Keaveny: L’accord du CCG permettra au commerce anglo-saoudien de se développer «considérablement»

Le lord-maire de la ville de Londres, l'alderman Vincent Keaveny, a été interrogé par Arab News avant sa visite en Arabie saoudite à la fin du mois. (Capture d'écran/photo d'AN)
Le lord-maire de la ville de Londres, l'alderman Vincent Keaveny, a été interrogé par Arab News avant sa visite en Arabie saoudite à la fin du mois. (Capture d'écran/photo d'AN)
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Publié le Samedi 01 octobre 2022

Keaveny: L’accord du CCG permettra au commerce anglo-saoudien de se développer «considérablement»

  • L’ALE entre le Royaume-Uni et le CCG, annoncé en juin, constitue une priorité pour la nouvelle Première ministre britannique, Liz Truss
  • Selon Vincent Keaveny, l'expertise britannique contribuera «massivement» à la réalisation de l'objectif zéro émission nette du Royaume

LONDRES: Un accord de libre-échange (ALE) en cours d'élaboration entre le Royaume-Uni et le Conseil de coopération du Golfe permettra d'accroître considérablement leurs liens financiers au moment où l'économie mondiale est en pleine mutation, a indiqué le lord-maire de la ville de Londres à Arab News avant sa tournée dans la région.

Vincent Keaveny, qui commencera sa tournée à Riyad ce week-end, a déclaré que les investissements saoudiens en Grande-Bretagne dépassaient déjà les 65 milliards de livres sterling (1 livre sterling = 1,14 euro) par an et que les échanges commerciaux du Royaume-Uni avec le Golfe dépassaient les 33 milliards.

« Le CCG est notre quatrième partenaire commercial. Cela montre l'importance et l'ampleur des flux d'investissement qui vont dans les deux sens, et je pense qu'ils augmenteront considérablement au fil des ans », a-t-il ajouté.

« L'Arabie saoudite a de grands projets de transformation pour sa propre économie, et les services financiers et professionnels du Royaume-Uni ont beaucoup à offrir pour contribuer à leur mise en œuvre et à leur soutien ».

Le lord-maire de Londres, l'un des plus anciens officiers municipaux constamment réélus, exerce la fonction de maire de la ville de Londres et dirige la société City of London, dont l'objectif est de représenter, soutenir et promouvoir les entreprises situées au cœur financier de la capitale britannique.

L’ALE entre le Royaume-Uni et le CCG, annoncé en juin, constitue une priorité pour la nouvelle Première ministre britannique, Liz Truss. Il devrait générer 33,5 milliards de livres sterling en termes de nouveaux échanges.

Truss, qui a reçu en décembre dernier les ministres des Affaires étrangères du CCG et qui était alors elle-même ministre des AE, a souligné que « le resserrement des liens économiques et sécuritaires avec les partenaires du Golfe » était une priorité.

 

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Vincent Keaveny et son épouse Amanda, au banquet du lord-maire dans le centre de Londres, l'année dernière. (Photo, AFP)

« Un ALE représente une véritable volonté de faire évoluer les relations entre le Royaume-Uni et les pays de la région, et nous soutenons les ambitions de la Première ministre qui souhaite que cet accord soit conclu le plus rapidement possible », a déclaré Keaveny.

« Je pense que Liz Truss y parviendra. C'est une personne que la City connaît très bien. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec elle sur l'agenda du commerce international lorsqu'elle était secrétaire d'État au commerce international et elle a effectivement accordé une grande importance au commerce lorsqu'elle était secrétaire d'État aux Affaires étrangères », a-t-il ajouté.

Chris Doyle, directeur du Council for Arab-British Understanding, a indiqué à Arab News que l'ALE serait une priorité pour Truss.

Par ailleurs, Keaveny a déclaré qu'il ne serait pas surpris que des accords au niveau national soient exigés entre les différentes parties pour concrétiser le projet, tout en soulignant qu'il fallait attendre de voir les détails.

« Je pense que les accords de libre-échange permettent de définir le contexte. Il se peut que certains des ALE qui seront conclus au cours des deux prochaines années ne soient pas aussi complets que nous l'aurions souhaité dans la ville », a-t-il poursuivi.

« Je ne peux qu'encourager les négociateurs impliqués dans cet ALE à le finaliser le plus rapidement possible, même si je suis conscient qu'il est difficile de négocier avec un organisme tel que le CCG, qui comprend un groupe de pays aux intérêts divergents ».

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Vincent Keaveny commencera une tournée régionale à Riyad ce week-end. (Photo, AFP)

Lorsqu'on lui a demandé si une alliance réglementaire accrue était à l'ordre du jour, Keaveny a dit qu'il n'était « pas assez proche de la négociation pour savoir s'il en résulterait une harmonisation réglementaire », mais a insisté sur le fait qu'une meilleure harmonisation serait positive, notamment en ce qui concerne les services financiers.

« Toute mesure qui rendrait la fourniture de services financiers plus fluide, que ce soit par l'harmonisation réglementaire ou par la libéralisation des flux de données, serait la bienvenue », a-t-il affirmé. « Mais je ne suis sincèrement pas assez proche des négociations pour savoir si un tel résultat est réaliste ».

Keaveny pense que les liens qui unissent le Golfe et le Royaume-Uni sont « forts et historiques » et il envisage « des besoins et des possibilités d'investissement importants ».

L'Arabie saoudite associe son plan « Vision 2030 » – qui vise à réduire sa dépendance aux hydrocarbures, à diversifier son économie et à développer les services publics – à sa résolution de parvenir à zéro émission nette d'ici 2060.

« Tout cela doit être soutenu, et l'expertise et l'approche du Royaume-Uni, quant à l'objectif zéro émission et au financement de la transition, montrent que la ville de Londres ainsi que le pays sont les leaders d'opinion dans ce domaine », a expliqué Keaveny.  

« Nous serons donc en mesure de contribuer massivement aux projets de l'Arabie saoudite sur ce plan. C'est une grande victoire qui entraînera de nombreux avantages et qui permettra d'accroître de manière significative les actifs financiers et les infrastructures britanniques, qu'il s'agisse de structures électriques ou d'autres services publics ».

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Keaveny pense que les liens qui unissent le Golfe et le Royaume-Uni sont « forts et historiques » et il envisage « des besoins et des possibilités d'investissement importants ». (Photo fournie, City de Londres) 

La tournée de Keaveny tombe à un moment de fracture dans le monde, alors que le conflit entre la Russie et l'Ukraine en est à son neuvième mois et que l'on craint de plus en plus un hiver de mécontentement pour une Europe devenue dépendante du gaz russe.

Pourtant, il ne pense pas que ce soit un sujet de discussion majeur pour les parties concernées. « Il est clair que la guerre en Ukraine a des répercussions économiques mondiales. Si la question est soulevée, je pense que ce sera pour évoquer les effets de la guerre sur les pressions inflationnistes dans le monde et sur nos ambitions de réduction des émissions », a-t-il précisé.

De plus, il s'est réjoui de la décision d'accueillir la conférence des Nations Unies sur le changement climatique de cette année et de l'année prochaine au Moyen-Orient, respectivement en Égypte et aux Émirats arabes unis.

« Le fait que le la Conférence des Parties se déroule en Afrique cette année et à Dubaï l'année prochaine est très intéressant. Cela permettra en effet de mener des discussions différentes de celles de Glasgow et de mettre en place les mesures nécessaires pour financer la transition dans les économies en développement », a-t-il poursuivi.

 «Personnellement, je trouve que les banques multilatérales de développement qui définissent les institutions financières dans ce processus sont des acteurs essentiels, à condition que les bonnes conditions soient réunies, et je pense que Mark Carney (ancien gouverneur de la Banque d'Angleterre) et John Kerry (envoyé spécial du président américain pour le climat) partagent mon avis.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.