Les élections US proches du dénouement, la démocratie remise en question

Déroulement du décompte des voix à  Gwinnett, Lawrenceville en Géorgie. (Getty Images / AFP)
Déroulement du décompte des voix à  Gwinnett, Lawrenceville en Géorgie. (Getty Images / AFP)
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Publié le Samedi 07 novembre 2020

Les élections US proches du dénouement, la démocratie remise en question

  • Biden tranquillement confiant appelle à la patience; Trump intensifie les fausses déclarations
  •  Le soutien à Biden avait tendance à être beaucoup plus élevé que le pourcentage d'avance dont il avait besoin

NEW YORK: Pendant que nous attendons la confirmation du résultat des élections présidentielles américaines, il est facile d'oublier qu'au-delà des retards, de la confusion et de la désinformation, la vérité de la course électorale et son résultat ont été déterminés avec précision il y a quelques jours et restent scellés en toute sécurité dans les bulletins de vote qui ne sont pas encore comptés.

Environ 130000 de ces bulletins de vote se trouvent dans l'État crucial de la Pennsylvanie, où Joe Biden a pris les devants vendredi après avoir progressivement effacé une importante avance initiale construite par Trump le jour du scrutin.

Les démocrates étaient donc de bonne humeur aux premières heures de vendredi, alors que le décompte de ces derniers bulletins commençait à affluer, beaucoup d'entre eux provenant de forteresses bleues: 37000 du comté d'Allegheny à Pittsburg, par exemple, et 20000 de Philadelphie.

Le soutien à Biden avait tendance à être beaucoup plus élevé que le pourcentage d'avance dont il avait besoin dans les scrutins restants pour gagner ces comtés. Cela est peut-être dû en grande partie à un taux de participation élevé des femmes et des mères de la banlieue, sans doute le groupe démographique le plus touché par la crise du coronavirus.

Les femmes ont enduré le poids de la pandémie dans tout le pays; rien qu'en septembre, près d'un million de femmes ont perdu leur emploi. Beaucoup ont sacrifié leur carrière pour s'occuper de leurs enfants enfermés ou mis en quarantaine.

Mais même le décompte des votes postaux restants des comtés traditionnellement républicains de la Pennsylvanie était en faveur de Biden. Il a récolté 2500 voix dans le seul comté de Mercer la nuit dernière.

Les partisans de Trump se sont rassemblés à l'extérieur des centres de tabulation sous le slogan «Arrêtez le vol»,» et ont décrit les bulletins de vote par correspondance comme des «bulletins ajoutés manuellement» reçus après le jour du scrutin. Les responsables électoraux ont des bulletins de vote séparés qui pourraient être contestés plus tard au tribunal.

Au moment où Biden dépassait Trump en Pennsylvanie, les chaînes de télévision étaient confrontées à une question politiquement lourde: quand annonceraient-ils le résultat de cette course? L'éminent statisticien Nate Silver les a encouragés à le faire, et rapidement.

«Quel que soit le réseau qui annonce en premier, cela aura l'air bien», a-t-il tweeté. Ce n’est pas une tâche facile pour les réseaux étant donné qu’il s’agit d’élections très inhabituelles. Fox News, par exemple, a déjà été sévèrement critiqué par la campagne de Trump après avoir annoncé l’Arizona pour Biden au début d'une course très serrée.

Biden, quant à lui, ressemble déjà à quelqu'un qui a endossé le rôle de président.

«La démocratie est parfois compliquée », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse vendredi, en appelant à nouveau à la patience et en rappelant que chaque vote sera compté. Il est ensuite passé à la Covid-19. Biden avait fait de la pandémie le principal objectif de sa campagne; aujourd'hui, les États-Unis ont atteint un record de 116000 nouveaux cas.

Soutien républicain tiède

Entre-temps, les experts se demandaient où était Trump. Il est resté largement hors de la vue du public mais il a surgi jeudi soir pour faire une déclaration à la Maison Blanche.

Sa position était tout à fait différente de celle de Biden, car une fois de plus il a remis en question l'intégrité de l'élection, invoquant des allégations de fraude électorale généralisée tout en menaçant de porter son combat «devant le plus haut tribunal du pays». Il a décrit les sondages dans les médias comme une «ingérence électorale» visant à «créer l'illusion d'un élan pour Biden». Pendant qu'il parlait, les sous-titres sur les écrans de télévision étaient mis à jour avec les derniers résultats de vote à l'échelle nationale: Biden 50%, Trump 48%.

Dans un geste très inhabituel, certains réseaux se sont éloignés de la conférence, disant aux téléspectateurs qu'ils le faisaient parce que les informations données par le président étaient trompeuses.

Le camp de Trump laisse entendre depuis un certain temps que personne ne devrait s'attendre à ce qu'il avoue sa défaite avec grâce. «Cette élection n'est pas terminée», a déclaré un avocat de sa campagne.

Le fils aîné du président, Donald Trump Junior, a attaqué les républicains qui ne soutiennent pas les efforts de Trump pour discréditer l'élection, allant jusqu'à suggérer que cela devrait être rappelé lors des primaires présidentielles républicaines de 2024.

«Tout le monde devrait regarder qui lutte réellement contre cette absurdité flagrante et celui qui se tient à l'écart», a-t-il déclaré dans un message publié sur Twitter. « L'absence totale d'action de la part de pratiquement tous les espoirs du parti républicain de 2024 est assez incroyable».

Hormis quelques déclarations de soutien tièdes - du sénateur de Caroline du Sud Lyndsay Graham, par exemple, et du vice-président Mike Pence, la plupart des républicains sont restés silencieux sur l'agitation entourant les résultats. De nombreux observateurs pensent que cela illustre absolument le dilemme auquel ils sont confrontés entre soutenir le candidat de leur parti tout en respectant le processus démocratique.

La campagne de Trump a également augmenté sa pression sur les responsables électoraux, accusant les États qui ne sont toujours pas désignés à être dirigés par des démocrates, même si les gouverneurs de l'Arizona et de la Géorgie sont républicains. Depuis 2005, le parti républicain contrôle également la représentation de ce dernier État à la Chambre des représentants ainsi qu’au Sénat.

Malgré le bruit des manifestants à l'extérieur, les responsables électoraux et les agents du scrutin continuent la tâche ingrate de compter les votes comme s'ils étaient coupés de la réalité extérieure. Les commissaires électoraux ont soudainement découvert que tout ce qu'ils prononcent devient une nouvelle de dernière heure, car ils continuent à rassurer le peuple américain qu'il n'y a aucune preuve de fraude électorale.

Normalement, les secrétaires d'État anonymes se sont également retrouvés sous les projecteurs étant donné qu’ils luttent contre la désinformation. Le dernier exemple était «Sharpiegate», une théorie du complot qui est devenue virale en affirmant que les bulletins de vote remplis à l'aide d'un Sharpie, une marque particulière de stylo, étaient invalides. La secrétaire d'État du Nouveau-Mexique, Maggie Toulouse Oliver, a expliqué en détail comment les systèmes de tabulation sont conçus pour scanner correctement les bulletins de vote dans diverses conditions.

Les démocrates qualifient ce phénomène de distraction puisque Biden s'approche lentement mais sûrement de la victoire.

Quelles sont donc les voies d'accès restantes à la Maison Blanche pour les candidats? Biden en a beaucoup. Avec 253 votes du Collège électoral déjà dans sa poche, gagner les 20 proposés en Pennsylvanie à lui seul le rendrait vainqueur. La victoire en Arizona et au Nevada offre un autre moyen pour Biden d'atteindre les 270 votes magiques du Collège électoral dont il a besoin pour assurer la présidence. En fait, deux de la Caroline du Nord, de l'Arizona, du Nevada et de la Géorgie feront l'affaire. Trump ne mène actuellement qu'en Caroline du Nord.

Gardez un œil sur ces états. La Pennsylvanie promet de compter suffisamment de votes pour désigner un gagnant à tout moment. L’Arizona a déclaré que le décompte ne serait certainement pas terminé avant le week-end.

Personne aux États-Unis n'a l'illusion que cette élection sera terminée dans un jour ou deux, même si tous les votes ont été comptés. Tous les yeux sont rivés sur ces deux États, mais aussi bien sur les camps rivaux pendant qu’ils se préparent à ce qui pourrait être une bataille juridique de longue durée pour accéder au bureau ovale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.