Tamino, pop et oud, «l'instrument de l'âme»

 Sur cette photo d'archives prise le 21 juillet 2019, le chanteur belgo-égyptien Tamino se produit sur scène lors du festival de musique des Vieilles Charrues à Carhaix-Plouguer, dans l'ouest de la France. Tamino a sorti son nouvel album intitulé "Sahar" le 23 septembre 2022.  (AFP).
Sur cette photo d'archives prise le 21 juillet 2019, le chanteur belgo-égyptien Tamino se produit sur scène lors du festival de musique des Vieilles Charrues à Carhaix-Plouguer, dans l'ouest de la France. Tamino a sorti son nouvel album intitulé "Sahar" le 23 septembre 2022. (AFP).
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Publié le Mardi 27 septembre 2022

Tamino, pop et oud, «l'instrument de l'âme»

  • Tamino ouvre son concert avec une de ses nouvelles chansons, «A drop of blood», en s'accompagnant à l'oud, ce luth oriental, «instrument de l'âme» comme il le décrit
  • L'instrument était déjà présent dans son premier disque, mais joué par un autre musicien. Cette fois, il l'a fait sien

PARIS : Encensé pour ses performances vocales des débuts, Tamino, artiste belgo-égyptien, revient dans un registre plus feutré, entre pop et oud, cet "instrument de l'âme", dans un album où on croise Angèle et Colin Greenwood (Radiohead).

Son premier disque "Amir" (2018), et notamment la chanson "Habibi", lui ont valu des comparaisons flatteuses avec la voix de Jeff Buckley et ouvert les portes d'une carrière internationale.

Au moment de la sortie (le 23 septembre) de "Sahar" ("Juste avant l'aube", en arabe), le jeune homme de 25 ans, qui chante en anglais, se trouve d'ailleurs en tournée entre le Canada et les Etats-Unis. Sa tournée européenne qui débute en novembre affiche déjà complet à Paris, Cologne, Berlin, Amsterdam, Bruxelles et une nouvelle date a été ajoutée à Londres.

Tamino ouvre son concert avec une de ses nouvelles chansons, "A drop of blood", en s'accompagnant à l'oud, ce luth oriental, "instrument de l'âme" comme il le décrit. L'instrument était déjà présent dans son premier disque, mais joué par un autre musicien. Cette fois, il l'a fait sien. On peut le voir en jouer dans le clip de "The first disciple".

«Introspectif»

"Du plus loin que je me souvienne, il y a toujours eu un oud pas loin", confie-t-il à l'AFP, depuis Toronto (Canada) en visio-conférence. "Mes parents ont divorcé quand j'avais 3 ans, et je n'ai pas vu mon père pendant longtemps, mais il avait laissé un oud, dont un bout était cassé, dans la pièce du piano chez mes grand-parents à Anvers", en Belgique, ville où il réside toujours.

"J'ai commencé à en jouer il y a quelques années et pour 'Sahar' je me sentais confiant pour en jouer moi-même sur le disque. L'oud me sert maintenant pour écrire des chansons, faire des arrangements, c'est l'instrument dont j'ai le plus joué ces dernières années", poursuit celui qui maîtrise aussi piano et guitare.

"Sahar", envoûtant, marque un premier tournant, loin des envolées vocales du premier album. "Ce n'est pas un choix réfléchi, ce sont les chansons qui ont conduit à leur interprétation, et ça correspond à l'album, introspectif, qui n'est pas celui des grandes émotions adolescentes à la source de 'Amir'".

Sa voix se marie par ailleurs parfaitement avec celle d'une autre star Belge, Angèle, sur "Sunflower". Leurs parcours se ressemblent, quasi-parallèles. En 2018, Tamino, petit fils du chanteur égyptien Moharram Fouad, et Angèle, fille du chanteur belge Marka, faisaient partie du contingent de pépites révélées au festival défricheur Eurosonic à Groningue (Pays-Bas).

«Surréaliste»

"Nos premiers singles sont sortis à la même époque, on se croisait beaucoup, on ne se connaissait pas vraiment, et il y a un an et demi on a pu passer du temps en studio", déroule Tamino. "Et quand j'ai écrit +Sunflower+ j'ai pensé à elle pour incarner le personnage féminin". Il se dit encore "impressionné par Angèle, en studio elle entre dans la chanson immédiatement, alors que moi j'ai besoin de plus de temps".

Le casting de luxe de "Sahar" est complété par Colin Greenwood, du groupe britannique Radiohead, devenu un compagnon de route.

"Colin est venu voir un de mes premiers shows il y a quelques années à Anvers avec des amis communs -- ce qui était déjà surréaliste -- puis on a parlé longtemps après le concert", déroule Tamino. "Il était tellement bienveillant, je lui ai demandé quelques jours après de jouer sur une chanson, sur le premier disque, puis il nous a rejoint souvent sur scène". Devenu quasiment un membre du groupe, "ça aurait été bizarre de ne pas l'avoir en studio pour 'Sahar', où il joue de la basse dans sept morceaux sur dix", ajoute l'auteur-compositeur-interprète.

L'Anglais ne rejoindra cette fois le chanteur sur scène qu'en 2023, réquisitionné "cet automne par Nick Cave, un des plus grands artistes vivants" souffle au passage Tamino.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".