Au Qatar, une renaissance artistique majeure à l'approche de la Coupe du monde

Art Mill Museum: vue aérienne conceptuelle du musée dans le quartier culturel de Doha au Qatar. (Photo fournie)
Art Mill Museum: vue aérienne conceptuelle du musée dans le quartier culturel de Doha au Qatar. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 25 octobre 2022

Au Qatar, une renaissance artistique majeure à l'approche de la Coupe du monde

  • Jusqu’au 23 janvier 2023, Fereej al-Najada accueillera des créateurs basés au Qatar dans sept maisons du patrimoine
  • Les visiteurs auront la chance de découvrir un quartier qatari authentique, avec son architecture et son design historiques, ainsi que l’artisanat des créateurs du Qatar

DUBAÏ: Au moment où le Qatar s’apprête à accueillir la Coupe du monde de la Fifa, le mois prochain, le pays se prépare également à une renaissance artistique majeure sous forme d’expositions, d’installations et de plusieurs autres événements. Voici quatre expositions qui ont été lancées cette semaine.

Retour vers le futur: studios éphémères

Un tout nouveau fereej (ou district), baptisé «Retour vers le futur: studios éphémères», réunira les professionnels des industries créatives. L’initiative fait partie de Qatar Creates, le mouvement culturel national qui organise, promeut et célèbre la diversité des activités culturelles au Qatar tout au long de l’année.

Jusqu’au 23 janvier prochain, Fereej al-Najada accueillera des créateurs du Qatar dans sept maisons du patrimoine. Ils auront l’occasion de promouvoir leur art auprès du public de la Coupe du monde au moyen de studios ouverts, d’expositions d’art, d’installations numériques et de boutiques de vente au détail.

L’activation, organisée par le directeur de Fereej al-Najada, Fahad al-Obaidly, a pour objectif d’initier un dialogue sur l’histoire créative du Qatar en montrant «ce qu’elle était, ce qu’elle est et ce qu’elle pourrait devenir».

Les visiteurs auront la chance de découvrir un quartier qatari authentique, avec son architecture et son design historiques, ainsi que l’artisanat des créateurs du Qatar.

Art Mill Museum 2030

Trois nouveaux musées importants devraient ouvrir au Qatar au cours de la prochaine décennie, dont l’Art Mill. L’exposition «Art Mill Museum 2030» présentera la vision de ce futur établissement.

«Art Mill Museum 2030» sera disponible à deux endroits: le site du moulin à farine, situé sur la corniche de Doha, construit dans les années 1990 et réinventé de manière créative en tant que site du musée, et Al-Najada Heritage House #15.

Chaque lieu présentera différents aspects du développement de l’Art Mill Museum et sera libre d’accès.

Musée de Lusail: récits d’un monde connecté

Vous pourrez également visiter une exposition spéciale qui présente un autre nouveau musée, «Musée de Lusail: récits d’un monde connecté», à la QM Gallery d’Al-Riwak. L’exposition, présentée dans le cadre de Qatar Creates et ouverte jusqu’au 1er avril 2023, révélera les plans du musée de Lusail, sa conception architecturale et sa collection d’art d’envergure internationale.

Conçu par les architectes Herzog & de Meuron, lauréats du prix Pritzker, le bâtiment de ce musée sera construit à Lusail, la maison de cheikh Jassim ben Mohammed ben Thani, le fondateur de l’État du Qatar.

L’exposition «Musée de Lusail: récits d’un monde connecté» mettra en lumière le passé, le présent et l’avenir de Lusail. Elle comprendra deux cent quarante-sept pièces.

«Safar»: une exposition qui met en lumière les luttes des réfugiés afghans

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, a dévoilé «Safar», une exposition temporaire organisée par le Musée d’art islamique en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères. Elle propose de découvrir l’expérience qu’ont vécue des réfugiés afghans après leur évacuation, en 2021. L’exposition est disponible au MIA Park jusqu’au 24 janvier 2024.

Dans le discours d’ouverture de la cérémonie, cheikh Al-Thani a souligné le rôle du Qatar dans la gestion de l’une des plus grandes opérations d’évacuation aérienne de l’histoire, soulignant l’action concertée de toutes les autorités concernées du pays pour faciliter l’évacuation de plus de quatre-vingt mille citoyens afghans et ressortissants étrangers.

L'exposition explore les expériences des réfugiés afghans d’un point de vue primaire pour mettre en relief leurs histoires uniques et leurs luttes après l’évacuation. Elle souligne également l’importance de l'Afghanistan en tant que centre de débat intellectuel et d’excellence artistique depuis des milliers d'années.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".