L'ancien Premier ministre britannique John Major étrille la série «The Crown»

La série de Netflix «The Crown», dont la cinquième saison, qui porte sur les années 1990, pendant lesquelles il était à Downing Street, va sortir le 9 novembre. (Photo, Twitter: @TheCrownNetflix)
La série de Netflix «The Crown», dont la cinquième saison, qui porte sur les années 1990, pendant lesquelles il était à Downing Street, va sortir le 9 novembre. (Photo, Twitter: @TheCrownNetflix)
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Publié le Lundi 17 octobre 2022

L'ancien Premier ministre britannique John Major étrille la série «The Crown»

La série de Netflix «The Crown», dont la cinquième saison, qui porte sur les années 1990, pendant lesquelles il était à Downing Street, va sortir le 9 novembre. (Photo, Twitter: @TheCrownNetflix)
  • Selon la presse britannique, la saison 5 va dépeindre Charles complotant pour évincer la reine alors qu'il était prince de Galles
  • L'entourage de l'ancien Premier ministre conservateur, au pouvoir de 1990 à 1997, a publié un communiqué pour affirmer que ce n'était que de «la fiction, pure et simple»

LONDRES : "Un tonneau d'absurdités": l'ancien Premier ministre britannique John Major a étrillé la série de Netflix "The Crown", dont la cinquième saison, qui porte sur les années 1990, pendant lesquelles il était à Downing Street, va sortir le 9 novembre.

Biographes de la famille royale et commentateurs critiquent d'ores et déjà vivement cette nouvelle saison, qui sortira deux mois après le décès de la reine Elizabeth II. Les nouveaux épisodes sont accusés de comporter de multiples erreurs et de nuire à la réputation de Charles, alors prince de Galles mais désormais roi.

Selon la presse britannique, la saison 5 va dépeindre Charles complotant pour évincer la reine alors qu'il était prince de Galles. Elle dépeindrait, croit savoir la presse, des conversations dans lesquelles Charles fait pression sur John Major pour forcer l'abdication de sa mère.

L'entourage de l'ancien Premier ministre conservateur, au pouvoir de 1990 à 1997, a publié un communiqué pour affirmer que ce n'était que de "la fiction, pure et simple".

"Il n'y a eu jamais de discussion entre Sir John et le Prince de Galles à propos d'une abdication de la reine Elizabeth II".

John Major n'a "en aucune manière" coopéré avec The Crown. "Il n'a pas été approché pour vérifier factuellement le script" de la série, selon ce communiqué.

Si les scènes décrites par la presse sont diffusées, "elles ne devraient pas être vues autrement qu'une fiction dommageable et malveillante". Cela serait "un tonneau d'absurdités colporté pour avoir un maximum  d'impact dramatique, complètement faux".

Des critiques rejetées par la production, qui insiste sur le fait que la série a "toujours été présentée comme une fiction basée sur des événements historiques".

La cinquième saison est une fiction, "imaginant ce qui a pu se produire derrière des portes closes pendant une décennie importante pour la famille royale", qui a "été examinée et bien documentée par des journalistes, biographes et historiens", a déclaré une porte-parole à l'agence de presse britannique PA, soulignant que le tournage a été suspendu en septembre par "marque de respect" au moment de la mort de la reine Elizabeth II.

«Malhonnête?»

"The Crown", l'un des plus grand succès de Netflix, va être diffusé alors que Charles, 73 ans, fait ses débuts en tant que souverain. Il sera couronné le 6 mai à Londres.

La saison 4 avait déjà été accusée de partialité dans sa manière de traiter les relations entre Charles et Diana. Elle avait consacré l'entrée de "Lady Di" dans la famille royale, qu'Emma Corrin campe en fiancée esseulée, puis jeune mariée angoissée face à un époux froid et infidèle, toujours épris de son amour de jeunesse, Camilla.

Dans le Daily Telegraph lundi, William Shawcross, auteur d'une biographie de la reine-mère, a qualifié la série d'"odieuse", pleine de "mensonges et de demi-vérités".

Soulignant auprès de l'AFP que la famille royale n'est pas en position d'engager des poursuites en justice, il estime que "The Crown" est une série "pleine de mensonges qui sont déguisés de dentelle et de velours". Il n'y a à ses yeux "pas de véritable avertissement, c'est terriblement malhonnête, honteux", a-t-il déclaré.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".