"Au-dessus des nuages", portrait inspirant de la 1ère pilote de voltige paraplégique

L'acrobate aérienne handicapée Dorine Bourneton à l'aérodrome de Saint-Cyr l'École le 19 avril 2015. (Patrick Kovarik/ AFP)
L'acrobate aérienne handicapée Dorine Bourneton à l'aérodrome de Saint-Cyr l'École le 19 avril 2015. (Patrick Kovarik/ AFP)
Publié le Samedi 07 novembre 2020

"Au-dessus des nuages", portrait inspirant de la 1ère pilote de voltige paraplégique

  • Librement adapté de deux livres dans lesquels Dorine Bourneton déroule le récit de sa vie, le film met sous les projecteurs le parcours incroyable d'une femme dont la vie tourne autour d'une passion : voler
  • "Au-dessus des nuages" est un portrait personnel, où l'on suit surtout son parcours semé d'obstacles pour montrer qu'elle est une femme comme les autres

PARIS : Avec "Au-dessus des nuages", téléfilm inspirant sur Dorine Bourneton, la première pilote de voltige handicapée au monde (incarnée par Alice Taglioni), TF1 met à l'honneur à une heure de grande écoute les personnes en situation de handicap, sans faire de la paraplégie le sujet central.

Librement adapté de deux livres, dont un ouvrage éponyme paru en 2015, dans lesquels Dorine Bourneton déroule le récit de sa vie, le film - diffusé lundi en première partie de soirée - met sous les projecteurs le parcours incroyable d'une femme dont la vie tourne autour d'une passion : voler.

Une histoire qui aurait pourtant pu s'arrêter net, lorsqu'elle perd l'usage de ses jambes lors d'un accident d'avion, en 1991, à 16 ans. Au lieu de se laisser clouer au sol, elle se bat pour pouvoir voler, grâce à la rencontre d'un aviateur paraplégique, Guillaume Féral (joué par Lannick Gautry).

Dorine va se mettre à la voltige et contribuer à ce que la licence professionnelle de pilote soit ouverte aux personnes en situation de handicap, en 2003. Et elle a eu l'honneur de réaliser une démonstration au salon du Bourget en 2015.

Mais plutôt que sa vie de pionnière, "Au-dessus des nuages" est un portrait personnel, où l'on suit surtout son parcours semé d'obstacles pour montrer qu'elle est une femme comme les autres : de la galère pour avoir des rendez-vous amoureux ou trouver un emploi à la naissance de sa fille Lili, puis son divorce qui l'oblige à démontrer qu'elle est une bonne mère, en dépit de son handicap et de sa passion dévorante pour le vol...

Si des épisodes ont été rajoutés (comme la fugue de sa fille, qui sert d'introduction) et certains détails modifiés pour les besoins du scénario, Dorine Bourneton trouve le téléfilm fidèle à ce qu'elle voulait transmettre.

"Il fallait résumer 30 ans d'une vie en 90 minutes, et pour pouvoir faire vivre au public les émotions que j'ai vécues et certains moments de ma vie, il fallait réécrire l'histoire, mais le fil conducteur reste proche de la réalité", raconte l'aviatrice, émue par le résultat.

"On est pareils"

" Ça me fait pleurer, que la scène soit gaie ou triste, parce que c'est tellement beau qu'une actrice se mette dans la peau d'une personne handicapée, et arrive à nous faire revivre les choses que j'ai ressenties".

Avec Alice Taglioni, "on se ressemble parce qu'on a ce même côté un peu garçon manqué, athlétique, femme forte, mais avec une grande féminité... elle ne m'incarne pas, elle me sublime !", s'enthousiasme-t-elle.

"Dorine c'est une femme exceptionnelle, qui nous apprend à ne jamais perdre nos rêves", salue en retour l'actrice, heureuse de s'être vue confiée "ce rôle incroyable". "On s'est rencontrées, et c'était important pour moi d'avoir son regard et ses conseils, notamment sur le fait d'évoluer en fauteuil roulant ou comme pilote...", raconte Alice Taglioni.

"On ne voulait surtout pas rentrer dans des clichés, ou chercher à apitoyer les gens", souligne l'actrice.

"J'espère qu'Au-dessus des nuages va faire évoluer le regard des gens", déclare de son côté Dorine Bourneton. "Le handicap fait peur, et l'objectif de ce film c'est de montrer qu'on est pareils !", même si la vie est parfois "plus difficile" pour les personnes en fauteuil.

Mais d'où vient cette force qu'on retrouve tout au long du téléfilm ? "C'est l'instinct de survie, quand j'ai eu mon accident, j'ai failli mourir et j'ai eu une telle chance qu'on m'ait retrouvée que ça me pousse à agir", confie-t-elle.

Et c'est le ciel qui lui a permis de se transcender : "l'avion m'a mise dans un fauteuil, mais c'est grâce à l'apprentissage de la voltige que j'ai réussi à me reconstruire de l'intérieur".

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".