Crash d'avion en Russie : le bilan passe à 15 morts, condoléances de Poutine

Sur cette photo d'archive prise le 20 février 2018, un avion de combat Sukhoi Su-34 de l'armée de l'air russe survole le ciel de la ville rebelle d'Arbin, dans la région assiégée de la Ghouta orientale, à la périphérie de la capitale Damas. Un avion militaire russe s'est écrasé le 17 octobre 2022 dans un quartier résidentiel de Ieïsk, une ville du sud-ouest de la Russie près de la frontière avec l'Ukraine, ont rapporté les agences de presse russes. (AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 20 février 2018, un avion de combat Sukhoi Su-34 de l'armée de l'air russe survole le ciel de la ville rebelle d'Arbin, dans la région assiégée de la Ghouta orientale, à la périphérie de la capitale Damas. Un avion militaire russe s'est écrasé le 17 octobre 2022 dans un quartier résidentiel de Ieïsk, une ville du sud-ouest de la Russie près de la frontière avec l'Ukraine, ont rapporté les agences de presse russes. (AFP)
Short Url
Publié le Mardi 18 octobre 2022

Crash d'avion en Russie : le bilan passe à 15 morts, condoléances de Poutine

  • Vladimir Poutine «présente ses plus sincères condoléances aux familles qui ont perdu leurs proches dans cette catastrophe», a dit à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov
  • L'accident a eu lieu lundi soir, quand le Soukhoï 34 s'est écrasé pendant un vol d'entraînement en plein milieu de barres d'immeubles

MOSCOU: Quinze personnes ont perdu la vie à la suite du crash d'un avion militaire russe à Ieïsk, une ville du sud-ouest de la Russie, et Vladimir Poutine a présenté mardi ses condoléances aux familles endeuillées.

Les enquêteurs ont dit privilégier la piste d'un "défaut technique" sur l'appareil, un Soukhoï 34, pour expliquer l'accident survenu la veille dans cette cité de 90 000 habitants située en face du port ukrainien de Marioupol, dévasté par les forces russes au début du conflit.

"Une victime est décédée de ses brûlures", a indiqué sur Telegram Anna Minkova, vice-gouverneure de la région russe de Krasnodar, faisant passer le bilan de cette catastrophe à 15 morts.

Elle a précisé que le nombre de blessés s'élevait au total à 43 personnes dont 9 enfants. Parmi cette quarantaine de personnes, 25 se trouvent encore à l'hôpital, dont trois dans un état critique.

Vladimir Poutine "présente ses plus sincères condoléances aux familles qui ont perdu leurs proches dans cette catastrophe", a dit à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. 

L'accident a eu lieu lundi soir, quand le Soukhoï 34 s'est écrasé pendant un vol d'entraînement en plein milieu de barres d'immeubles. 

L'avion, rempli de carburant, a rapidement pris feu, embrasant au passage, selon le ministère des Situations d'urgence, cinq niveaux d'un immeuble, couvrant quelque 2 000 m2. 

Le Comité d'enquête russe a souligné que le pilote, qui a réussi à s'éjecter avant le drame, était interrogé par ses services. 

Des enregistreurs de vol ont été récupérés sur le site de la catastrophe et des échantillons de carburant ont été prélevés à l'aérodrome d'où a décollé le bombardier, a poursuivi cet organisme chargé des principales investigations en Russie. 

« En deuil » 

L'avion est tombé sur un immeuble d'habitation comptant 600 résidents. 

Vladimir Poutine avait rapidement dépêché sur place les ministres de la Santé Mikhaïl Mourachko et des Situations d'urgence Alexandre Kourenkov, selon un communiqué du Kremlin. 

Le gouverneur Véniamin Kondratiev a, de son côté, décrété mardi une période de deuil dans sa région. 

Les images de l'explosion et des flammes enveloppant toute la façade du bâtiment ont provoqué de vives réactions en Russie. 

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait des habitants d'Ieïsk retrouvant le pilote à proximité de l'immeuble. Interrogé sur le fait de savoir si son appareil avait été abattu par un missile, encore hagard, il répond simplement : "Non". 

Mardi, des Russes ont déposé des fleurs et des jouets, à la mémoire des trois enfants tués dans la tragédie, devant l'immeuble avec une pancarte : "Ieïsk. 17/10/2022. Nous nous souviendrons. Nous sommes en deuil". 

Interrogée à la télévision russe, Natalia Kouch, une habitante du bâtiment touché a dit "avoir entendu une terrible explosion. J'ai regardé dehors et j'ai vu le pilote voler juste à côté de moi", a-t-elle raconté. 

Selon les autorités, quatre personnes, dont une fillette de cinq ans et un adolescent, ont été grièvement blessées et hospitalisées à Krasnodar, la capitale régionale. 

Sur des images des débris, on voit l'avion coupé en deux, le logo de l'armée russe sur l'une de ses ailes, avec des câbles dépassant du moteur. 

Au moins cinq étages de l'immeuble ont été carbonisés, avec un balcon qui s'est effondré et des voitures détruites à proximité. 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Short Url
  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Short Url
  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Short Url
  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.