Près d'un an d'inquiétudes au sujet de la santé d'Elizabeth II

La reine Elizabeth II. (Photo, AFP)
La reine Elizabeth II. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 08 septembre 2022

Près d'un an d'inquiétudes au sujet de la santé d'Elizabeth II

  • Les médecins de la reine, dans sa résidence d'été du château écossais de Balmoral, se disent « préoccupés» par son état de santé et recommandent qu'elle « reste sous surveillance médicale»
  • C'est le communiqué au ton le plus alarmant jamais publié par le palais de Buckingham au sujet d'Elizabeth II. Sa famille se rassemble à son chevet

LONDRES : Depuis sa brève hospitalisation il y a près d'un an pour des examens dont la nature n'a jamais été communiquée, l'état de santé de la reine Elizabeth II, 96 ans, s'est lentement dégradé.

20 octobre 2021, une nuit à l'hôpital

La reine est hospitalisée pour des "examens complémentaires" après avoir été mise au repos par ses médecins, à la suite d'une période marquée par de multiples apparitions publiques. Elle y passe la nuit. La nouvelle n'est donnée que le lendemain après que l'information a fuité dans la presse, alimentant des critiques sur un manque de transparence de la part du palais sur l'état de santé de la souveraine.

Il s'agissait de sa première hospitalisation depuis 2013. Le palais indique que la souveraine a "bon moral" et a repris des "activités légères".

Elle réapparaîtra le 26 octobre, lors d'une réception virtuelle pour recevoir les lettres de créance de nouveaux ambassadeurs, mais devra annuler "à regret" un déplacement très attendu à la COP26 sur le climat à Glasgow.

Février 2022, la reine à la Covid

Peu après avoir passé la cap des 70 ans de règne, un record pour la monarchie britannique, la reine est testée positive à la Covid-19 le 20 février. La nouvelle, annoncée par le palais de Buckingham, suscite vive inquiétude et voeux de prompt rétablissement. Buckingham souligne alors que la monarque ne souffre de symptômes "légers", "semblables à ceux d'un rhume".

Quelques jours auparavant, la reine avait rencontré son fils le prince Charles peu de temps avant que celui-ci ne soit diagnostiqué positif au coronavirus, pour la deuxième fois.

Elle avait aussi confié lors d'une audience avoir du mal à "bouger".

Après avoir annulé plusieurs engagements publics, la reine reprend ses activités le 1er mars, en tenant deux audiences par visioconférence. Son fils Charles confie qu'elle se porte "beaucoup mieux". Le 7 mars, elle reçoit en personne le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Le virus rend "très fatigué et épuisé, n'est ce pas?", lancera-t-elle lors de l'inauguration virtuelle d'une unité de soins en avril à un ancien patient.

Mars, une présence en pointillés

Le 11 mars, Elizabeth II fait savoir qu'elle ne sera pas présente trois jours plus tard à la cérémonie religieuse du Commonwealth à l'Abbaye de Westminster, qui devait marquer sa première sortie à un événement d'ampleur depuis plusieurs mois.

Elle apparaîtra en revanche le 29 mars pour une cérémonie religieuse rendant hommage à son époux le prince Philip, mort près d'un an plus tôt à l'âge de 99 ans. Arrivée au bras de son fils Andrew, s'appuyant sur une canne, elle est vue, frêle et digne, marcher lentement et saluer après la cérémonie plusieurs participants.

La souveraine manque le discours du trône

Pour la première fois, la reine se fait remplacer, sur conseil de ses médecins, par le prince Charles le 10 mai pour le discours du trône, grand rendez-vous annuel détaillant au¨Parlement les ambitions législatives du gouvernement de Sa Majesté.

Symbolisant la transition qui s'amorce, Charles prononce le discours sur le trône réservé au consort, à côté de la couronne disposée sur un coussin de velours. Le trône de la reine reste vide.

Les célébrations du jubilé

Après plusieurs apparitions surprises pour l'inauguration de la ligne de métro londonien qui porte son nom ou à un concours floral, la reine participe aux célébrations de son jubilé de platine, qui marque ses sept décennies sur le trône.

Elle sera acclamée lors de ses apparitions au balcon du palais de Buckingham, mais est restée largement à l'écart des principales festivités.

"Bien que je n'ai pas assisté à chaque événement en personne, mon coeur est avec vous tous ; et je reste déterminée à vous servir au mieux de mes capacités, soutenue par ma famille", déclare-t-elle dans un communiqué.

8 septembre 2022, les médecins royaux préoccupés

Les médecins de la reine, dans sa résidence d'été du château écossais de Balmoral, se disent "préoccupés" par son état de santé et recommandent qu'elle "reste sous surveillance médicale". C'est le communiqué au ton le plus alarmant jamais publié par le palais de Buckingham au sujet d'Elizabeth II. Sa famille se rassemble à son chevet.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.