiques extrêmes déclenchés par la guerre du président russe Poutine", a-t-elle ajouté selon un compte rendu de leur conversation.

À l'Intérieur, Suella Braverman, ancienne avocate de 42 ans, est, elle, d'origine indienne par ses parents.

Cette élue très conservatrice devra désormais s'atteler au dossier des migrants qui arrivent illégalement sur les côtes britanniques, et que le précédent gouvernement souhaitait envoyer au Rwanda.

James Cleverly, nommé à la tête de la diplomatie britannique après deux ans comme secrétaire d'État aux Affaires étrangères puis un bref passage comme ministre de l'Éducation, a été un fervent soutien de Liz Truss durant sa campagne.

La mère de ce réserviste de l'armée de 53 ans, partisan du Brexit, est originaire de Sierra Leone. Outre la guerre en Ukraine, il aura la difficile tâche de gérer la confrontation avec l'Union européenne sur le statut post-Brexit de l'Irlande du Nord.

 

Zelensky dit s'être «coordonné» avec Mme Truss pour «accroître la pression» sur la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré mardi s'être "coordonné" avec la nouvelle Première ministre britannique Liz Truss pour "accroître la pression" sur la Russie, au septième mois de l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

"L'objectif est de mettre fin à l'agression et de traduire les auteurs en justice", a écrit M. Zelensky sur Twitter, affirmant être le premier dirigeant étranger à s'être entretenu avec Mme Truss après qu'elle a été confirmée dans ses nouvelles fonctions.

Le dirigeant ukrainien a indiqué qu'il "remerciait le peuple britannique pour l'aide importante apportée à l'Ukraine en matière de défense et d'économie", ajoutant qu'"il est important que la Grande-Bretagne soit prête à la renforcer davantage".

"L'objectif est de mettre fin à l'agression et de traduire les auteurs en justice", a-t-il déclaré, ajoutant qu'"il est important de désigner la Russie comme un État terroriste".

Après avoir présenté comme l'une de ses priorités le redressement du service public de santé, affaibli par 10 ans d'austérité et la pandémie, Liz Truss a nommé Therese Coffey, une amie proche, ministre de la Santé avec le titre de vice-Première ministre.

Échappant au jeu de chaises musicales, Ben Wallace, très populaire, est maintenu à la Défense, poste clé en raison de la guerre en Ukraine dont Londres est l'un des principaux soutiens.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.