«Les Combattantes», plongée romanesque dans la Grande guerre avec Audrey Fleurot

«Les Combattantes». (Photo, TF1)
«Les Combattantes». (Photo, TF1)
Short Url
Publié le Samedi 17 septembre 2022

«Les Combattantes», plongée romanesque dans la Grande guerre avec Audrey Fleurot

«Les Combattantes». (Photo, TF1)
  • Cette mini-série en huit épisodes de 52 minutes retrace les destins fictifs mais «hors du commun» de quatre héroïnes, interprétées par Audrey Fleurot, Camille Lou et Julie de Bona
  • Avec «Les Combattantes», TF1 entraîne cette fois les téléspectateurs dans les Vosges, en septembre 1914, pendant la guerre de mouvement qui a précédé celle des tranchées et «qu'on voit très peu dans les films»

PARIS: L'équipe du "Bazar de la Charité", Audrey Fleurot en tête, plonge au début de la Grande guerre à partir de lundi sur TF1 avec "Les Combattantes", fresque féministe et romanesque une nouvelle fois co-financée par Netflix et la Une, qui mise gros. 

Prostituée en quête d'un proche, infirmière pourchassée par un policier, religieuse en pleine crise de foi et épouse contrainte de gérer l'usine de son mari... 

Cette mini-série en huit épisodes de 52 minutes retrace les destins fictifs mais "hors du commun" de quatre héroïnes, interprétées par Audrey Fleurot, Camille Lou et Julie de Bona, le trio du "bazar", rejointes par Sofia Essaïdi, ainsi que Sandrine Bonnaire, Tchéky Karyo, Laurent Gerra ou encore Tom Leeb. 

"Le Bazar de la Charité" se déroulait à Paris au crépuscule du XIXe siècle, partant d'un incendie qui a réellement ravagé la salle du même nom, faisant plus de 120 morts, essentiellement des femmes. 

Avec "Les Combattantes", TF1 entraîne cette fois les téléspectateurs dans les Vosges, en septembre 1914, pendant la guerre de mouvement qui a précédé celle des tranchées et "qu'on voit très peu dans les films", a rappelé la productrice Iris Bucher lors d'une conférence de presse en juin. 

Mais la recette reste la même: romance, manipulations, costumes et décors spectaculaires, réalisation d'Alexandre Laurent... et surtout un budget hors norme pour une production télé hexagonale, de plus de 20 millions d'euros, via un "deal gagnant-gagnant" avec Netflix, selon Iris Bucher. 

Inauguré avec "le Bazar" (plus de 17 millions d'euros), ce type de partenariat permet à TF1 d'élever ses ambitions tout en rayonnant à l'international, abonde sa directrice artistique de la fiction française, Anne Viau. 

Pousser les curseurs 

Regardé par plus de 6 millions de téléspectateurs en moyenne en direct en France et diffusé mondialement, "le Bazar de la Charité" a ainsi fait l'objet de remakes en Turquie et en Italie, rappelle-t-elle. 

De quoi justifier la suite "d'anthologie" (avec des personnages et intrigues renouvelées) imaginée à partir du projet d'une jeune autrice, Cécile Lorne. 

D'autant plus que les comédiennes du premier opus n'ont pas hésité à "s'engager", poussées par "l'envie de se retrouver" et par le "gage de qualité" représenté par le duo Bucher/Laurent, a expliqué Audrey Fleurot, également séduite par une période importante "sociologiquement". 

"Je trouve ça super qu'on parle de femmes qui à cette époque avaient du mal, encore plus évidemment qu'aujourd'hui, à trouver leur place à des postes a priori masculins", a renchéri Sofia Essaïdi, ancienne candidate de la Star Academy, prochainement au cinéma dans "Nostalgia". 

Les personnages masculins ne sont pas oubliés pour autant et sont même plus étoffés que dans "le Bazar". 

Si le réalisateur Alexandre Laurent s'est évertué à ne pas tomber dans "la surviolence" propre à la guerre, la série comporte certaines scènes assez crues, notamment sexuelles. 

"Cela fait un certain temps qu'à la fiction de TF1 on ose pousser les curseurs" pour séduire un public "éduqué en matière de série", reconnaît Anne Viau. 

Reste à voir s'il suivra. L'enjeu est de taille pour TF1, qui vient d'annuler son mariage avec M6 et voit ses audiences impactées par son conflit avec Canal+, qui a cessé de diffuser les chaînes du groupe. 

Or la concurrence s'annonce rude face à "L'amour est dans le pré" sur M6 et la nouvelle saison des "Rivières pourpres" sur France 2. 

"Je suis extrêmement sereine", assurait Anne Viau en juin, confiante en sa "pépite". 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".