Découverte en Israël d'un caveau funéraire datant de l'époque de Ramsès II

Les autorités archéologiques israéliennes annoncent la découverte par inadvertance d'une grotte funéraire datant de la période du pharaon égyptien Ramsès II (Photo, AFP).
Les autorités archéologiques israéliennes annoncent la découverte par inadvertance d'une grotte funéraire datant de la période du pharaon égyptien Ramsès II (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 19 septembre 2022

Découverte en Israël d'un caveau funéraire datant de l'époque de Ramsès II

Les autorités archéologiques israéliennes annoncent la découverte par inadvertance d'une grotte funéraire datant de la période du pharaon égyptien Ramsès II, au parc national de Palmahim, une plage située au sud de la métropole Tel-Aviv. (Photo, AFP)
  • «Ce caveau pourrait nous fournir une image plus complète des rites funéraires de la fin de l'âge de bronze», a déclaré dans un communiqué Eli Yannai, expert de cette période à l'Autorité israélienne des antiquités (IAA)
  • Munis de caméras vidéos et de lampes torches, des archéologues y ont trouvé de la vaisselle ancienne, des urnes, des coupes, des ossements et différents objets en bronze

JÉRUSALEM:Les autorités archéologiques israéliennes ont annoncé dimanche la découverte d'un caveau funéraire "unique" datant de l'époque du pharaon Ramsès II et rempli de dizaines de poteries, d'objets en bronze et d'ossements.

Le caveau a été découvert accidentellement le 13 septembre dans le parc national de Palmahim, au sud de la métropole Tel-Aviv, lorsqu'une machine d'excavation a buté sur un morceau de pierre qui s'est avéré être le toit de cette voûte funéraire.

Une vidéo diffusée par l'Autorité israélienne des antiquités (IAA) montre des archéologues ébahis éclairant à la lampe de poche des dizaines de poteries de formes et de tailles diverses, datant du règne de l'ancien roi égyptien, mort en 1213 avant Jésus-Christ.

Des bols - certains peints en rouge, d'autres contenant des os - des calices, des marmites, des bocaux, des lampes et des pointes de flèches ou de lances en bronze se trouvaient dans la sépulture.

Ces objets étaient des offrandes funéraires destinées à accompagner les défunts dans leur dernier voyage vers l'au-delà. Ils ont été retrouvés intacts depuis qu'ils y ont été placés il y a environ 3.300 ans.

Dans un coin de la sépulture, au moins un squelette relativement intact a été trouvé.

"Ce caveau pourrait nous fournir une image plus complète des rites funéraires de la fin de l'âge de bronze", a déclaré dans un communiqué Eli Yannai, spécialiste de cette période au sein de l'IAA, évoquant une découverte "extrêmement rare".

"Lorsque j'ai vu les objets dans la grotte de la plage de Palmahim, mes yeux se sont aussitôt mis à briller, une découverte de la sorte n'arrive qu'une fois dans une vie. Et trouver des objets intacts, qui n'ont jamais été touchés depuis leur premier usage est incroyable", s'est enthousiasmé David Gelman, archéologue à l'IAA.

Ils datent de la période de Ramsès II, qui régna sur l'Egypte entre 1279 et 1213 avant Jésus-Christ et contrôla aussi Canaan, un territoire qui comprenait l'équivalent d'Israël moderne, des Territoires palestiniens et des pans du Liban, de la Jordanie et de la Syrie, selon l'autorité des antiquités.

La provenance des poteries - Chypre, Liban, nord de la Syrie, Gaza et Jaffa - témoigne de "l'activité commerciale intense qu'il y avait le long de la côte", a déclaré M. Yannai dans un communiqué.

M. Gelman, a émis une hypothèse quant à l'identité des squelettes qui étaient dans ce caveau située dans ce qui est aujourd'hui une plage populaire.

"Le fait que ces personnes aient été enterrées avec des armes, y compris des flèches entières, montre qu'il s'agissait peut-être de guerriers ou de gardes sur des navires".

Le caveau a été scellé et des gardes placés aux alentours en attendant de formuler un plan de fouille plus poussé sur ce site où "quelques objets" ont déjà été pillés dans la courte période, la semaine dernière, allant de la découverte à la fermeture du site, a précisé l'IAA.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".