Comment l'histoire de l'Albanie peut-elle inspirer les peuples des pays du Moyen-Orient ?

Le représentant permanent de l'Albanie auprès des Nations unies, Ferit Hoxha, lors d'une interview accordée à Arab News à l'Assemblée générale des Nations unies (Photo, Arab News).
Le représentant permanent de l'Albanie auprès des Nations unies, Ferit Hoxha, lors d'une interview accordée à Arab News à l'Assemblée générale des Nations unies (Photo, Arab News).
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Publié le Dimanche 18 septembre 2022

Comment l'histoire de l'Albanie peut-elle inspirer les peuples des pays du Moyen-Orient ?

  • Ferit Hoxha, représentant permanent de l'Albanie auprès des Nations unies, évoque deux époques différentes: avant et après le communisme
  • L'Arabie saoudite et les autres pays du Golfe peuvent contribuer à insuffler une énergie positive aux autres pays du Moyen-Orient

NEW YORK: Il existe peu de formes de souffrance humaine dans le monde d'aujourd'hui que l'Albanie, pays des Balkans, n'ait pas connues tout au long de son parcours plein de souffrance au XXe siècle.

L’Albanie a connu un isolement comparable à celui de la Corée du Nord lorsque la dictature stalinienne répressive qui l'a gouvernée de 1945 à 1985 l'a coupée des informations et des influences extérieures, sans compter son défaut d'être un pays historiquement obscur et inaccessible.

Enver Hoxha a coupé les liens non seulement avec l'Occident, mais aussi avec l'ancienne Yougoslavie, l'Union soviétique elle-même et, finalement, la Chine.

Sous son règne de 41 ans, les Albanais avaient connu ce que les Syriens contemporains ne connaissent que très bien — la cruauté et l'absurdité de la vie sous un régime totalitaire, avec d'innombrables morts et la disparition forcée d'êtres chers dans des camps de prisonniers, pendant que le reste du pays plongeait dans le dénuement économique et la misère.

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Le chef d'État albanais Enver Hoxha vote en novembre 1978 (Photo, AFP).

Comme les Libanais et les Yéménites d'aujourd'hui, les Albanais d'alors n'avaient connu qu'une vie de files d'attente pour le pain et le carburant.

Le grand stratagème de Ponzi auquel les Libanais se sont réveillés et qu'ils continuent de subir depuis 2019 a également un précédent en Albanie. Dans les années 1990, le pays a été secoué par la montée et l'effondrement dramatiques des systèmes pyramidaux, mais dans un sens plus littéral.

Des centaines de milliers d'Albanais ont perdu leurs économies. Lorsque les systèmes se sont effondrés, des émeutes ont éclaté dans tout le pays, le gouvernement est tombé, la nation a sombré dans l'anarchie et une quasi-guerre civile s'est ensuivie, au cours de laquelle 2 000 Albanais ont été tués.

Et comme les Afghans, les Ukrainiens et les plus de 200 millions d'autres migrants en déplacement dans le monde aujourd'hui, les Albanais connaissent la douleur de l'exil et du déplacement. Pendant la guerre civile, ils ont fui le pays en masse. De nombreux Albanais qui tentaient de s'échapper ont été abattus.  De nouveau, à la fin des années 1990, des centaines de milliers d'Albanais de souche ont fui le Kosovo pour échapper aux forces serbes en maraude.

Mais la rupture est arrivée. En décembre 1990, un peu plus d'un an après la chute du mur de Berlin, le gouvernement communiste de l'Albanie est tombé, marquant la fin de l'histoire, après laquelle l'Albanie ne pouvait suivre qu'une seule voie — vers le capitalisme, la démocratie et la liberté. 

Ferit Hoxha, représentant permanent de l'Albanie auprès des Nations unies, se souvient clairement d'un monde violemment scindé en deux: avant et après le communisme autoritaire.

Il a déclaré à Arab News: «J'ai grandi dans un pays où il y a un seul journal, une seule voix, une seule ligne, et où l'on n'a pas le droit de penser. Mes parents m'ont dit de réfléchir à deux fois à ce que je disais et à qui je le disais.»

«La liberté commence lorsque vous mettez en doute ce que vous entendez. La liberté ne signifie pas que vous pouvez faire tout ce que vous voulez. Non. La liberté se construit à travers les institutions, les lois, les règles, la responsabilité, la justice», a-t-il ajouté.

La quête de la liberté a une résonance profonde dans un pays comme l'Albanie, dont la chronique de l'histoire politique, selon Hoxha, a un thème récurrent: la domination.

«À travers les siècles, les Albanais se sont battus afin de trouver réellement leur place, leurs droits pour définir leur avenir. Ils n'en ont pas toujours eu la possibilité», a-t-il affirmé . Il a mentionné que les Albanais ont toujours résisté grâce à «la langue, la culture, l'identité».

Il a rappelé une époque où son pays était un paria dans le monde. «Et certainement, quand vous êtes un petit pays et pas un pays important comme nous l'étions à l'époque, vous êtes tout simplement oublié. Vous pouvez penser que vous êtes le centre du monde, mais en réalité, vous êtes oublié.»

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Photos d'ecclésiastiques catholiques romains tués ou persécutés en Albanie, avant la visite du pape François en 2014 (Photo, AFP).

 

Trente ans plus tard, l'Albanie est tout sauf oubliée. Alors que le monde connaît des bouleversements sans précédent, avec des malheurs allant de la pandémie de coronavirus et de la guerre en Ukraine à la sécheresse et à la famine imminente en Somalie, l'Albanie a été l'une des voix les plus fortes à défendre les laissés-pour-compte depuis son siège au Conseil de sécurité des Nations unies.

Les pays membres, qui font souvent campagne pendant des années pour obtenir un siège, ont leur mot à dire sur les missions de maintien de la paix et les autres approches du Conseil concernant les zones sensibles de conflit, ainsi qu'une voix forte sur les questions de paix et de sécurité internationale.

Comment cela s'est-il produit ? Qu'est-ce qui, au cours des 30 dernières années, a fait passer l'Albanie du statut d'État paria à celui de grand défenseur des valeurs universelles sur la scène internationale ?

Hoxha a clarifié: «Ce qui s'est passé, c'est une transformation. Les progrès et les changements observés (au début des années 1990) ne ressemblaient à rien à ce que l'Albanie avait connu au cours des 2 500 dernières années. Le changement était si radical, le désir si fort, et la transformation si profonde.»

Il est conscient que le passé douloureux de l'Albanie semblera familier aux habitants de nombreux pays, même en ces temps postmodernes

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Le représentant permanent de l'Albanie auprès des Nations unies, Ferit Hoxha, lors d'une interview accordée à Arab News à l'Assemblée générale des Nations unies (Photo, AN).

Ses discours passionnés au Conseil de sécurité portent en eux la conviction de l'expérience vécue. Lorsqu'il inscrit la Charte des Nations unies et les principes universels dans ses déclarations, celles-ci prennent un sens nouveau. Ses paroles dans la salle prennent le son de la vérité et de la clarté.

Lors d'une récente réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie, par exemple, Hoxha a commencé par dire qu'il n'y avait pas d'autre endroit dans le monde où l'expression «aucune fin en vue» s'applique qu’à la Syrie.

Il a souligné qu'après 11 ans de violence et «tous les crimes commis par beaucoup, mais surtout par le régime qui a tout déclenché, la solution en Syrie repose désormais sur le processus politique, et je ne crois pas qu'il y aura un processus politique significatif sans responsabilité».

Hoxha a ajouté: «Si j'étais une personne âgée en Syrie aujourd'hui, malgré tout ce que j'ai pu souffrir, malgré le nombre de membres de ma famille qui sont morts ou disparus parmi les 130 000 personnes portées disparues, et malgré le fait que de nombreux membres de ma famille se trouvent dans les prisons notoires du régime, je me poserais une question: Puis-je construire mon avenir avec les mêmes personnes ? Puis-je construire mon avenir avec la même domination d'une partie du pays sur tout le reste ?»

«Si la réponse est oui, alors nous allons voir le prochain chapitre de la guerre commencer.»

«Parce qu'il y a une chose que nous avons appris à travers les milliers d'années de domination de l'Albanie — en fin de compte, quoi que nous fassions, les gens veulent la liberté, la paix et la prospérité. Au fond de vous, vous avez ce désir ardent de vivre réellement une vie digne. Il n'y a aucun être humain sur Terre qui aimerait vivre sans un minimum de dignité», a-t-il indiqué.

Il a poursuivi: «C'est pourquoi pour moi, sans rendre des comptes, la Syrie ne verra pas de fin.»

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Un officier salue les membres du train de la seule académie militaire d'Albanie, à 30 kilomètres de Tirana, qui se préparent à travailler avec la force internationale qui sera déployée dans le pays (Photo, AFP/Archives).

De la Palestine au Yémen, en passant par la Libye et le Liban, il y avait un point commun, selon Hoxha, et c'était «l'instabilité». Bien que chaque situation soit unique, Hoxha attribue la responsabilité de l'instabilité aux classes politiques qui n'ont pas réussi à s'unir ou à passer de leurs intérêts étroits à ceux de leur peuple et de leur pays.

Il a ajouté: «C'est l'une des grandes faiblesses de la classe politique. Lorsque la classe politique n'est pas vraiment capable de s'unir, alors vous avez des institutions faibles qui ne permettent pas au pays de vraiment avancer.»

«Il y a donc un grand test de maturité à acquérir pour de nombreux pays. Voulons-nous construire des choses pour nous tou, ou seulement pour certains d'entre nous ?», a-t-il avisé.

Hoxha a indiqué: «C'est pourquoi nous sommes maintenant si désireux de soutenir la trêve, de la prolonger et de résoudre les problèmes restants, comme la fermeture des routes à l'entrée et à la sortie de Taïz, le manque de coopération des Houthis, etc.»

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«Il y a une chose que nous avons appris à travers les milliers d'années de domination de l'Albanie — en fin de compte, quoi que nous fassions, les gens veulent la liberté, la paix et la prospérité.»

 Ferit Hoxha, représentant permanent de l'Albanie auprès de l'ONU

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En Libye, le problème était la légitimité, selon Hoxha.

Il a indiqué: «Aujourd'hui, nous avons deux gouvernements en Libye, deux cadres parallèles et rien de bon ne peut en sortir tant qu'une certaine légitimité n'est pas restaurée.»

Tout comme l'Albanie avait des amis qui soutenaient son peuple alors qu'elle s'efforçait de trouver ses repères dans un monde nouveau après des années d'isolement, Hoxha croit que le Moyen-Orient peut bénéficier de «l'énergie positive» que l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe peuvent insuffler à une région autrement misérable.

Hoxha a souligné que leur rôle n'était nulle part aussi nécessaire que dans le conflit israélo-palestinien.

Il a décrit l'Arabie saoudite et le reste des pays du Golfe comme des acteurs importants qui deviennent plus actifs.

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Une poignée de communistes albanais crient des slogans en tenant un portrait du défunt dictateur communiste albanais, Enver Hoxha, lors d'une marche du 1er mai à Tirana, le 1er mai 2016 (Photo, AFP).

Hoxha a poursuivi: «L'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe peuvent être extrêmement utiles pour faire avancer non seulement la cause des femmes, de la paix et de la sécurité, et pour faire progresser les droits partout, mais aussi, plus que tout, ils peuvent contribuer à insuffler aux pays du grand Moyen-Orient une énergie positive, pour leur permettre de sortir de l'ornière dans laquelle ils sont coincés depuis 70 ans ou plus.»

Hoxha a affirmé que le pouvoir des pays du Golfe était «immense», que leur influence augmentait et que leur capacité était là, mais qu'ils devaient agir de manière plus coordonnée.

«Parce qu'ils sont importants en soi, mais ils ont aussi des amis et des relations avec d'autres puissances. Et j'espère que cela sera utilisé non seulement au niveau bilatéral, mais aussi au niveau régional et mondial, afin de faire vraiment pression pour la paix et pour une solution pour le Moyen-Orient.»

«Nous demandons un rôle plus important et mieux coordonné avec les autres acteurs pour nous assurer que nous avons un processus qui aiderait vraiment tout le monde à avancer dans le conflit le plus complexe et le plus tragique que nous ayons connu depuis la Seconde Guerre mondiale, à savoir le conflit israélo-palestinien», a-t-il soutenu.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.